Stats F1 2025 : Norris a dominé les qualifications, pourquoi Verstappen s’est distingué
Une revue complète de la saison sur l’exercice du tour rapide
Dans une saison 2025 où les dépassements se sont révélés particulièrement complexes, la performance sur un tour lancé a souvent fait la différence. Et dans cet exercice, Lando Norris a clairement dominé le plateau, transformant ses samedis en fondation directe de son premier titre mondial en Formule 1.
Sur l’ensemble des 24 Grands Prix, le pilote McLaren a signé une position moyenne en qualifications de 2,96, devenant le seul pilote de la saison à descendre sous la barre symbolique des 3. Une statistique révélatrice de la régularité et de la précision du Britannique, qui a su se placer systématiquement aux avant-postes lorsque cela comptait le plus.
Dans un contexte où gagner des places en course relevait souvent du casse-tête stratégique, les performances de Norris en qualifications ont été un facteur déterminant dans sa lutte victorieuse face à Oscar Piastri et Max Verstappen. En se donnant régulièrement une position de piste favorable, le pilote McLaren a maximisé ses chances dès le départ, limitant son exposition aux aléas du peloton.
Derrière lui, Oscar Piastri et Max Verstappen complètent le trio de tête des meilleurs en qualif’ de la saison, avec des moyennes respectives de 3,04 et 3,5. Des chiffres solides, mais insuffisants pour rivaliser avec Norris.
Un gouffre entre le top 5 et le reste du plateau
Les données de la saison 2025 mettent également en lumière un écart très marqué entre les cinq meilleurs en qualification et le reste du peloton. George Russell et Charles Leclerc occupent les quatrième et cinquième places du classement, mais déjà à distance respectable du trio de tête (voir le tableau complet ci-dessous).
La rupture est encore plus nette à partir de la sixième position. Kimi Antonelli, pourtant auteur d’une saison remarquée chez Mercedes, affiche la sixième meilleure moyenne en qualifications, mais avec un chiffre de 8,58, soit plus de trois positions de retard sur Leclerc. Un écart qui illustre la difficulté croissante à se hisser régulièrement en Q3 face aux références du plateau.
Fait marquant de la saison, Antonelli a devancé Lewis Hamilton sur le plan des qualifications. Le septuple champion du monde a vu sa moyenne chuter à 9,04, pénalisée par trois éliminations consécutives dès la Q1 en fin de saison. Un passage à vide qui a lourdement pesé sur ses statistiques, dans une année déjà contrastée pour le Britannique.
Le top 10 complété par Hadjar, Alonso et Sainz
Le top 10 des meilleurs en qualif’ de 2025 est complété par Isack Hadjar, Fernando Alonso et Carlos Sainz. Un classement notable pour le pilote Williams, qui a pourtant connu un premier semestre compliqué au sein de l’équipe de Grove avant de trouver progressivement ses marques.
La présence du Français dans ce groupe de tête confirme également sa montée en puissance et éclaire certaines décisions prises pour l’avenir, notamment sa promotion chez Red Bull Racing.
La transition est trouvée : à l’autre extrémité du spectre, celui qui sera remplacé, Yuki Tsunoda a vécu une saison en qualifications catastrophique. Le Japonais termine avec la 12e meilleure moyenne, affichant un chiffre de 12,58, soit neuf positions de retard en moyenne sur Max Verstappen. Un écart abyssal, difficilement justifiable pour un pilote évoluant au sein de la structure Red Bull.
Cette statistique constitue un élément clé pour comprendre sa rétrogradation au rôle de pilote de réserve et d’essais en 2026, et renforce encore les raisons potentielles de la promotion d’Isack Hadjar. À ce niveau de performance, le constat est sans appel : un tel différentiel n’est pas acceptable pour un pilote Red Bull.
Enfin, le pire bilan de la saison en qualifications revient à Franco Colapinto. Le pilote Alpine a enregistré une moyenne de 16,94, soit presque une position complète de moins que Lance Stroll, classé 19e. Une statistique qui reflète parfaitement la saison très compliquée vécue par Alpine, tant sur le plan individuel que collectif.
L’article se poursuit sous le tableau avec d’autres statistiques...
La statistique de Verstappen qui donne le vertige
Focus sur Max Verstappen dans l’exercice des qualifications ! La domination du Néerlandais sur ses équipiers chez Red Bull ne se résume pas seulement à des titres mondiaux ou à des records de victoires. Elle se mesure aussi à travers une statistique aussi froide qu’implacable, qui illustre à quel point partager le même garage que lui est devenu l’un des défis les plus redoutables du sport de haut niveau.
À l’aube de la saison 2026, c’est Isack Hadjar qui héritera de cette mission presque impossible : tenter de rivaliser avec le quadruple champion du monde. Une tâche herculéenne, à en juger par l’historique des confrontations internes depuis l’arrivée de Verstappen chez Red Bull.
Depuis sa promotion au sein de l’équipe principale à l’occasion du Grand Prix d’Espagne 2016, Verstappen a pris l’ascendant sur tous ceux qui ont occupé l’autre côté du garage. Le premier à l’affronter fut Daniel Ricciardo, et l’Australien mérite d’être distingué : lors de leurs débuts communs, il a d’abord pris le dessus.
En 2016, Ricciardo a ainsi battu Verstappen 11-6 en qualifications, et le début de la saison 2017 lui a également été favorable, l’Australien terminant devant son équipier sur la grille lors de trois des quatre premiers Grands Prix. Mais ce fut un dernier baroud d’honneur. Progressivement, Verstappen a inversé la tendance et affirmé son autorité.
