Pirelli explique sa prudence en 2026 et cherche à réduire les courses à un arrêt

Les nouvelles F1 sont moins agressives que prévu sur les pneus

25 mars 2026 - 16:49
Pirelli explique sa prudence en 2026 et cherche à réduire les courses à un arrêt

La saison 2026 marque l’arrivée d’un nouveau règlement moteur, châssis et aéro sur les F1, mais également au niveau des pneus. Cela constitue un défi supplémentaire pour Pirelli, qui doit adapter son cahier des charges très complexe à un tout nouveau produit.

Lors des deux premières manches de cette campagne, en Australie et en Chine, la victoire est revenue à Mercedes via une stratégie à un seul arrêt. Cette tendance s’explique par une réduction significative de l’usure pneumatique, conséquence directe des nouvelles régulations techniques entrées en vigueur cette année.

Face à ce constat de courses moins dynamiques sur le plan stratégique, des voix s’élèvent dans le paddock pour réclamer des ajustements. Bien que le cycle réglementaire ne fasse que commencer, les instances dirigeantes n’excluent pas des corrections.

Mario Isola, directeur de Pirelli Motorsport sur le départ, a d’ailleurs ouvert la porte à une modification de l’offre pneumatique afin de réintroduire de la diversité dans les schémas de course et d’encourager le retour aux stratégies à plusieurs arrêts.

"L’objectif pour les nouveaux pneus était similaire à celui de l’année dernière, c’est-à-dire d’avoir un mélange de stratégies à un et deux arrêts avec les trois mélanges adaptés à la course" a déclaré Isola.

"Nous avons donc travaillé autour de ce concept pour essayer de générer la même situation que l’année dernière, sans savoir exactement quelle serait la performance des nouvelles voitures ni comment elles exploiteraient ou utiliseraient les pneus."

"L’empreinte au sol est différente, le couple est différent, il y a divers éléments qui changent. Maintenant nous disposons de ces données, et je pense que dans tous les cas, nous n’avons pas été loin de l’idéal à Melbourne ainsi qu’ici."

"Les choix pour les premières courses restent donc de bons choix. Évidemment, nous collectons des données, mais au moment où nous faisions les essais là-bas, en regardant les résultats des tests de pré-saison, Bahreïn était censé se courir en C1, C2 et C3."

"Cependant, au vu des résultats, il était également possible d’opter pour les C2, C3 et C4, soit un cran plus tendre. Nous allons examiner cela de manière générale : si sur certains circuits nous devons descendre d’un cran vers le plus tendre, il y a la possibilité de modifier la sélection."

"Nous avons envoyé un projet de sélection aux équipes et elles ont une idée pour l’ensemble de la saison, mais nous pouvons modifier cette sélection en accord avec la FIA. Il reste donc possible de déplacer légèrement la sélection vers le côté dur ou, plus probablement, vers le côté tendre."

Isola a ajouté que cela présente des similitudes avec 2017, où un pilote s’était imposé avec une stratégie à un seul arrêt lors de 13 des 20 courses. Cela faisait suite à un changement de réglementation, qui avait amené le manufacturier à la prudence.

L’Italien ne pense pas, néanmoins, que Pirelli devra adopter une gamme plus tendre l’année prochaine, comme cela avait été fait en 2018 : "Il y a aussi cet élément, les voitures qui roulent actuellement sont probablement assez différentes de celles qui rouleront dans la seconde moitié de la saison."

"Cela signifie que si les voitures sont beaucoup plus rapides, les contraintes sur le pneu sont également beaucoup plus élevées et la sélection actuelle pourrait alors devenir idéale. Il y a un rythme de développement qui est assez soutenu au début. Nous le savons grâce aux saisons passées."


Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?

Via notre nouvelle chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com !


Partage

xpb_1401299_hires.jpg