Ferrari, c’est autre chose que Williams : Mansell dévoile ses anecdotes
Le Britannique ironise sur son éviction après son titre
Champion du monde 1992 avec Williams, Nigel Mansell garde pourtant une préférence marquée pour Ferrari lorsqu’il s’agit de choisir l’équipe la plus marquante de sa carrière.
Invité à trancher entre ses deux écuries emblématiques lors d’une interview accordée à BUDDS, Mansell n’a pas hésité longtemps.
"Ce doit être Ferrari," affirme-t-il sans détour.
S’il reconnaît que Williams est "une grande équipe," le Britannique insiste sur le caractère unique de la Scuderia : "Ferrari, c’est quelque chose de vraiment spécial. Ils peuvent faire des choses que peu d’autres équipes peuvent se permettre."
Au-delà du prestige, Mansell évoque avec humour les attentions dont il a bénéficié lors de son passage à Maranello.
"Vous arrivez là-bas et vous dites : ’Oh, cette Ducati est magnifique’, et une semaine plus tard, une nouvelle Ducati arrive chez vous."
Quelques semaines plus tard, Ferrari lui propose d’essayer une nouvelle Ferrari Testarossa sur piste. Après avoir donné son avis, le pilote britannique ne s’attendait pas à la suite.
"J’ai dit : ’Elle est un peu trop pointue, les gens pourraient facilement partir en tête-à-queue sur route. Ajoutez un peu de sous-virage, ce sera plus sûr. Mais la voiture est fantastique’."
"Deux semaines plus tard, une nouvelle Testarossa arrive gratuitement ! C’est fantastique."
En comparaison, Mansell ironise sur son expérience chez Williams.
"Qu’est-ce que j’ai eu de la part de Williams ?," lance-t-il en mimant un double pouce vers le bas, en riant.
"Ah si, j’ai eu un cadeau : gagner le championnat du monde et me faire virer !" plaisante-t-il.
Le pilote raconte également une autre scène révélatrice de l’ambiance chez Ferrari à l’époque.
Arrivé en retard pour des essais à Lisbonne, Mansell se voit proposer une opportunité peu banale.
"Je suis pilote d’avion. Ils m’ont dit : ’Nigel, tu veux piloter le gros avion tri-réacteur jusqu’à Lisbonne ?’ J’ai répondu : ’Ce serait fantastique’."
Installé aux commandes, il pilote l’appareil, estimé à 34 millions de dollars à l’époque, jusqu’à destination.
"J’attends toujours qu’ils me l’offrent," ajoute-t-il avec humour.
Malgré son titre mondial décroché en 1992 avec Williams, Mansell et l’écurie britannique ne parviennent pas à s’entendre sur une prolongation de contrat.
Un contraste qui nourrit aujourd’hui encore son regard amusé sur ses deux expériences.
"J’ai passé de très bons moments chez Williams, mais je n’ai pas reçu beaucoup de cadeaux," conclut-il.
"Ferrari, c’est vraiment quelque chose à part."
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