Patrons d’équipe : la nouvelle génération a pris le pouvoir en F1
Des ingénieurs, des techniciens qui s’imposent pour diriger
Avec le limogeage de Christian Horner, qui était directeur d’équipe de Red Bull Racing depuis 2005, seul Toto Wolff, arrivé à ce poste chez Mercedes F1 en janvier 2013, compte à ce jour plus de 10 ans d’expérience à poste dans le sport.
Tous les autres patrons d’équipe sont arrivés à leur poste dans les deux à trois dernières années. Ainsi Andrea Stella (McLaren) a été nommé en décembre 2022, Frédéric Vasseur (Ferrari), en janvier 2023, un mois avant James Vowles chez Williams.
En 2024, Ayao Komatsu a pris la tête de Haas F1. Et 2025 fait déjà office d’année record avec une grande série de changements : Andy Cowell (Aston Martin) en janvier, Jonathan Wheatley (Sauber) en avril, Flavio Briatore (Alpine) en mai par intérim en attendant Steve Nielsen en septembre, et enfin Laurent Mekies (Red Bull Racing) et Alan Permane (Racing Bulls) en ce mois de juillet.
Une nouvelle génération a donc pris le pouvoir avec 9 des 10 patrons d’équipe qui ont changé lors de 2 à 3 dernières années. Souvent des techniciens, qui ont gravi les échelons.
Qu’en pense l’un des premiers concernés, Laurent Mekies, qui avait pris la tête de Racing Bulls en 2024 puis de Red Bull Racing il y a quelques jours à peine ?
"Nous appelons ce genre de changement le « temps au tour caché ». Ce n’est pas un temps au tour qui apparaîtra sur votre soufflerie ou votre compteur de puissance moteur, mais plutôt l’engagement, la motivation, la confiance et l’entraide entre vos collaborateurs."
"Nous sommes tous d’accord : c’est là que se situe le modèles des entreprises d’aujourd’hui. C’est là que vous pouvez et devez faire la différence. Avec des managers plus proches et issus des rangs de l’équipe."
"C’est une bonne nouvelle pour tout le monde. Cela signifie que c’est plus que jamais une entreprise humaine, notamment parce que la taille des équipes a tellement augmenté que la différence entre un niveau d’implication de tous à 100 % ou non l’emporte parfois sur une innovation ou une autre."
Pour Komatsu, directeur de Haas F1, "chaque situation est différente. Les gens ont des parcours très différents."
"Jonathan (Wheatley, à ses côtés) était mécanicien ; je viens d’une formation d’ingénieur ; certains viennent plutôt du monde commercial. Chaque équipe est construite différemment. Je pense que l’important, comme le dit Laurent, c’est de prendre le temps d’écouter les gens, de comprendre ce que nous devons faire pour être performants dans chaque équipe."
"Je suis sûr que chacun d’entre nous cherche à comprendre l’organisation, les gens, et à essayer d’en tirer le meilleur. Je ne sais pas si c’est juste une différence de génération, mais quand je discute avec des gens comme Laurent, Jonathan et d’autres chefs d’équipe, je constate que notre approche, quelle que soit notre origine, est très similaire."
"C’est un véritable sport d’équipe. Personne ne peut y arriver seul. Ce n’est pas une dictature. Il faut vraiment motiver les gens, les écouter, les accompagner, créer un environnement où ces personnes talentueuses et travailleuses peuvent s’épanouir. Je ne sais pas si c’est une question de génération, mais c’est comme ça que je vois les choses."
"Je voudrais juste poursuivre ce qu’Ayao a dit, car il a visé juste," conclut Wheatley, directeur de Sauber / Audi F1.
"Je pense qu’il y a un point commun entre tous les dirigeants d’équipe : la passion pour les gens et pour le sport. Sans les gens, il n’y a que des machines dans des locaux vides, dans d’immenses usines – peut-être pas de grandes usines chez Haas et nous pour le moment. Il s’agit de responsabiliser ces personnes, et ça se ressent. Il y a un fil conducteur qui nous unit tous."
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