Komatsu : Haas F1 a d’autant plus de mérite que ses moyens sont limités

Et pourtant l’équipe impressionne en milieu de grille

27 mars 2026 - 16:51
Komatsu : Haas F1 a d’autant plus de mérite que ses moyens sont limités

Haas F1 vit un début de saison idéal, du moins avec Oliver Bearman : le Britannique a inscrit 17 points en deux Grands Prix, et s’impose comme l’homme en forme du milieu de grille.

Surtout, sa monoplace est performante, fiable, rapide et facile à piloter : en bref, Haas F1 a réussi son hiver. Elle est peut-être la nouvelle Williams de cette année.

4e au championnat à seulement un point de McLaren F1, Haas occupe ainsi une position extrêmement flatteuse pour sa taille et son budget.

Dans ce début de saison idéal, qu’est-ce qui a le plus ravi le directeur d’écurie, Ayao Komatsu ? Au-delà des résultats purs ?

« C’est la cohésion globale de l’équipe. Je crois que, comme tout le monde ici le sait, se préparer à cette toute nouvelle réglementation a été un défi immense, et pour nous, étant la plus petite équipe, ce défi était, je dirais, encore plus grand. »

« Mais nous avons réussi à franchir chaque étape importante, que ce soit le shakedown, Barcelone, Bahreïn 1 et 2. Et à chaque tour où nous envoyons une voiture en piste, nous apprenons quelque chose. Le rythme d’apprentissage est donc très, très soutenu. »

Ayao Komatsu poursuit en rappelant que Haas F1 a toujours des limites structurelles freinant son développement : ce qui rend ce début d’année encore plus flatteur au vu des moyens dévolus à l’équipe.

« Il nous manque peut-être certains des outils hors piste dont disposent les plus grandes équipes. Les choses que nous devons donc apprendre sur la piste sont colossales et nous devons le faire très, très rapidement. »

« Mais tout le monde travaille ensemble, en regardant les problèmes qui se présentent, en apportant des améliorations à chaque séance, à chaque relais. C’est donc ce qui s’est traduit dans les résultats. »

« Nous avons toujours dit que nous devions vraiment nous concentrer sur les bases en premier lieu. Disons que lors des cinq premières courses, il y aura des problèmes de fiabilité, ce qui est normal pour cette toute nouvelle réglementation, donc nous savons à quoi nous attendre. »

« Nous devons juste être là pour saisir les opportunités, et j’ai l’impression que c’est en grande partie ce que nous avons fait. Pas tout à fait, car nous n’avons pas pu placer les deux voitures dans les points, mais dans l’ensemble, je suis vraiment, vraiment très satisfait de la façon dont cette équipe met tout en place. »

Sur le papier, Haas F1 pourrait voir sa performance pure reculer à mesure que d’autres équipes, mieux dotées comme Audi, apportent des évolutions. L’avantage de Haas F1 est-il donc voué à se réduire inexorablement selon Ayao Komatsu ?

« C’est une très bonne question. Nous savons ce qui nous manque, nous savons ce que nous pouvons faire, donc nous effectuons évidemment un travail en parallèle. D’une part, nous tirons évidemment le meilleur parti de ce que nous avons, mais en même temps, nous sommes en train d’installer un simulateur à Banbury ainsi que quelques autres outils. »

« Je pense donc que la course au développement va être très difficile, mais au moins, pour commencer, notre voiture a des caractéristiques décentes, c’est une très bonne base, donc nous savons que la direction est la bonne. Il s’agit juste de savoir si nous pourrons trouver suffisamment de performance pour suivre le rythme des autres. »

Bearman est un pilote de pointe en puissance pour Ayao Komatsu

Oliver Bearman a pour le moment inscrit des points à chaque Grand Prix ! Il réaliste indéniablement un début de saison formidable : une progression qui impressionne bien sûr Ayao Komatsu.

« Il franchit un cap à chaque fois. Vous avez vu à quel point il s’est amélioré tout au long de l’année dernière, n’est-ce pas ? Comme nous l’avons dit, sa vitesse n’a jamais été mise en doute. Ensuite, vous avez vu l’amélioration de sa constance vers la fin de l’année dernière. Au Mexique, sa 4e place était incroyable sous une pression énorme. »

« Ensuite, tout au long des essais de pré-saison, son travail avec les ingénieurs, les mécaniciens, ses retours d’information... la qualité de tout cela s’est améliorée. Si vous regardez les deux premières courses, il n’a pratiquement commis aucune erreur. »

« C’est simplement sa façon d’absorber l’information, de comprendre la situation dans son ensemble ; il est capable de la digérer, de l’appliquer. Toutes ces qualités dont on a besoin pour être un pilote de pointe, il les possède. »

Au-delà de la performance pure, c’est aussi l’attitude, la mentalité dégagée par Oliver Bearman, qui ravit son directeur d’écurie.

« Le fait est que son attitude est très, très positive, il tire donc également le meilleur des personnes qui l’entourent, des ingénieurs, des mécaniciens, de tout le monde. C’est une qualité très importante. »

« Même lorsqu’une situation loin d’être idéale se présente, la façon dont il la gère ne démoralise pas les gens, il les motive au contraire pour pouvoir résoudre le problème plus rapidement. C’est donc un attribut naturel qu’il a. »

« Nous prenons déjà beaucoup de plaisir à travailler avec lui et, pour le moment, je n’en vois pas les limites, c’est donc la partie la plus excitante. »


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