Comment McLaren F1 ’construit son avenir’ avec le programme de jeunes pilotes
L’équipe aide les jeunes talents à "se développer"
McLaren Racing a lancé un programme de développement des pilotes, le DPP, pour renforcer ses rangs au cours des six derniers mois grâce à plusieurs nouvelles jeunes recrues, avec comme objectif de leur faire un jour intégrer l’équipe de F1, mais aussi de les amener vers le WEC où l’IndyCar, des disciplines dans lesquelles McLaren s’inscirt à long terme. Le programme a été officiellement relancé en 2023 et continue d’être perfectionné afin de façonner au mieux le parcours des futurs pilotes professionnels.
Après des premiers mois de l’année bien remplis, McLaren a questionné le directeur des affaires commerciales, Alessandro Alunni Bravi et le responsable du développement des pilotes, Warren Hughes, au sujet des nouvelles recrues et de la manière dont le programme est géré.
"Nous construisons notre avenir chaque jour" explique Bravi. "Nous avons créé la filière de talents de notre équipe, en commençant par Lewis Hamilton, et nous avons donné de nombreuses opportunités à des pilotes, comme Lando Norris."
"Et nous faisons de même en IndyCar, avec Pato O’Ward. Je pense que cela fait partie de notre ADN, travailler avec de jeunes talents pour créer les bonnes opportunités et leur fournir les bons outils pour se développer."
Sélectionner les recrues pour le programme de développement des pilotes n’est pas une décision prise sur un coup de tête. La vitesse pure et le talent restent les éléments centraux, mais de multiples attributs sont requis pour s’assurer qu’un pilote puisse franchir les étapes nécessaires, comme le dit Hughes.
"Chaque pilote est très différent. Évidemment, la vitesse doit être là. Les très bons pilotes s’adaptent très bien aux différentes conditions, aux nouvelles situations, aux nouvelles catégories et sous la pluie."
"Il y a aussi la capacité d’auto-réflexion, ce qui est selon moi un aspect capital pour être un bon pilote. Il faut avoir une bonne intelligence de la course, il faut être intelligent, analytique, humble et toujours prêt à apprendre."
"Il n’y a pas ’une seule chose’, et chaque pilote est unique. Certains ont besoin d’aide pour la mécanique pure du pilotage, d’autres ont besoin d’une meilleure compréhension technique, d’autres encore ont besoin d’un soutien psychologique."
À cet effet, McLaren a commandé un simulateur qui sera exclusif au programme de développement des pilotes et qui devrait être opérationnel prochainement, et offre un cadre qui permet à ses jeunes recrues de baigner dans cette culture d’équipe.
"Un simulateur vous permet d’entrer un peu plus dans le vif du sujet dans un environnement moins stressant, afin que nous puissions essayer de mieux comprendre techniquement ce que fait le pilote et comment nous pouvons l’aider."
"Nous avons également le McLaren Performance Hub, un centre de remise en forme de pointe où nous pouvons évaluer régulièrement les pilotes, en termes de capacités physiques — c’est une installation fabuleuse" poursuit Hughes.
"Le simple fait de faire partie de McLaren, et d’être proche de nos équipes de course, rapproche les pilotes de l’équipe. Nos ingénieurs, notre direction de la F1, Lando et Oscar, s’arrêtent tous régulièrement pour parler à nos jeunes pilotes. Tout cela fait partie de l’ensemble de ce processus d’apprentissage."
Le programme a accueilli Leonardo Fornaroli en 2025, peu de temps après que l’Italien a décroché le championnat de Formule 2 lors de sa première saison, après avoir été sacré champion de Formule 3 en 2024. L’Italien a été nommé pilote de réserve en Formule 1, et Bravi confirme que c’est un rôle important qui évoluera tout au long de l’année
"Leonardo fait un travail incroyable. Nous sommes très, très heureux de ce qu’il fait. Il a déjà effectué deux séances d’essais TPC, parcourant plus de 1000 km. Il n’a commis aucune erreur, il progresse très bien et il a été immédiatement compétitif."
"Les essais TPC se poursuivront pendant la saison afin de s’assurer qu’il soit pleinement préparé à intervenir en tant que réserviste. Il a également rejoint l’équipe sur les circuits, assistant aux essais d’avant-saison à Bahreïn, aux Grands Prix du Japon et de Miami, et il sera de nouveau avec nous dans le garage lors du prochain Grand Prix du Canada."
"Sur le circuit, il travaille avec l’équipe afin de mieux comprendre comment aborder un week-end de course du point de vue d’un pilote, notamment comment donner des retours d’information et quelles sont les tâches principales du pilote de course."
"De plus, il a également soutenu l’équipe au McLaren Technology Centre pendant les Grands Prix, en travaillant dans le simulateur aux côtés de nos pilotes de simulateur, ce qui est un travail très précieux."
McLaren a déjà intégré des pilotes de karting au programme, notamment Dries van Langendonck et Christian Costoya, qui ont tous deux fait leurs débuts en Formule 4 en 2025 et disputent des saisons complètes en 2026. Mais en avril, le programme a recruté son plus jeune membre historique, le Britannique Harry Williams, âgé de 11 ans, qui a rejoint les rangs.
"Je pense que le travail de tout programme de développement est de regarder à long terme, pas seulement sur les deux ou trois prochaines années" poursuit Bravi. "C’est ce que nous essayons de faire. Nous regardons la prochaine génération et nous construisons une filière vers nos sièges de course à travers toutes nos séries."
"Harry est très jeune, bien sûr, mais nous voulons commencer à ce niveau en karting. C’est pour que nous puissions mieux comprendre l’environnement du karting et soutenir un pilote dès le plus jeune âge, pas seulement lors de la transition du karting à la Formule 4. C’est aussi un processus d’apprentissage pour nous."
Trouver le bon pilote, puis lui offrir la bonne expérience, est également crucial, confirme Hughes : "Nous tous, y compris Zak, sommes très bien connectés à travers les paddocks. On nous transmet beaucoup d’informations sur différents pilotes et sur les personnes qu’il vaudrait la peine de surveiller, que nous évaluons ensuite."
"Même en karting, il faut tenir compte de la qualité des équipes, du matériel et des financements dont disposent les pilotes à ce stade précoce. Évidemment, le fait de commencer au niveau de la F4 se fait avec un programme d’essais."
"Si l’on prend l’exemple de Dries et Christian, tous deux se sont lancés dans un programme d’essais avec plusieurs équipes différentes dans différents pays pour voir ce qui leur convenait le mieux, tant d’un point de vue technique que pour correspondre à la personnalité du pilote."
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