Mekies : Red Bull a certes profité des erreurs de McLaren... mais pas seulement
Verstappen, l’atout psychologique qui "ne se trompe jamais"
À la veille d’un final explosif à Abu Dhabi, Red Bull s’est offert un retour inespéré dans la lutte pour le titre pilotes. Et selon Laurent Mekies, directeur de l’écurie, l’explication est double : les faux pas répétés de McLaren, certes, mais aussi et surtout une série d’exécutions parfaites de son équipe.
Max Verstappen, largué dans la course au championnat avant la pause estivale, ne compte désormais plus que 12 points de retard sur Lando Norris. Un scénario rendu possible par une dynamique retrouvée du Néerlandais, mais aussi par des décisions stratégiques brouillonnes chez McLaren, auxquelles Mekies n’a pas manqué de faire référence.
Alors que Verstappen avait ironisé en affirmant que McLaren avait commis "une autre erreur" au Qatar, en ne s’arrêtant pas sous le régime de voiture de sécurité, Mekies a confirmé que Red Bull tirait avantage des défaillances adverses.
"L’équipe a été extraordinaire dans sa capacité d’exécution. Oui, nous avons bénéficié de l’exécution moins forte de nos concurrents," a-t-il expliqué.
"Mais permettez-moi de rendre crédit à la série incroyable de courses extrêmement solides produites par l’équipe. Ils n’ont jamais commis un mauvais appel. Ils ont pris des décisions très courageuses, plus d’une fois. Parfois nous avons échoué, mais cela ne les a jamais empêchés de continuer à prendre des risques. Et l’exécution dimanche a été extrêmement, extrêmement solide."
L’un des moments clés de ce Grand Prix de Qatar fut l’arrêt de Verstappen sous Safety Car, un choix que McLaren n’a pas imité, au grand étonnement de Mekies. Sur une course de 57 tours, et avec des pneus limités à un maximum de 25 tours par décision de Pirelli, la fenêtre était pourtant idéale.
"Nous avons été très surpris que McLaren ne fasse pas rentrer au moins une voiture. De notre côté, nous avions prédéfini que c’était le premier tour où nous pouvions le faire, et que nous le ferions. Je ne peux pas juger leur réflexion à ce moment-là. Mais oui, nous avons été très surpris."
Le reste, selon Mekies, fut une démonstration de Verstappen.
"Max n’a pas fait un pas de travers. Il a géré deux relais incroyables, pris soin de ses pneus et s’est créé un bel écart. Cela nous offre une victoire très appréciable."
Mekies a également insisté sur la pression psychologique qu’impose Verstappen à ses adversaires, un facteur qu’il juge sous-estimé dans la lutte pour le titre.
"Quand vous affrontez Max, il y a un élément psychologique. Il ne se trompe jamais. Il ne rate jamais un départ. Même s’il rate le virage 1, il va extraire plus de performance de ses pneus que la plupart des autres. Bien sûr que cela met de la pression."
"La combinaison de ces éléments joue en notre faveur. Jusqu’à quel point cela coûte à la concurrence ? Je ne sais pas, mais l’effet psychologique est naturel."
Une Red Bull métamorphosée entre vendredi et dimanche
Le directeur de l’équipe a tenu à rappeler que Red Bull revenait de loin au Qatar, où la RB21 accusait un retard conséquent face aux McLaren.
"Nous étions en difficulté vendredi, à quatre ou cinq dixièmes, ce qui était douloureux. Tout le monde a fait un travail incroyable, ici et à l’usine, pour placer la voiture dans différentes fenêtres et réduire cet écart."
Selon lui, le tracé du Qatar favorisait clairement McLaren.
"Les longs virages à vitesse moyenne sont ceux où ils nous ont battus sur plusieurs circuits. Je pense à Zandvoort, à Budapest… des circuits où ils ont un avantage."
"L’écart est descendu à deux ou deux dixièmes et demi en qualifications. Et en course, nous étions encore plus proches. Peut-être égaux, peut-être un demi-dixième plus rapides ou plus lents, mais certainement pas deux dixièmes et demi derrière."
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