Ocon : Avec les F1 de 2026 ’on peut oublier tout ce qu’on a appris depuis le karting’
Ses premières sensations de la VF-26 et les défis à venir chez Haas
À peine la saison précédente refermée, Esteban Ocon est déjà pleinement tourné vers le défi colossal que représente 2026, une année de révolution technique majeure pour la Formule 1. Le pilote français entamera sa deuxième saison avec Haas F1, au volant de la VF-26 qui a été présentée aujourd’hui, dans un contexte qu’il décrit lui-même comme une remise à zéro totale.
De retour au travail dès ce début janvier, Ocon a le sentiment d’enchaîner deux saisons en une seule.
"On est déjà là à parler en janvier, donc on a l’impression de vivre deux saisons en une, mais on a pu utiliser ce temps de manière efficace," explique-t-il.
Le Français n’a véritablement coupé que tardivement.
"J’ai terminé le 22 décembre, donc après les essais, on a dû faire le baquet dans la voiture, puis le simulateur. On a eu un premier aperçu de ce que la voiture pourrait donner en piste, et il nous reste encore quelques jours avant les essais. J’ai pris le temps entre Noël et le Nouvel An pour vraiment me reposer."
Physiquement, Ocon a adapté sa préparation à la fatigue accumulée en fin d’année.
"Normalement, je fais un stage d’entraînement à cette période, mais comme j’étais fatigué par la fin de saison, il était plus bénéfique de le reprendre début janvier. Ça s’est très bien passé et j’ai repris beaucoup de masse musculaire. J’avais perdu pas mal de poids à la fin de l’an dernier et j’ai réussi à le récupérer, donc je suis dans un très bon état actuellement."
Avant même Noël, le Normand avait donc déjà découvert virtuellement la VF-26 en simulateur et effectué son baquet. Un premier contact qui met en lumière l’ampleur des changements à venir.
"C’est une manière de piloter très particulière. Il va y avoir beaucoup plus de gestion du côté moteur et du côté hybride. La voiture en elle-même donnait de bonnes sensations. L’équilibre était correct, même si ce n’était qu’un premier roulage en simulateur, donc il faudra voir ce que ça donne en réalité, mais le niveau d’adhérence était bon."
Pour Ocon, la clé du nouveau règlement se situe clairement sous le capot.
"Clairement, le plus gros changement vient du moteur, et ça va être la clé pour être prêts. C’est un défi excitant, et c’est une manière de piloter très différente de ce que l’on connaissait avant."
"Je pense qu’on peut oublier tout ce qu’on a appris depuis le karting sur la façon d’aller vite, mais ce sera intéressant d’apprendre un nouveau style de pilotage et, je l’espère, d’y trouver de la performance."
La fin de saison 2025, encourageante pour Haas, sert également de référence pour préparer l’avenir.
"Totalement ! Cette dernière course correspondait à l’endroit où nous aurions dû être huit, neuf ou dix courses plus tôt. On a vraiment trouvé quelque chose de très bien sur la voiture lors de cette dernière course, quelque chose qu’on aurait dû découvrir plus tôt."
"Ça a pris trop de temps, et malheureusement ce n’est pas la saison que l’on espérait, mais c’est très positif d’avoir terminé de cette manière, car ça montre que nous en étions capables. On va essayer de s’appuyer là-dessus cette année et, je l’espère, commencer comme on a fini."
Habitué aux transitions techniques, Ocon estime toutefois que celle de 2026 est sans précédent dans sa carrière.
"C’est vraiment le plus grand changement de règlement que j’ai connu. La première fois que j’ai piloté une F1, c’était à l’ère des V8, puis on est passé à l’hybride. J’avais roulé une journée à Valence à l’époque, puis fait les EL1 à Abu Dhabi."
"C’était probablement un changement similaire à celui que l’on va affronter maintenant, mais comme je l’ai dit, il faut tout oublier de ce qui s’est passé avant. Il faut tout réapprendre."
"L’expérience aide à s’adapter plus vite, mais il faut tout adapter : nos sensations, notre ressenti. On devra beaucoup plus réfléchir en pilotant à ce qu’il faut faire pour aller plus vite. C’est excitant, et ça va être très intéressant."
Avec 22 voitures sur la grille, établir une hiérarchie claire prendra du temps.
"Je dirais qu’au bout de la troisième ou de la quatrième course, on aura une première indication, mais ce ne sera pas l’ordre définitif, car il y aura beaucoup de développement, surtout lors de cette première année."
"Il faudra clairement prendre tous les points possibles le plus tôt possible, mais même si on n’est pas exactement là où on le souhaite, il y aura encore des opportunités au milieu de saison, quand beaucoup d’équipes apporteront des évolutions."
"Pour l’instant, on doit se concentrer course par course, tirer le maximum de la voiture, bien faire les choses dès l’Australie, et ensuite on verra comment la situation évolue."
Avant d’entamer en piste sa deuxième saison chez Haas, Ocon affiche enfin une confiance mesurée mais réelle dans le projet.
"Je suis enthousiaste pour cette année. Cette équipe est vraiment en train de grandir et d’apprendre énormément. Depuis mon arrivée, beaucoup de choses très positives se sont produites."
"On développe l’équipe, on accueille de nouveaux partenaires, et l’approche de la compétition cette année est très sérieuse."
"J’espère vraiment, et j’ai confiance, que cette équipe va nous donner un très bon outil pour nous battre vers l’avant et pour les points. Et si c’est le cas, je pense que nous serons clairement dangereux."
Retrouvez toutes les photos HD de la présentation de la Haas VF-26 ici.
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