Russell tacle une FIA qui resterait immobile : ’autant engager un avocat’
Une F1 paralysée par la lecture littérale des règles
À Losail, la réunion organisée entre les pilotes, la FIA et les commissaires a visiblement permis de faire avancer un débat qui anime le paddock depuis des mois : l’application trop littérale des directives de pilotage en Formule 1.
George Russell estime même que le sport "pourrait tout aussi bien avoir recours à des avocats" si les commissaires persistent à interpréter les règles sans nuance.
Depuis le début de la saison, plusieurs pilotes dénoncent en effet une lecture trop rigide du règlement et des directives, qui ne correspond pas toujours à la réalité d’incidents survenant en piste, dans des contextes impossibles à standardiser.
Oscar Piastri s’est toutefois montré plus optimiste après la séance de clarification tenue avant le Grand Prix du Qatar. Selon lui, les échanges ont permis d’avancer vers une meilleure compréhension mutuelle.
"Oui, je pense que c’était très productif. Je pense que c’est toujours positif de pouvoir faire des retours directs aux commissaires," a déclaré l’Australien.
"Je pense que cela a permis de clarifier certaines choses. De manière générale, les décisions ont été plutôt bonnes. Nos discussions aussi."
Le pilote McLaren rappelle cependant que tout système basé sur des lignes directrices reste imparfait par nature. Certaines études de cas examinées lors de la réunion ont d’ailleurs mis en lumière des situations où le règlement ne pouvait pas saisir la véritable complexité de l’action.
"Quand on essaie de mettre des directives ou une formulation autour du fait de courir roue contre roue, il y aura forcément des zones grises. C’est impossible de tout couvrir. Partager quelques idées et opinions sur la manière de réduire ces zones d’ombre a été positif."
George Russell partage ce constat. Le pilote Mercedes a relevé que les pilotes présents avaient quasiment tous abouti aux mêmes conclusions lorsqu’ils ont revu plusieurs incidents controversés de la saison.
"Oui, c’était définitivement productif," a-t-il affirmé.
"À partir des incidents qui nous ont été montrés, tous les pilotes étaient d’accord sur ce que la pénalité aurait dû être, ou sur l’absence de pénalité lorsqu’elle n’avait pas lieu d’être."
Russell insiste sur le fait que pilotes comme commissaires disposent d’années, voire de décennies, d’expérience accumulée, un instinct que les décisions devraient davantage refléter.
"Chaque circuit est différent, chaque dépassement est différent, chaque circonstance est différente. Parfois, il faut utiliser cette connaissance de la course que nous avons tous accumulée depuis 20, 30 ou 40 ans."
Selon le Britannique, une application trop littérale du règlement peut conduire à des décisions "justes sur le papier, mais erronées dans la réalité". Il appelle ainsi à plus de flexibilité lorsque les lignes directrices atteignent leurs limites.
"Parfois, il faut juger en fonction du bon sens de la course plutôt que de suivre exactement ce qu’une directive dit."
"Sinon, autant laisser un avocat distribuer les pénalités. J’espère que nous pourrons évoluer davantage dans cette direction."
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