Un repos impossible ? Les coulisses d’une intersaison 2026 hors norme pour la F1
Vasseur et Nielsen détaillent leur stratégie face à un calendrier compressé
Alors que la Formule 1 s’apprête à enchaîner une nouvelle intersaison extrêmement courte, les dirigeants d’équipes tirent la sonnette d’alarme sur la charge de travail imposée aux mécaniciens et aux équipes opérationnelles.
Entre un calendrier à 24 courses, des essais hivernaux dès janvier à Barcelone et un rythme de développement accéléré, les structures doivent repenser leur organisation.
Interrogé sur la manière d’assurer un minimum de repos aux mécaniciens après une saison aussi dense, Steve Nielsen, directeur général d’Alpine F1, insiste sur la nécessité d’une planification de longue haleine.
"Il faut anticiper !" a expliqué Nielsen. "On ne peut pas attendre le drapeau à damier à Abu Dhabi pour décider de ce qu’on va faire. Cela fait des mois que nous travaillons sur ce genre de sujets - la rotation du personnel, entre autres - afin de nous assurer que nous aurons les effectifs disponibles pour construire les voitures et effectuer les tests."
"Nous assemblons déjà la voiture de l’année prochaine en décembre. Je n’ai jamais vu ça. C’est une manière totalement différente d’aborder les choses. Mais ce travail de planification commence des mois à l’avance."
Frédéric Vasseur, directeur de Ferrari, partage ce constat, tout en soulignant que les écuries n’ont plus d’équipe d’essais dédiée comme autrefois. Ce sont bien les équipes de course qui devront enchaîner sans répit.
"C’est vrai que pendant la saison, on pourrait imaginer mettre en place une sorte de rotation pour les essais. Mais là, il faudra amener tout le monde, car nous aurons probablement aussi des équipes de nuit."
"Cela signifie que tous les mécaniciens seront à Barcelone puis à Bahreïn pour les essais hivernaux. À nous de réfléchir à ce que nous pouvons faire pour leur donner du temps libre pendant les journées d’essais, et ainsi de suite. Et n’oublions pas : nous faisons le meilleur travail du monde."
Une intersaison écourtée, un défi supplémentaire
Avec une trêve hivernale plus courte que jamais, la question du repos et de la gestion humaine devient encore plus délicate. Interrogé sur l’impact de ce calendrier compressé, notamment au regard de la transition déjà amorcée vers le projet 2026, Vasseur dément un très gros impact chez Ferrari.
"Parce que nous partons du calendrier du premier trimestre 2026 pour planifier à rebours. Cela signifie que nous devons simplement tout sortir un peu plus tôt que l’an dernier."
"C’est sûr qu’avec la fermeture obligatoire à Noël, qui est une bonne chose pour nous et pour les familles, nous devons déjà anticiper tout d’environ dix jours depuis quelque temps. L’exercice reste le même avec ces essais avancés."
Pour Vasseur, l’impact n’est pas tant sur les ingénieurs ou les pilotes que sur les équipes de piste, qui doivent gérer une fin de saison en flux tendu.
"C’est surtout difficile pour les opérations piste, car ce n’est pas fini au drapeau à damier. La semaine suivant le drapeau à damier, nous avons encore les tests à Abu Dhabi. Cela signifie que ce ne sont pas 36 jours de repos, mais sept jours de moins."
"Et quand je dis ça, je ne parle pas de moi ou des pilotes. Je parle d’abord des mécaniciens. C’est beaucoup plus difficile pour eux que pour tout le monde. Nous devons penser à eux. C’est vrai que cet exercice sera compliqué."
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