Mercedes F1 et Ferrari s’opposeront à des changements ’majeurs’ en cours de saison
Le ton est déjà donné pour la réunion du 9 avril
Malgré une contestation grandissante dans le paddock, Mercedes F1 et Ferrari devraient faire barrage à toute modification majeure des règles 2026 de la Formule 1. Une position ferme, alors même que les critiques se multiplient, y compris parmi les pilotes, et que la menace d’un départ de Max Verstappen commence à être évoquée.
Les deux écuries de pointe ont déjà fait savoir qu’elles s’opposeront lors de la réunion du 9 avril à toute refonte significative du règlement en cours de saison. Seuls des ajustements limités, principalement autour du format des qualifications, seraient actuellement à l’étude. Le reste pourrait relever de l’argument de la sécurité, que la FIA pourrait brandir, surtout après l’accident d’Ollie Bearman à Suzuka.
Patron de Mercedes, Toto Wolff assume pleinement cette ligne. Après le Grand Prix du Japon, l’Autrichien a défendu avec vigueur le spectacle proposé.
"Personne ne peut se plaindre du manque de beauté des courses. Seuls les conservateurs, les traditionalistes et ceux qui sont bloqués dans le passé pourraient ne pas aimer cela."
"Pour moi, la course n’est pas le problème, nous devons travailler sur les qualifications, et nous aborderons cela à Londres le 9 avril."
Même son de cloche chez Ferrari, où Frédéric Vasseur estime que la discipline est globalement sur la bonne voie.
"Je pense que globalement, c’est bon pour la Formule 1, c’est bon pour le championnat, c’est bon pour tout le monde."
"C’était un grand spectacle, avec beaucoup de dépassements, bien plus que ce que nous avons vu ici par le passé à Suzuka. Donc globalement, je pense que c’est positif."
En coulisses pourtant, plusieurs pistes d’évolution ont été évoquées. Parmi elles : une modification de la répartition entre puissance électrique et thermique, ou encore un assouplissement des restrictions liées aux modes aérodynamiques actifs en ligne droite.
Mais dans un contexte où Mercedes domine actuellement et où Ferrari s’impose comme son principal rival, aucune des deux équipes ne semble disposée à ouvrir la porte à des changements susceptibles de rebattre les cartes.
Ancien pilote de F1, Christijan Albers juge cette posture sans surprise.
"Mercedes ne proposera certainement rien, vu la domination actuelle de l’équipe. Ils s’en sortent très bien. Mais une chose est certaine : la FIA a tout simplement échoué à mettre en œuvre correctement ces nouvelles règles cette saison."
Le débat reste néanmoins plus nuancé pour certains acteurs du paddock. Consultant d’Aston Martin F1, Pedro de la Rosa reconnaît comprendre les deux camps.
"Que personne ne pense que je suis en faveur de cette nouvelle Formule 1. Je suis en faveur de ce que pensent les gens, les spectateurs, mais je comprends totalement les pilotes."
"Ils aiment ce sport, repousser les limites. Nous faisons cela depuis que nous sommes enfants. Donc bien sûr qu’ils n’aiment pas cette Formule 1."
"Mais quand j’entends Fernando et Lance en sortant de la voiture, je me dis : ’Les pauvres, ils ne prennent pas de plaisir’. Et ça me rend triste."
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