Montoya analyse Red Bull, Ferrari et McLaren : entre politique, tensions et enjeux sportifs
Les guerres internes et les décisions qui façonneront 2026
Toujours aussi direct lorsqu’il s’agit de commenter l’actualité de la Formule 1, Juan Pablo Montoya a livré une analyse sans filtre des trois équipes phares du moment : Red Bull, Ferrari et McLaren. Entre jeux politiques, luttes de pouvoir internes et tensions sportives, le Colombien estime que plusieurs géants du plateau approchent d’un point de rupture.
Alors que Red Bull tarde à dévoiler son duo pour 2026, seul Max Verstappen est confirmé, Montoya voit dans cette hésitation une conséquence directe de tensions en coulisses.
Selon lui, les profils encore en lice pour les trois baquets du groupe Red Bull (un chez Red Bull Racing, deux chez Racing Bulls) sont Yuki Tsunoda, Liam Lawson, Isack Hadjar et Arvid Lindblad. Mais les rapports de force internes brouilleraient les cartes.
Montoya estime que si Helmut Marko conservait la mainmise totale sur les décisions sportives, la situation serait déjà tranchée !
"Je pense qu’il y a une petite chance que Yuki garde son baquet, à cause de la politique interne avec Laurent Mekies, et je ne veux pas m’étendre là-dessus. Mais si je vous le dis franchement : si Helmut décidait seul, je dirais qu’à 90 % il serait dehors."
L’arrivée d’une influence accrue du siège de Red Bull en Autriche rendrait la ligne décisionnelle plus floue.
"Les choses ont un peu changé ; c’est devenu plus politique. Red Bull Autriche veut, selon moi, avoir davantage de contrôle sur ce qu’il se passe dans l’équipe. Donc la manière dont les décisions sont prises va changer, surtout avec trois baquets en jeu."
"Lindblad va monter, c’est certain. La question est : est-ce que Yuki part, ou est-ce que c’est Liam ? Théoriquement, c’est le plan."
Pour Montoya, Tsunoda, malgré une saison difficile face à Verstappen, reste plus convaincant que Lawson ne l’a été en début d’année.
"Yuki a fait un bon travail comparé à ce que Lawson aurait pu faire et à ce que tous ceux qui ont piloté cette Red Bull ont fait jusqu’ici. Il s’améliore. S’ils lui donnent une année de plus, il pourra aligner les choses. Ce ne serait pas logique de le sortir."
S’il devait trancher, Montoya laisserait le statu quo, avec Lindblad encore en attente. Mais selon lui, la réalité politique joue contre Tsunoda.
"Si on retire Helmut de l’équation et qu’on regarde les résultats des quatre pilotes pour trois places, ils méritent tous de rester. Le problème, c’est la politique. Yuki a des liens financiers forts avec Honda qui peuvent le maintenir. Mais s’ils doivent en sortir un, le plus probable reste Yuki."
Ferrari : "Le plus gros problème, c’est la politique"
Montoya n’a pas été plus tendre envers Ferrari, déjà secouée par les déclarations du président John Elkann, qui avait demandé à Lewis Hamilton et Charles Leclerc de "parler moins" et de "se concentrer sur leur pilotage" après le double abandon de São Paulo.
Pour Montoya, cette prise de parole trahit un malaise plus profond.
"S’il a dit ça, c’est parce qu’il y a une pression interne contre lui. Le meilleur moyen de la gérer, c’est de la refléter vers l’extérieur. Mais il faut reconnaître que la façon dont les choses sont faites ne fonctionne pas. Le plus gros problème chez Ferrari, c’est la politique, beaucoup de politique."
Concernant la SF-25, Montoya a été cinglant après Interlagos : "Regardez l’onboard de Max derrière Lewis… mon Dieu. La Ferrari n’est pas bonne sur les bosses, mais là, je ne comprends pas. Il ne faut que deux neurones pour réaliser à quel point la voiture est mauvaise. À un moment, il faut reconnaître qu’on a tort et essayer autre chose."
Mais il voit aussi en Hamilton un potentiel champion dès que Maranello parviendra enfin à le soutenir pleinement.
"Lewis a quelque chose à prouver, il ne se laissera pas abattre. Donnez-lui les bons outils et il se battra pour le titre. Quand tout s’alignera… mon Dieu, Hamilton sera inarrêtable. Il ne va pas prendre sa retraite : il ne veut pas être celui qui n’a pas réussi."
Selon Montoya, la clé du renouveau est simple. "Plus vite l’équipe écoutera Hamilton sur la manière d’améliorer la voiture, mieux ce sera pour Ferrari sur le long terme."
McLaren : La relation Norris-Piastri peut exploser
En lutte pour le championnat pilotes avec Lando Norris et Oscar Piastri, McLaren serait, selon Montoya, aussi au bord du chaos interne si les choses venaient à être mal gérées. La hiérarchie finale entre les deux pilotes pourrait provoquer une rupture.
"La dynamique va changer selon celui qui gagnera le championnat. La relation entre les pilotes et l’équipe peut tourner au vinaigre, car l’un dira que l’équipe n’a pas assez fait pour l’aider. Ce sera difficile de garder Oscar Piastri et Lando Norris heureux tous les deux."
"Les ’papaya rules’ ne serviront à rien si McLaren n’a pas une voiture compétitive l’an prochain. La vraie question est : qui aura la meilleure voiture en 2026 ? Si Red Bull est lente, Max Verstappen pourrait même ne pas faire la saison complète. Il prendrait une année sabbatique et faire du GT."
Montoya voit le Grand Prix de Las Vegas comme un tournant mental.
"Je prédis une victoire Red Bull à Las Vegas. Max sera très fort. Lando Norris finira sur le podium. La vraie question est : est-ce que Piastri a déjà lâché ?"
"Si Norris bat Piastri à Las Vegas, Piastri sera fini mentalement. Vegas est sa dernière chance de faire la différence. C’est un quitte ou double sur un tracé urbain avec de longues lignes droites et beaucoup de DRS. L’action sera incroyable."
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