Aujourd’hui, Ecclestone investirait plus en Formule E qu’en F1

Une grande figure de la F1… absente du 1000e Grand Prix

Par Alexandre C.

11 avril 2019 - 15:33
Aujourd'hui, Ecclestone investirait

A 88 ans, et même s’il n’est plus aux affaires, Bernie Ecclestone demeure l’une des figures les plus emblématiques et les plus charismatiques de la F1. Le Grand Argentier a construit la F1 moderne, et à l’aube du 1000e Grand Prix de l’histoire de la F1, nul doute que sa présence manquera à Shanghai – il ne fera pas le déplacement en Chine, toujours en froid avec Liberty Media.

Pour autant, Bernie Ecclestone ne regarde pas que vers le passé et s’intéresse aussi à l’avenir. L’ancien patron d’écurie estime que la Formule E ou l’électrique d’une manière générale, pourraient poser bientôt un problème existentiel à la F1.

« Mon cœur sera toujours avec la F1, mais je serais un peu préoccupé par la Formule E, bien sûr. »

Et si le cœur était mis de côté ? Si tout était une question d’argent, que choisirait aujourd’hui Bernie Ecclestone : la F1 ou la FE ?

« Je dirais la Formule E. Il y a plus de chances, dans ce sport, pour une vaste croissance, plus de chances sur le plan commercial qu’en F1, où il est plus difficile de changer les choses. »

L’absence de Bernie Ecclestone peut apparaître comme regrettable en Chine : il faut dire qu’il était présent lors du premier Grand Prix de l’histoire, le 13 mai 1950 à Silverstone !

« Je ne peux me rappeler si j’avais été impressionné ou non. J’en doute. Je voulais seulement faire ce que j’étais censé faire [une course de Formule 3]. »

« A combien de courses ai-je assisté ? Quelqu’un me l’a dit il y a un moment, je ne suis pas allé vérifier. Mais c’est plus de 900. »

Bernie Ecclestone s’était inscrit au Grand Prix de Monaco 1958, sans prendre le départ…

« J’ai participé au Grand Prix. Avec succès. Mais je ne me suis pas qualifié avec succès. Il y avait 16 voitures qui pouvaient se qualifier auparavant, et je n’y suis pas parvenu. »

Du haut de sa longue expérience, Bernie Ecclestone a évidemment de grands moments forts en souvenir… mais il a aussi connu la période pendant laquelle la F1 rimait avec deuils et drames.

« Je me rappelle de Casablanca, où Mike Hawthorn a remporté le championnat 1958. Et Stuart Lewis-Ewans a été gravement brûlé et est mort de ces suites. C’était moche comme course… Il y en a eu de nombreuses ainsi. Il y a eu Monza, quand j’ai perdu Jochen Rindt. Les gens qui sont proches de vous… vous les perdez. »

« J’ai souvent été submergé par l’émotion. J’ai réussi à ne pas trop le montrer. Est-ce que j’ai pleuré ? Souvent, très souvent. Quand j’étais bouleversé. »

De tous les pilotes qu’il a côtoyés de près, lequel retiendrait Bernie Ecclestone ? On sait que le Grand Argentier a une affection toute particulière pour Nigel Mansell… mais c’est un Français qu’il met aujourd’hui à l’honneur.

« Alain Prost a toujours été dans une équipe avec un coéquipier très fort dans l’autre voiture, donc il n’a pas été beaucoup aidé. Au moment du départ, il était toujours là pour s’occuper de tout, du moteur, de la boîte de vitesses, des freins. Aujourd’hui, vous ne voyez plus ce genre de choses. »

Et pour cette année, Bernie Ecclestone – qui n’a toujours pas assisté à un Grand Prix – fait-il de Lewis Hamilton le grand favori ? Bernie avait parié sur un titre « facile » de Sebastian Vettel... a-t-il changé d’avis ?

« Je pensais qu’il allait gagner facilement. Je pense toujours qu’il va gagner. Mais pas facilement. »

F1 - FOM - Liberty Media

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