La F1 perd une figure majeure : Isola fait ses adieux

Un départ chargé d’émotion après plus de quinze ans chez Pirelli

Auteur : Franck Drui
5 mai 2026 - 15:36
La F1 perd une figure majeure : Isola fait ses adieux

Après plus d’une décennie passée au cœur du paddock de la Formule 1, Mario Isola a fait ses adieux à la discipline à l’issue du Grand Prix de Miami, non sans émotion.

Figure incontournable de Pirelli depuis 2011, en tant que responsable de l’unique manufacturier de pneumatiques du championnat, l’Italien s’apprête à relever un nouveau défi en rejoignant l’Automobile Club d’Italie (ACI) dans un rôle de premier plan en charge du sport auto.

Au moment de tourner la page, Isola a tenu à partager son ressenti, touché par les marques de reconnaissance reçues tout au long du week-end.

"Je suis très heureux car beaucoup de personnes dans le paddock sont venues me voir pour me dire que j’avais fait beaucoup de bien pour la Formule 1 et qu’elles allaient me regretter," a-t-il confié.

"J’ai un nouveau défi qui m’attend, et je m’en réjouis."

Mais ce départ ne se fait pas sans une certaine nostalgie, tant les liens tissés au fil des années sont forts.

"Je laisse derrière moi une seconde famille, et c’est difficile pour moi. Parfois, dans la vie, il faut prendre des décisions."

Durant son mandat, Isola a accompagné toutes les évolutions majeures de la discipline, des changements réglementaires aux nombreuses polémiques liées aux pneumatiques, sur plus de 300 Grands Prix disputés.

Interrogé sur ses souvenirs les plus marquants, il reconnaît la difficulté de n’en retenir qu’un seul.

"Il y a eu 330 courses, voire plus, et en choisir une seule est vraiment difficile," a-t-il expliqué.

"La première course à Melbourne en 2011 : à la fin de la course, nous étions tous en larmes d’émotion."

Mais son passage en Formule 1 a également été marqué par des moments plus sombres.

"La course avec l’accident de Jules Bianchi, c’était très tragique."

À l’inverse, certaines images récentes restent gravées comme des instants de fierté.

"Les dernières courses ici, avec un pilote italien (Kimi Antonelli) sur le podium et l’hymne national, c’était aussi très spécial."

Malgré cette carrière riche, Isola nourrit un léger regret, lié à l’absence de titre mondial pour Ferrari durant son passage.

"C’est dommage que je n’aie pas pu vivre un titre mondial de Ferrari," a-t-il admis.

"J’espérais que cela arrive pendant mon mandat. J’espère que cela se produira à l’avenir."

Avec le départ de Mario Isola, la Formule 1 perd l’un de ses visages les plus familiers, témoin privilégié d’une ère moderne riche en évolutions et en émotions.


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