Norris se confie sur les détails qui le poussent à faire des erreurs cette saison
"Je ne suis plus aussi performant qu’à la fin de l’année dernière"
Lando Norris admet ne pas être aussi performant que l’an dernier, peinant à piloter la McLaren MCL39 sans trop réfléchir et avec instinct, au risque de perdre du temps au tour notamment lors des qualifications.
La McLaren est la monoplace la plus rapide mais c’est Oscar Piastri qui semble en tirer le meilleur en ce moment.
Norris s’est confié avant Miami sur la façon dont les faibles marges en F1 obligent désormais les pilotes à prendre des risques supplémentaires, et comment ce processus « compliqué » dans une voiture qui ne le met pas à l’aise au volant conduit à faire des erreurs.
"Cette année, ce ne sont que des petits détails et, honnêtement, c’est très difficile de l’expliquer en termes simples : ’J’ai du mal avec ceci ou cela’. C’est juste le sentiment profond que j’ai avec cette voiture, les choses ne se déroulent pas aussi naturellement," a expliqué Norris à The Race.
"Et quand on doit piloter de manière un peu moins naturelle – même en s’efforçant de s’adapter à différents scénarios et à une nouvelle façon de piloter – dès qu’il faut penser différemment, cela peut coûter deux, trois ou quatre centièmes."
"Et quand on fait des compromis de deux, trois ou quatre centièmes, cela peut faire la différence entre la pole et la troisième place."
"Je n’arrive pas à exploiter pleinement la voiture comme je le souhaiterais. C’est compliqué, il se passe beaucoup de choses en coulisses que les gens ignorent et ne voient pas."
Norris admet que sa plus grande difficulté est de savoir quand attaquer pour obtenir le temps au tour ultime en qualifications et quand se retenir, avec une voiture qui ne lui semble pas naturelle.
"Surtout face à Max [Verstappen], Oscar [Piastri], George [Russell], Charles [Leclerc] – ce sont tous des pilotes qui tentent de faire la même chose."
"Et on ne peut pas se permettre de négliger un centième, deux centièmes, trois centièmes. Il faut donc pousser la voiture à fond, et pour y parvenir, il faut ressentir chaque étape : le freinage, l’entrée en virage, la sortie de virage."
"Et dès qu’il y a un léger décalage, que les choses ne réagissent pas comme prévu et qu’on ne peut pas anticiper le sous-virage ou le survirage, il faut réfléchir. Et dès qu’il faut réfléchir consciemment, on perd des centièmes ou des millièmes de seconde."
"Plus c’est difficile, plus il faut de précision. Plus il faut de précision, plus il faut être au top de la voiture."
"Et c’est un domaine dans lequel je me sentais très bon à la fin de la saison dernière et que je comprenais parfaitement. Et je ne suis plus aussi performant qu’à la fin de l’année dernière."
"Et donc, j’en paie le prix, que ce soit par de grosses erreurs, des blocages de roues ou d’autres choses ; je n’arrive pas à être aussi précis que nécessaire, et cela me coûte cher."
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