Bortoleto surpris par les bons débuts d’Audi F1... à confirmer en Chine
Le Brésilien se dit plus détendu et plus impliqué que jamais
Le premier week-end de la nouvelle ère Audi en Formule 1 a dépassé les attentes de Gabriel Bortoleto. Le pilote brésilien a salué aujourd’hui à Shanghai une entrée en matière très positive pour le constructeur allemand, avec une qualification en Q3 et des points marqués dès la première course de la saison.
Interrogé sur la portée de ce résultat pour Audi, Bortoleto a reconnu qu’il ne s’attendait pas à un tel début.
"Oui, c’était un très bon week-end, je dois dire. Je ne m’y attendais vraiment pas," a-t-il confié ce jeudi lors de la journée médias du Grand Prix de Chine.
"Évidemment, après le shakedown de Barcelone et tout le reste, nous avions beaucoup de choses à travailler. Ensuite, à Bahreïn, nous avons évidemment eu une petite idée, plus ou moins, de là où nous nous situions."
"Mais oui, aller en Q3 dès notre première tentative, puis marquer des points, c’était quelque chose de très positif et j’étais simplement extrêmement heureux de pouvoir accomplir cela dès notre premier week-end."
Bortoleto reste toutefois prudent, rappelant que chaque circuit peut raconter une histoire différente.
"Évidemment, les circuits changent et les résultats aussi, donc nous allons faire de notre mieux ici et comprendre réellement où nous nous situons aussi sur différents types de pistes. Il va falloir confirmer ici et ailleurs, bien sûr."
Engagé dans sa deuxième saison en Formule 1, Bortoleto estime qu’il aborde désormais les week-ends de course avec beaucoup plus de sérénité.
"Beaucoup plus, je dois dire," a-t-il répondu lorsqu’on lui a demandé s’il se sentait bien intégré dans la discipline.
"La façon dont je gère les choses maintenant, aussi la compréhension de la manière dont je veux aborder mes week-ends de course, en dehors des week-ends de course également, la manière dont je travaille avec l’équipe, connaître ces personnes depuis deux ans maintenant, c’est quelque chose de complètement différent."
Cette stabilité lui permet aujourd’hui de se sentir bien plus à l’aise dans son environnement.
"Je me sens simplement beaucoup plus détendu, et aussi beaucoup plus engagé dans le projet d’une certaine manière, qui devient enfin une réalité, celle de devenir Audi."
"Et oui, probablement que j’en profite beaucoup plus maintenant que ce n’était le cas à ce moment-là l’an dernier, et j’espère que nous pourrons continuer comme cela.
Le week-end de Shanghai propose un format Sprint, ce qui réduit le temps d’essais libres. Mais pour Bortoleto, cela ne change pas fondamentalement la manière dont une équipe découvre sa voiture.
"Oui, je ne pense pas que cela fasse une grande différence. Nous allons quand même apprendre beaucoup de choses pendant le week-end."
"Si c’était un week-end normal, nous serions probablement simplement en train de tester des choses lors des EL1, EL2 et EL3, puis d’aller en qualifications avec plus ou moins ce que nous pensons être le meilleur."
"Ici, ce ne sera pas différent. Je ne pense pas que nous aurons tout maximisé avant les qualifications, donc nous allons tester des choses et apprendre aussi pendant les qualifications Sprint et la course Sprint."
Malgré tout, ce format apporte un certain piment.
"Oui, je pense que c’est aussi quelque chose qui ajoute un peu plus de piquant au week-end, pour pousser un peu plus loin et plus vite."
Le simulateur reste un outil utile… mais pas déterminant
Interrogé sur l’importance croissante de la gestion de l’énergie dans les monoplaces actuelles et sur le rôle du simulateur, Bortoleto estime que les équipes continuent d’améliorer leurs outils.
"Si j’ai bien compris la question, c’est de savoir si les pilotes qui font plus de simulateur ont un avantage… eh bien, je ne sais pas. Il y a encore beaucoup de choses à améliorer dans le simulateur, au moins pour nous en tant qu’équipe."
"Nous avons une bonne base dans le simulateur. Mais la majeure partie du travail est souvent assurée par des pilotes dédiés pendant les week-ends de course. Il y a des pilotes de simulateur qui feront des tests, travailleront sur les pneus et toute cette gestion d’énergie du groupe propulseur pendant que nous sommes aussi en piste ici."
"J’imagine que pour toutes les équipes, il y a des pilotes de simulateur à plein temps qui font ce travail."
Pour sa part, il utilise le simulateur avant tout par plaisir.
"Oui, je le fais parce que j’aime ça, pas à cause de la gestion de l’énergie. Je le fais parce que j’aime conduire. J’aime conduire différentes voitures et on finit toujours par apprendre quelque chose si on le fait beaucoup, c’est sûr."
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