Officiel : Alpine F1 confirme que Mercedes se positionne pour racheter des parts
"Nous avons trois ou quatre acheteurs potentiels"
Le marché des participations en Formule 1 pourrait connaître un nouveau mouvement autour d’Alpine. Flavio Briatore a confirmé aujourd’hui que des discussions étaient en cours avec Mercedes concernant la part détenue par le fonds d’investissement Otro Capital au sein de l’écurie française.
Otro Capital, société de capital-investissement, possède actuellement 24 % d’Alpine F1. Le constructeur Renault conserve pour sa part la majorité avec 76 % des parts.
La semaine dernière, plusieurs rumeurs ont circulé indiquant que Toto Wolff pourrait s’opposer à son rival de longue date Christian Horner dans la course à l’acquisition de cette participation minoritaire.
Mais Flavio Briatore a tenu à préciser que les discussions en cours concernent bien Mercedes en tant qu’entreprise, et non son directeur d’équipe.
Présent lors de la conférence de presse du jour à Shanghai, Briatore a expliqué que la situation évoluait rapidement et que plusieurs acteurs se positionnaient.
’"Chaque jour apporte une nouvelle situation, on ne sait jamais quelle sera la suivante," a-t-il déclaré.
"Mais je sais qu’il y a une négociation avec Mercedes, pas avec Toto, avec Mercedes, et nous verrons. Pour le moment, nous avons trois ou quatre acheteurs potentiels."
L’Italien a également tenu à rappeler que ces discussions ne concernaient pas directement la participation de Renault dans Alpine.
"N’oubliez pas que nous parlons de la part d’Otro, cela n’a rien à voir avec Alpine."
"C’est la participation détenue par le hedge fund, qui s’appelle Otro, un fonds américain. Ils veulent vendre leurs 24 %, et il y a quelques candidats prêts à conclure l’accord."
Interrogé pour savoir s’il serait lui-même tenté de racheter ces parts, Briatore a écarté cette possibilité.
"Non, non, je me contente d’observer," a-t-il répondu.
"Je regarde simplement ce qu’il se passe et j’observe la situation. Nous n’avons aucune communication avec Otro. Si quelqu’un achète cette participation, nous serons très heureux."
La vente de ces 24 % pourrait néanmoins attirer l’attention dans le paddock, tant l’arrivée d’un acteur majeur comme Mercedes au capital d’une équipe rivale constituerait un développement stratégique notable dans l’écosystème de la Formule 1. De quoi avoir son mot à dire et notamment former une équipe B, comme Red Bull Racing le fait avec Racing Bulls ?
Briatore assure que ce ne serait pas le cas ! Interrogé sur sa capacité à garantir que Mercedes n’aurait aucune influence sur le fonctionnement ou les votes d’Alpine au sein de la Commission F1, Briatore a répondu : "Je le pense. Red Bull a déjà été un pionnier ces 10 ou 15 dernières années avec ses deux écuries. Et comme je vous l’ai dit, Mercedes cherche à racheter les 24 % d’Otro. Normalement, dans une entreprise, 75 % des actionnaires décident et les 25 % restants sont passifs. Et c’est la réalité."
Jonathan Wheatley, directeur d’Audi F1 présent à ses côtés, n’a pas exprimé d’inquiétude sur un tel rachat de parts.
"J’en suis ravi. La gouvernance de ce sport est très claire. Honnêtement, je ne vois aucun conflit d’intérêts ni aucune inquiétude de notre côté. Je me contente d’observer, de profiter du spectacle."
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