L’aérodynamique active des F1 2026 sera ’beaucoup plus extrême’ que le DRS
Aston Martin y voit "deux modes de fonctionnements distincts"
Outre le moteur hybride à la puissance électrique augmentée, une des grandes nouveautés des monoplaces de Formule 1 en 2026 sera l’aérodynamique active qui les aidera à être de meilleures voitures de course.
Elles disposeront d’un mode de ligne droite, qui aidera à limiter la résistance à l’air et améliorera l’efficience du moteur hybride. Celui-ci agira selon les mêmes principes que le DRS actuel, mais il concernera plusieurs parties de la voiture, et il se déclenchera dans toutes les lignes droites sur un tour.
En virage, le package aérodynamique ajoutera de l’appui pour gagner du grip, mais il devra aussi limiter la traînée des voitures pour éviter de créer un air trop sale. Bob Bell, le directeur technique exécutif d’Aston Martin F1, explique que c’est une des grosses difficultés de ce projet, et il confirme que l’équipe est encore en plein travail sur ce compromis.
"Les performances de ces voitures sur la piste seront différentes. La grande différence réside dans le concept d’un mode virage et d’un mode ligne droite. Le mode ligne droite fonctionnera comme le DRS actuel, mais il s’agira plutôt d’un super-DRS, fonctionnant sur chaque ligne droite et ayant un impact beaucoup plus important" a déclaré Bell.
"Nous aurons des voitures qui ajusteront les ailerons arrière et avant sur les lignes droites afin de réduire la traînée. Lorsque vous n’êtes pas en ligne droite, vous aurez le mode virage, qui sera axé sur la réduction de la traînée. Cela signifie que nous devons adopter une approche conceptuelle différente pour le développement de ces voitures."
"Nous devons presque réfléchir à deux modes de fonctionnement distincts et à leur impact sur le développement aérodynamique de la voiture. Ce n’est pas complètement différent de ce que nous avons avec le DRS, mais c’est beaucoup plus extrême, et cela affecte la façon dont nous travaillerons pour en tirer le meilleur parti."
"Il est encore tôt et nous effectuons de nombreuses simulations pour essayer de comprendre les implications de la conception. Nous y parviendrons, mais les meilleures approches sont beaucoup moins simples qu’auparavant. Les simulations hors ligne et les simulations en boucle avec les pilotes nous aideront à fixer des objectifs et à comprendre ce qu’il faut viser."
C’est pour progresser dans ce processus que Fernando Alonso et Lance Stroll ont pu travailler dessus depuis plusieurs mois : "Nous avons intégré Lance et Fernando au processus de développement en février. C’était leur première occasion de découvrir notre nouveau simulateur ultramoderne et de conduire une voiture 2026, même si c’était virtuellement."
"Il est très important d’obtenir une évaluation précoce de la part des pilotes, car leurs commentaires constituent une partie essentielle du processus de développement. Ce n’est pas comme une amélioration d’une voiture existante : ce qu’ils ressentent, et comment ils pensent que ces voitures se comporteront potentiellement, fait partie du processus d’apprentissage."
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