Sur les 37 derniers Grands Prix disputés ensemble avant le départ de Ricciardo fin 2018, Verstappen s’est élancé devant son coéquipier à 27 reprises. Une bascule claire, annonciatrice d’une domination encore plus écrasante par la suite.
C’est véritablement à partir de 2019 que la statistique devient presque irréelle. Depuis cette date, Verstappen a pris part à 152 séances de qualifications (sprints exclus). Sur ce total, il a battu son équipier à 140 reprises, ne concédant que 12 défaites. Un ratio qui confine à l’absurde à ce niveau de compétition.
Pierre Gasly, Alex Albon, Sergio Pérez - qui aura au moins tenu quatre saisons complètes - puis plus récemment Liam Lawson et Yuki Tsunoda, ont tous été confrontés à la même réalité : l’écart avec Verstappen est resté constant, quel que soit le profil ou l’expérience du pilote aligné à ses côtés.
La saison 2025 a porté cette suprématie à son paroxysme. Verstappen a signé une performance parfaite en qualifications (24-0) face à Lawson et Tsunoda. Aucun samedi perdu, aucun faux pas. Un contraste saisissant avec 2024, où il avait tout de même concédé une séance à Sergio Pérez, lors du Grand Prix d’Azerbaïdjan, pour un bilan déjà impressionnant de 23-1.
Max Verstappen abordera la saison 2026 sur une série de 31 Grands Prix consécutifs sans la moindre défaite en qualifications face à un équipier. Une dynamique presque intimidante pour quiconque s’apprête à relever le défi. Bonne chance, Isack !
Elimination avant la Q3 ? Verstappen loupe la perfection, pas les pilotes McLaren
La saison 2025 de Formule 1 a aussi confirmé à quel point la régularité en qualifications est devenue un facteur clé de performance. Dans un plateau toujours plus serré, atteindre – ou manquer – la Q3 a souvent dicté le scénario du week-end. Et à ce jeu-là, certains pilotes ont frôlé la perfection, tandis que d’autres ont accumulé les déconvenues (voir le tableau complet ci-dessous).
Longtemps, Max Verstappen semblait promis à une saison parfaite le samedi. Mais son élimination précoce en qualifications à São Paulo a mis fin à son record de 100 % d’apparitions en Q3 en 2025. Une sortie dès la Q1 au Brésil qui a fait date, puisqu’il s’agissait de sa première élimination en Q1 depuis le Grand Prix de Russie 2021.
Sans cet accroc brésilien, le Néerlandais aurait rejoint ses principaux rivaux dans le cercle très fermé des pilotes ayant atteint la Q3 à chaque Grand Prix de la saison. Malgré cela, son bilan reste largement supérieur à celui de nombreux concurrents, et notamment à celui de Yuki Tsunoda, beaucoup plus en difficulté.
Les seuls à afficher un sans-faute absolu en qualifications sur l’ensemble des Grands Prix 2025 sont Lando Norris et Oscar Piastri. Les deux pilotes McLaren ont systématiquement atteint la Q3 à chaque manche, une performance remarquable dans un championnat disputé sur 24 courses.
Cette régularité a constitué l’un des piliers du titre mondial de Norris et de la constance de McLaren au sommet. Charles Leclerc et George Russell ont eux aussi évité toute élimination en Q1, mais ont chacun connu une sortie en Q2, ce qui les prive d’un bilan parfait.
Ainsi, si les McLaren, Leclerc et Russell ont tous échappé à la Q1 sur l’ensemble de la saison, seuls Norris et Piastri peuvent se targuer d’un parcours irréprochable jusqu’en Q3 à chaque rendez-vous.
Même amputé de son sans-faute, le bilan de Verstappen reste très supérieur à celui de Tsunoda. Le Japonais a traversé une saison de qualifications particulièrement difficile, avec sept éliminations en Q1 et huit sorties en Q2. Un contraste saisissant qui met en perspective les difficultés rencontrées par Tsunoda face aux exigences du plus haut niveau, et qui éclaire en partie sa mise à l’écart du duo titulaire pour la saison suivante.
À l’inverse, Isack Hadjar s’est illustré de manière très positive. Le Français affiche un meilleur bilan en qualifications que des pilotes expérimentés comme Lewis Hamilton, Kimi Antonelli ou Fernando Alonso. Sur l’ensemble de la saison, Hadjar n’a été éliminé que deux fois en Q1, une performance qui souligne sa capacité à extraire le maximum de sa monoplace sur un tour lancé.
Référence absolue du tour rapide pendant une grande partie de sa carrière, Hamilton a connu une saison 2025 bien plus irrégulière en qualifications. Le septuple champion du monde n’a pas atteint la Q3 à neuf reprises, un chiffre inhabituel pour celui que beaucoup considèrent comme le meilleur qualificateur de l’histoire de la F1. Cette statistique reflète les difficultés rencontrées tout au long de l’année, tant sur le plan personnel que dans l’adaptation à son environnement technique.
À l’autre extrémité du spectre, Lance Stroll affiche le pire bilan de qualifications de la saison 2025. Le pilote Aston Martin a été éliminé 14 fois en Q1, auxquelles s’ajoutent sept éliminations en Q2. Sur l’ensemble de l’année, Stroll n’a atteint la Q3 qu’à trois reprises, un rendement extrêmement faible.
Il est rejoint en bas du classement par Nico Hulkenberg et Esteban Ocon, qui ont chacun subi 13 sorties en Q1, symboles des difficultés persistantes rencontrées par leurs équipes respectives.
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