Piastri évoque ’une énorme part d’inconnu’ sous la pluie, avantage Ferrari et Red Bull selon Stella

"Nous ne savons pas ce qui va se passer" au Canada

Piastri évoque ’une énorme part d’inconnu’ sous la pluie, avantage Ferrari et Red Bull selon Stella
Auteur : Franck Drui
24 mai 2026 - 20:16

Alors que le Grand Prix du Canada pourrait se disputer dans des conditions extrêmement piégeuses, Oscar Piastri reconnaît que personne dans le paddock ne sait réellement à quoi s’attendre avec les monoplaces 2026 sous la pluie. Entre des pneus Pirelli encore peu éprouvés dans ces conditions et des groupes propulseurs jugés déjà complexes sur le sec, le pilote McLaren estime que Montréal représente un véritable saut dans l’inconnu pour l’ensemble du plateau.

L’Australien s’élancera depuis la quatrième place sur la grille, derrière George Russell, Kimi Antonelli et son équipier Lando Norris. Mais à l’approche d’une course potentiellement humide, il admet que les nombreuses inconnues techniques autour de cette nouvelle génération de F1 rendent toute projection extrêmement délicate, même pour les ingénieurs les plus expérimentés de la discipline.

Pirelli a déjà conseillé aux équipes d’envisager un départ en pneus pluie, notamment en raison des faibles températures attendues et des difficultés potentielles à faire monter les gommes en température sur un tracé comme le Circuit Gilles Villeneuve, qui comporte peu de virages rapides capables de générer naturellement de l’énergie dans les pneus.

Mais pour Piastri, les inquiétudes ne concernent pas uniquement les pneumatiques. Le fonctionnement des nouveaux groupes propulseurs 2026 sous la pluie suscite également beaucoup d’interrogations au sein du paddock.

"Je n’ai pas entendu beaucoup de choses positives concernant les groupes propulseurs," a confié le pilote McLaren. "Ils sont déjà assez compliqués à gérer pour être constants sur le sec, alors sous la pluie ce sera encore plus difficile. Les deux aspects vont poser problème."

"Je pense que le groupe propulseur représentera surtout une perte de temps au tour, qui pourrait être assez importante. Mais réussir ou non à mettre les pneus dans la bonne fenêtre de fonctionnement constitue le véritable facteur de risque, et il est bien plus élevé."

Piastri souligne également que McLaren a déjà tenté d’anticiper ces problématiques lors du week-end de Miami, sans parvenir à obtenir de réponses claires malgré un important travail de simulation.

"Nous avons beaucoup travaillé à Miami pour essayer de comprendre comment gérer le groupe propulseur dans des conditions humides. Et je pense que la conclusion a été que nous ne savons pas ce qui va se passer."

Le pilote australien estime même que cette absence de certitudes touche l’ensemble du plateau, malgré les moyens considérables engagés par les équipes de Formule 1.

"Quand vous avez quelques centaines, voire des milliers des meilleurs ingénieurs du monde qui ne savent pas ce qui va arriver, cela devient une situation assez intéressante. Je suis certain que c’est la même chose dans tout le paddock, il y aura clairement une énorme part d’inconnu."

Pour son patron Andrea Stella, seules deux équipes sont mieux préparées : Red Bull et Ferrari. Ces deux rivales avaient choisi de rouler lors d’une journée sous la pluie à Barcelone lors du shakedown à huis clos de pré-saison. Et elles ont aussi aidé Pirelli à développer des pneus pluie récement. Alpine F1 a aussi tourné à Magny-Cours pendant deux jours.

"Je pense que c’est un avantage, car il subsiste une incertitude quant au comportement du groupe propulseur. Même après plusieurs courses, on parle encore de l’exploitation du groupe propulseur."

"Sur piste mouillée, les choses s’écartent encore plus des prévisions et des simulations. Le groupe propulseur reste donc un élément de variabilité préoccupant. Et si on a pu effectuer des essais, on en sait sans doute un peu plus."

"De même, du point de vue des pneumatiques, il est difficile de savoir s’ils fonctionneront dans leur plage de fonctionnement optimale ou s’ils seront légèrement en dehors. Je parle précisément de la plage de température, car ce circuit ne comporte aucun virage rapide, ce qui rend difficile la montée en température. La surface est extrêmement lisse. C’est l’une des plus lisses de la saison."

"De plus, nous n’avons pas eu plusieurs séances d’essais sur piste mouillée, comme je l’ai dit, aucune pendant un week-end de course, ce qui aurait permis à Pirelli de calibrer ses gommes. Il y a tellement de variables à découvrir pour nous, et nous manquons d’expérience sur le mouillé. Cela donne un léger avantage à ceux qui ont pu effectuer des essais."

A noter qu’à cette heure la première grosse masse de pluie s’est éloignée de Montréal et cela pourrait rester au sec au moins jusqu’au départ. Nous vous tiendrons informés lors de notre Live que nous lancerons à 21 heures.


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