’Quand la victime te défend’ : le paradoxe qui relance l’affaire selon Piastri

La pénalité du Brésil n’est toujours pas digérée

Auteur : Franck Drui
20 novembre 2025 - 14:04
’Quand la victime te défend’ : le paradoxe qui relance l’affaire selon Piastri

Dix jours après le Grand Prix du Brésil, Oscar Piastri n’a toujours pas digéré sa pénalité de dix secondes, sévère selon lui comme selon plusieurs de ses pairs. Un verdict qui a lourdement pesé dans sa lutte pour le titre, le pilote McLaren se retrouvant désormais à 24 points de son coéquipier Lando Norris.

Tout s’est joué lors du premier restart sous Safety Car à Interlagos. Quatrième sur la grille au moment de la relance, Piastri a tenté une attaque à l’intérieur du premier virage sur Kimi Antonelli. Le contact qui a suivi a envoyé l’Italien percuter Charles Leclerc, innocent passager de l’incident, et a contraint le Monégasque à abandonner, roue arrachée sur sa Ferrari.

Les commissaires ont jugé l’Australien entièrement responsable, estimant que son train avant n’était pas aligné au niveau du rétroviseur de la Mercedes d’Antonelli, et qu’il avait bloqué ses roues au freinage. Une décision appliquée à la lettre des directives de pilotage mais loin de faire consensus dans le paddock.

Plusieurs pilotes sont en effet venu au secours du pilote McLaren aujourd’hui, estimant que la FIA devait revoir sa façon de juger certaines chose (à lire ici).

Interrogé à Las Vegas sur son état d’esprit dix jours après les faits, Piastri a confié qu’il n’avait finalement pas eu besoin de s’exprimer beaucoup.

"Heureusement pour moi, beaucoup de gens ont parlé à ma place. Quand l’un de mes collègues impliqué dans l’accident dit que ce n’est pas de ta faute, je pense que c’est un très bon indicateur. Quand la victime te défend, cela veut tout dire !"

Ce collègue, c’est Charles Leclerc. Le Monégasque, pourtant victime directe de l’incident, a tenu à défendre Piastri à nouveau, estimant la responsabilité plus partagée que ne l’ont jugée les commissaires.

"Kimi savait et était conscient qu’Oscar était à l’intérieur. Oui, ils n’étaient pas côte à côte, ce qui est la façon dont la règle est écrite. Mais tu ne peux pas vraiment prendre un virage comme si personne n’était à l’intérieur quand quelqu’un s’y trouve, peu importe la distance. Pour moi, c’est du 50/50 entre Kimi et Oscar. Je pense toujours qu’Oscar ne méritait pas de porter toute la faute dans cette affaire."

Des propos qui ont conforté Piastri dans son incompréhension face à la sévérité de la sanction. Sans attendra la réunion annoncée par Carlos Sainz au Qatar, le pilote McLaren compte bien aborder le sujet lors du briefing des pilotes au Grand Prix de Las Vegas, afin de clarifier l’interprétation des règles.

"C’est quelque chose dont nous parlerons sûrement avec la FIA, juste pour avoir plus de compréhension," annonce Piastri.

"Tout le monde a été surpris par la sévérité de cette pénalité, moi y compris. Donc je suis sûr que nous en discuterons."

"La seule chose que tu peux faire dans ces situations, c’est essayer de comprendre le raisonnement derrière la décision et voir si cela doit changer ou non. Ils ont été très réceptifs par le passé, et je suis certain qu’ils le seront aussi à l’avenir."


Nouveau : comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?

Via notre nouvelle chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com !

Vous abonner (cliquez sur l’étoile pour mettre en favori) à notre Google News si vous utilisez l’appli Google Actualités sur votre smartphone.


Partage

xpb_1385178_hires.jpg