Aston Martin F1 déjà larguée ? ’On a l’air d’être à quatre secondes des meilleurs’

Lance Stroll particulièrement pessimiste à Bahreïn

Auteur : Franck Drui
12 février 2026 - 15:08
Aston Martin F1 déjà larguée ? ’On a l’air d’être à quatre secondes des meilleurs’

Lance Stroll n’a pas cherché à masquer ses préoccupations après les premiers essais hivernaux de l’Aston Martin AMR26 à Bahreïn. Selon le Canadien, la nouvelle monoplace conçue sous l’ère Adrian Newey accuse actuellement un retard pouvant atteindre quatre à quatre secondes et demie sur les équipes de tête.

Très attendue, la première Aston Martin issue de la patte de Newey avait attiré l’attention lors de son premier roulage à Barcelone, il y a deux semaines, durant la semaine dite de « shakedown ». Mais ce baptême du feu s’était déjà déroulé dans des conditions compliquées. L’AMR26 n’avait pris la piste que le quatrième jour sur cinq, Stroll ne couvrant alors que cinq tours avant que la voiture ne s’immobilise.

À Bahreïn, le début de programme n’a pas été beaucoup plus fluide. Stroll a bouclé 36 tours lors de la première journée d’essais, mais seulement trois après la pause déjeuner, Aston Martin et son motoriste Honda ayant détecté une anomalie dans les données nécessitant une analyse approfondie. Une situation d’autant plus délicate que Honda est déjà perçu, dans le paddock, comme légèrement en retrait par rapport à ses concurrents.

Fernando Alonso a, de son côté, parcouru 80 tours à cette heure, mais le meilleur temps de l’Espagnol reste à plus de 4,6 secondes de la référence établie par Charles Leclerc, auteur d’un 1’34’’273 avec Ferrari.

Interrogé sur le potentiel de rattrapage d’Aston Martin d’ici le Grand Prix d’Australie, qui ouvrira la saison dans trois semaines, Stroll s’est montré particulièrement franc.

"Je ne sais pas. Honnêtement, là tout de suite, on a l’air d’être à quatre secondes des équipes de pointe, quatre secondes et demie," a-t-il déclaré.

"C’est impossible de savoir quels niveaux de carburant utilisent les autres et ce genre de choses, mais oui, pour l’instant, on doit essayer de trouver quatre secondes de performance, donc on verra."

La semaine précédente, lors de la présentation officielle de l’équipe, Fernando Alonso avait déjà prévenu qu’Aston Martin pourrait débuter la saison "un peu derrière ses rivaux", tout en estimant que cela ne définirait pas l’ensemble de l’année. Mais dans le contexte des attentes énormes suscitées par l’arrivée de Newey et le début d’une nouvelle ère réglementaire, le discours de Stroll renvoie une image nettement plus pessimiste.

Le comportement de la voiture lors des rétrogradages semble très nerveux et le Canadien n’a pas cherché à enjoliver la situation.

"Ce n’est pas génial pour le moment, c’est sûr," a-t-il lâché. "On n’arrive pas à faire comme Max Verstappen. Si on descend deux rapports de suite, tout se bloque et c’est la toupie assurée."

Questionné ensuite sur la nature de ces difficultés, Stroll s’est montré évasif, indiquant que "le temps le dira" s’il s’agit simplement d’un manque de roulage ou d’un problème plus profond. Il a toutefois trouvé un motif de satisfaction inattendu !

"Il fait beau dehors. Le temps est agréable. Meilleur qu’au Royaume-Uni."

Plus sérieusement, Stroll reconnaît que les difficultés actuelles ne se limitent pas à un seul domaine.

"C’est une combinaison de choses. Le moteur, l’équilibre, le grip. Ce n’est pas un seul élément. C’est un ensemble," explique-t-il.

Quant à la manière de combler cet écart conséquent au chrono, le pilote Aston Martin rappelle qu’aucune solution miracle n’existe.

"Je ne pense pas que le temps au tour tombe du ciel, vous voyez ? Il faut améliorer la voiture, le moteur. Ce sont des choses classiques en F1. Quand on est derrière la concurrence, il faut réfléchir à la manière d’extraire davantage de ce qu’on a, et en même temps continuer à améliorer."

"Personne ne reste immobile dans ce milieu. Tout le monde cherche de la performance de toutes les façons possibles, chaque week-end, tout le temps. Nous, on essaie d’extraire plus de performance chaque jour de la voiture, tout en réfléchissant aussi à plus long terme, en apportant des évolutions côté groupe propulseur comme côté châssis."

"On verra en Australie où on se situe, puis on verra au fil de la saison comment on progresse.
On pousse aussi fort que possible, et c’est tout ce qu’on peut faire pour l’instant."


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