Honda ne sait pas encore comment son moteur s’intègre à l’Aston Martin AMR26
Le roulage a été trop limité à Barcelone
Honda aborde son retour à temps plein en Formule 1 avec prudence et curiosité. Après le shakedown de Barcelone et avant les premiers essais hivernaux officiels, Shintaro Orihara, ingénieur en chef du constructeur japonais en F1, a reconnu que l’un des grands points d’interrogation restait le comportement réel du V6 hybride Honda une fois intégré à l’Aston Martin AMR26.
Pour la première fois depuis son retrait officiel, Honda s’engage dans un partenariat exclusif avec l’écurie basée à Silverstone, désormais dirigée par Adrian Newey, nouvel homme fort du projet Aston Martin F1. Un retour qui s’effectue dans un contexte réglementaire profondément remanié, rendant toute hiérarchie encore incertaine.
Conçue par Newey, l’AMR26 a fait sensation lors de son premier roulage à huis clos à Barcelone la semaine dernière. Son design audacieux a immédiatement suscité analyses et spéculations, mais la véritable valeur du package reste à démontrer sur la durée, notamment du côté de la fiabilité du groupe propulseur. En effet, avec le retard accumulé sur le projet, l’AMR26 n’a pu boucler que 66 tours en Espagne.
Interrogé avant les essais de Bahreïn, dont la première session débute la semaine prochaine, Orihara a insisté sur la portée symbolique de cette étape.
"Cela fait honnêtement très longtemps que nous attendons ce moment. Des années de développement et de travail acharné aboutissent enfin ici."
"Sakura, Honda Racing UK et Aston Martin Aramco ont travaillé sans relâche pour développer, planifier et construire ce projet."
"Le shakedown de Barcelone a été un moment clé dans notre relation et un pas important dans la bonne direction."
Si l’excitation est palpable, Honda garde la tête froide. À ce stade, l’objectif est clair : accumuler des kilomètres afin de valider la robustesse du moteur et le bon fonctionnement de l’ensemble des systèmes.
"Notre prochain objectif est d’accumuler du kilométrage avec notre groupe propulseur afin de confirmer la fiabilité du moteur et de vérifier toutes les fonctions. Nous n’avons pas pu faire beaucoup de kilomètres à Barcelone, l’équivalent d’une distance de course, nous manquons donc de données et de recul sur notre moteur intégré à la monoplace."
Au-delà des données brutes, c’est surtout l’interaction entre le châssis et le moteur qui sera scrutée avec attention.
"Nous avons hâte de voir comment l’ensemble va se comporter - la voiture et le groupe propulseur - en tant qu’une seule et même machine. Les choses vont clairement s’accélérer la semaine prochaine à Sakhir."
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