Coupe du Monde de foot : le succès de l’Espagne inspire Alonso et Sainz…

Ils rêvent d’unir le pays autour de la F1

Coupe du Monde de foot : le succès de l’Espagne inspire Alonso et Sainz…
26 juillet 2026 - 08:56

Infortunés en piste, Carlos Sainz et Fernando Alonso ont eu au moins une consolation la semaine dernière, après la victoire de l’Espagne, leur équipe nationale, en finale de la Coupe du Monde, face à l’Argentine. Cette année, l’Espagne connaît donc bien plus de succès sur les terrains verts que sur le bitume gris !

Eux-mêmes amateurs de football, le pilote Williams F1 et son homologue d’Aston Martin F1 ont été invités à donner leur avis sur cette finale tendue, âpre, et marquée par des gestes anti-sportifs de l’Argentine.

« Mon avis sur la victoire de l’Espagne ? Je ne sais pas, j’ai toujours eu le sentiment que c’était l’Espagne qui allait gagner, vu la façon dont ils ont joué toute la compétition » commente un très confiant Carlos Sainz.

« Je ne sais pas, mais j’avais le pressentiment que c’était à l’Espagne de gagner, et je suis très heureux qu’ils l’aient fait. Ils le méritaient. Ils ont joué le meilleur football de toutes les équipes du tournoi. Heureux, très fier d’être espagnol, fier de les voir célébrer et fier de les voir réussir. C’était un grand événement. »

« La Coupe du monde en elle-même s’est super bien passée aux États-Unis, au Mexique et au Canada, donc c’était un grand événement. Ça reste seulement du football. La vie continue. C’est un match de Coupe du monde, nous sommes champions du monde, c’est génial, mais les gens prennent le football tellement à cœur que c’est parfois fou de voir à quel point ils sont passionnés. J’ai apprécié, je me suis amusé à regarder, superbe victoire, et la vie continue, tout va de l’avant. »

Fernando Alonso a fait partie des Espagnols qui ont vibré tout le long de la compétition. Comme Carlos Sainz, il retient aussi l’ambiance de fête et de célébration qui a parcouru tout le pays après la victoire finale.

« Je n’ai regardé que le match de football et j’ai apprécié. Évidemment, l’Espagne a fait un grand tournoi, et pas seulement celui-ci. Tous les Espagnols sont très fiers de l’équipe nationale, qui a remporté trois Euros et deux Coupes du monde au cours des 20 dernières années, ou quelque chose comme ça, d’après ce que j’ai lu. Il semble qu’en football, chez les femmes aussi, nous sommes également champions du monde, il y a donc quelques bonnes choses que le pays fait probablement dans le football. »

« C’est génial de voir tout le pays faire la fête. Le football unit tout le monde, et nous célébrons tous. Quand nous avons vu les images de Madrid, les gens qui faisaient la fête dans les rues, les gens à Barcelone qui agitaient des drapeaux espagnols... Parfois, nous avons aussi ce problème en Espagne avec différentes régions qui sont très fières de leur propre drapeau, mais ensuite le football unit tout et nous sommes très fiers d’être espagnols. Alors oui, c’est génial, et on remet ça dans quatre ans. »

Il y a 20 ans, ce n’est pas la Roja qui réjouissait tout le pays, mais Fernando Alonso avec ses deux titres mondiaux. Pas cette année, mais à moyen terme, Carlos Sainz est peut-être le mieux placé pour obtenir un titre de champion du monde pour l’Espagne. Un Espagnol champion du monde, et pourquoi pas lui : qu’est-ce que cela représenterait pour le pilote Williams F1 ?

« Fernando est la bonne personne pour répondre à cette question, car il a eu le plaisir et le succès d’offrir cette joie au peuple espagnol. Je suivais la Formule 1 et j’étais son plus grand fan, son plus grand supporter. Je peux seulement dire que ça doit être un sentiment incroyable. J’en ai eu un petit aperçu en offrant une victoire à l’Espagne en Formule 1. Quand j’ai entendu mon hymne national espagnol, c’était probablement le moment le plus émouvant de ma carrière, d’être sur la plus haute marche du podium, d’entendre son hymne avec son drapeau derrière soi. C’est la chose dont tout pilote ou tout athlète rêve. »

« Nous sommes incroyablement chanceux en Espagne. Enfin, on pourrait dire chanceux, mais quand on a autant d’athlètes dans tant de disciplines qui sont si bons, pour un pays relativement petit, ça ne peut pas être de la chance. C’est forcément que nous investissons bien dans les infrastructures sportives. Quand on va dans le plus petit village d’Espagne, on voit toujours une piscine de 25 mètres, une piste d’athlétisme de 400 mètres, un terrain de football, un terrain de basket et toutes sortes d’installations olympiques. Et ce, dans le plus petit village que l’on puisse imaginer. Nous sommes un pays qui investit beaucoup dans le sport dès le plus jeune âge, et au final, ça s’avère payant. Cela me rend fier d’être espagnol de voir qu’un pays relativement petit soit si bien représenté dans toutes sortes de disciplines, du sport automobile au MotoGP, en passant par le tennis et le football, masculin et féminin. Nous sommes un pays qui réussit très bien dans ce domaine, et ça me rend fier. »

Un troisième titre de Fernando Alonso, aussi improbable qu’il puisse paraître, ferait bien entendu chavirer le cœur des Espagnols, et même au-delà. Le pilote Aston Martin F1 en rêve-t-il en secret la nuit ?

« Évidemment, cela représente beaucoup, et cela signifierait beaucoup si nous pouvions gagner (un troisième titre). Au bout du compte, on a envie de partager ces moments avec son pays, ses fans, ses amis, ses mécaniciens et son équipe. Il y a toujours ce sentiment d’être seul dans la voiture. Sur la grille de départ, tous les mécaniciens s’en vont, on fait le tour de formation et on est complètement seul. Ensuite, quand on gagne une course ou qu’on réussit, la première sensation et le premier moment que l’on vit, c’est sur le podium, avec toute l’équipe en bas, et on commence à célébrer avec eux. Ensuite, on fait la photo dans la voie des stands, puis il y a toute la procédure où l’on commence à partager la joie de la victoire. C’est la même chose avec son pays et avec les fans. »

« Cette année à Barcelone, il y avait 100 000 fans. Dans la zone des fans, il y avait cinq ou six mille personnes, et elles étaient toutes habillées en vert. Ils nous soutenaient tous par 35 degrés, et ils y sont allés en sachant que nous serions 21e et 22e. Cela n’avait pas d’importance pour eux. Ils y sont allés juste parce qu’ils voulaient nous soutenir, parce qu’un jour, si on gagne, ils veulent le célébrer avec nous. C’est un espoir que rien ne peut arrêter. Si on est capable de gagner et de réussir, l’instant et la célébration avec eux et avec son pays sont quelque chose de magique. »


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