McLaren minée par des luttes d’influence, un climat tendu autour du management de Piastri

Que se passe-t-il vraiment entre Webber et McLaren ?

Auteur : Franck Drui
20 février 2026 - 10:28
McLaren minée par des luttes d’influence, un climat tendu autour du management de Piastri

L’évolution récente de l’entourage d’Oscar Piastri ne serait pas anodine. L’ancien pilote allemand Ralf Schumacher, consultant de Sky Allemagne, est allé à la pêche aux information à Bahreïn et estime que ces ajustements pourraient bien être liés à certaines tensions en coulisses chez McLaren au cours de la saison passée.

Schumacher a laissé entendre qu’il était devenu important, du point de vue de McLaren, que Piastri modifie une partie de sa structure de management avant la reprise de la compétition en 2026.

"J’ai entendu dire qu’il était très important pour McLaren qu’Oscar Piastri ait un autre manager afin d’instaurer davantage de calme," a-t-il révélé.

Ces propos interviennent alors que des rumeurs ont circulé sur un refroidissement des relations entre Mark Webber, manager de Piastri, et le directeur général de McLaren, Zak Brown. L’Australien aurait été particulièrement sensible à ce qu’il percevait comme un traitement de "numéro deux" infligé à son pilote, une situation faisant écho à sa propre expérience face à Sebastian Vettel chez Red Bull Racing.

Pour Schumacher, cette lecture a pu peser dans la situation.

"Je pense en tout cas que c’est le résultat du fait que Mark Webber est peut-être allé un peu trop loin au cours de l’année écoulée. Peut-être a-t-il trop pensé à sa propre situation chez Red Bull et vu des choses qui n’existaient pas, à savoir que McLaren favoriserait l’un de ses pilotes. McLaren voulait jouer le titre avec ses deux pilotes, et cela crée forcément une certaine agitation."

Le consultant a toutefois tenu à souligner que l’écurie britannique avait pleinement soutenu Piastri.

"McLaren a offert une formidable opportunité à Oscar Piastri. L’équipe a pris un risque avec un jeune pilote. Ce serait plus compliqué si le problème venait du pilote lui-même. Mais nous ne pouvons que spéculer."

De son côté, Piastri a adopté un ton bien plus mesuré. Sans s’attarder uniquement sur les très médiatisées "règles papaye" de la saison passée, il a laissé entendre que plusieurs ajustements étaient en cours en vue de 2026. Durant l’hiver, l’Australien a notamment renoué avec son ancien ingénieur de chez Prema, Pedro Matos, tout en renforçant la présence de sa coach en performance mentale, Emma Murray, sur les circuits.

"Je suis encore en train de clarifier tout ça," a expliqué Piastri. "Certaines des leçons de l’an dernier n’étaient pas forcément liées au pilotage en lui-même, mais plutôt à la manière dont j’aborde les week-ends et la saison dans son ensemble. D’un point de vue pilotage, les essais sont cruciaux cette année parce que les voitures sont très différentes. Il s’agit de comprendre ce que la voiture aime, ce que le groupe propulseur préfère, et d’expérimenter davantage. C’est donc un travail de développement d’outils, sur la piste comme en dehors."

Interrogé plus directement sur l’hypothèse d’un biais de McLaren à son encontre dans la lutte pour le titre 2025, Piastri a fermement écarté cette idée.

"Il n’y a clairement pas eu de mauvaises intentions l’an dernier," a-t-il assuré. "À aucun moment il n’y a eu de mauvaises intentions ou de sabotage, contrairement à ce que certains ont pu suggérer. Nous avons beaucoup travaillé pendant l’intersaison pour corriger ce qui n’a pas bien fonctionné, et je suis convaincu que nous pouvons faire globalement mieux en 2026."


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