Verstappen : le GT3 m’a rappelé pourquoi j’aime vraiment piloter
Max revient sur son dernier week-end sur la Nordschleife
Alors que la saison de Formule 1 2026 peine à lui offrir des émotions, Max Verstappen a retrouvé le plaisir pur du pilotage lors de ses premières sorties en GT3, loin des contraintes énergétiques et des stratégies imposées par les nouvelles règles de la F1.
Le quadruple champion du monde pensait avoir signé une 2e victoire en deux courses en GT, après avoir franchi la ligne en tête avec plus d’une minute d’avance lors de l’épreuve de quatre heures de la NLS (Nurburgring Langstrecken-Serie) le week-end dernier. Mais lui et ses coéquipiers Dani Juncadella et Jules Gounon, engagés sur une Mercedes-AMG GT3 aux couleurs de Red Bull pour Verstappen Racing, ont été disqualifiés pour non-conformité des pneumatiques.
Mais Verstappen relativise.
"La Nordschleife était fantastique, je souriais à chaque fois que je sortais de la voiture, j’ai passé du bon temps, j’ai apprécié rouler avec mes équipiers, ils sont amusants, ils sont rapides. Et dans le même temps je me suis mis dans le rythme pour les 24 Heures du Nürburgring."
"Il y a beaucoup de choses que je dois apprendre, comme le changement de pilotes. Mes équipiers ont dû m’expliquer quoi faire, car normalement je monte dans ma voiture et on m’aide avec les harnais ! Et là il faut travailler ensemble, je ne l’avais jamais fait comme ça et je me sentais comme un rookie dans ce sens."
"C’était une belle expérience, dommage qu’on ait été disqualifiés. Bien sûr, nous avons fait une petite erreur en qualifications, où nous testions les arrêts aux stands et où une série de pneus supplémentaires a été ajoutée alors que nous faisions les rotations. Mais à part ça, en course, c’est très simple : tout le monde utilise quatre jeux neufs. Ce n’est pas idéal mais ça n’enlève rien à notre performance en course, qui était bonne."
"Et je préfère que ça arrive maintenant que pendant les 24 Heures, et l’équipe vérifiera doublement la prochaine fois. C’est un groupe de personnes intelligentes et talentueuses, donc ça va bien se passer."
"Dommage de perdre la victoire, mais cela met peut-être l’équipe au point. L’expérience de travail a été excellente, les ingénieurs savent ce qu’ils font. Ils sont très performants en GT depuis un moment. Pour moi, globalement, ce fut un week-end très amusant."
Une bouffée d’oxygène loin de la F1
Cette escapade au Nürburgring a offert à Verstappen un rare moment de joie, qu’il n’a guère connu jusqu’ici en 2026. Le pilote Red Bull a été l’un des plus critiques des nouvelles règles de F1, qu’il a qualifiées de Formule E dopée, et n’a pas hésité à qualifier les monoplaces 2026 de "blague", estimant que quiconque apprécie ces voitures ne comprend pas la course automobile.
"Je ne vais pas revenir là-dessus ! C’est impossible à comparer, mais je voulais vraiment faire ça depuis un moment," a répondu Verstappen. "C’est quelque chose que j’apprécie énormément. À chaque fois que je sortais de la voiture, je souriais. Et je pense que c’est toujours bon signe."
Ces sorties GT servent de préparation pour un objectif plus ambitieux, les 24 Heures du Nürburgring, qu’il disputera pour la première fois en mai.
"En tant qu’équipe, notre objectif est bien sûr de gagner les 24 heures. C’est pour ça que nous faisons ces courses. Nous avons eu de la chance avec la météo, et ensuite il s’agit de mettre la voiture dans la bonne fenêtre. Il faut se sentir à l’aise, en confiance pour attaquer, pas seulement sur un tour mais aussi dans le trafic. Choisir les bons pneus, les bons composés… c’est pour ça que nous faisons ces courses."
Verstappen a détaillé les différences entre F1 et GT.
"Une GT se comporte très différemment d’une F1. Elle bouge beaucoup plus, on sent vraiment le poids. Il faut donc piloter différemment."
"Quand je suis monté dans une GT, ça ne m’a pas surpris, avec le simulateur je m’y attendais. Tout véhicule poussé à la limite est difficile à piloter, qu’il s’agisse d’une F1, d’une GT ou d’une voiture de route. Au Nürburgring, c’est très exigeant. Je me concentre juste pour aller le plus vite possible."
"Ça me rappelle pourquoi j’aime piloter."
Super GT : un nouveau terrain de jeu
Avant le Grand Prix du Japon, Verstappen a également testé un Nissan GT500 lors d’une séance privée à Fuji, sous une pluie battante.
"C’était très amusant, dommage qu’il pleuvait autant et que je n’ai pas pu faire beaucoup de tours," a-t-il confié. "J’aurais aimé en faire plus. C’est une catégorie fantastique et une super expérience de piloter cette voiture et de ressentir l’adhérence sur le mouillé."
Il ne ferme pas la porte à une future participation en Super GT.
"Qui sait ? C’est une super catégorie. J’aimerais beaucoup y courir. Ça me rappelle l’époque des anciennes DTM."
Alors que sa frustration envers la F1 grandit, des questions se posent sur son avenir dans le championnat. Verstappen a déjà admis qu’il pourrait quitter le sport s’il ne prenait plus de plaisir avec les règles actuelles. Pour l’instant, il cherche ses sensations ailleurs, là où il peut réellement se faire plaisir au volant.
"Tant que ce plaisir ne revient pas en F1, je chercherai mes sensations ailleurs."
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