Ce que Sainz a déjà ressenti au volant de la Williams FW48

Maniabilité, poids et adaptation : un premier bilan prudent

Auteur : Franck Drui
12 février 2026 - 15:45
Ce que Sainz a déjà ressenti au volant de la Williams FW48

Enfin de retour en piste, Carlos Sainz a livré un premier ressenti mesuré mais encourageant après les premiers essais de la Williams FW48 à Bahreïn. Absent lors du shakedown précédent, l’Espagnol savait que l’équipe de Grove abordait cette campagne d’essais avec un retard à combler, mais la première journée sans le moindre problème technique lui a permis de reprendre ses marques et de relancer la dynamique.

Satisfait d’avoir pu enchaîner les tours et "refaire partie du show", Sainz insiste toutefois sur la nécessité d’un travail progressif pour combler l’écart accumulé. Williams mise sur la régularité et la fiabilité au fil des six journées d’essais pour retrouver le rythme. Sur le plan technique, le pilote souligne déjà des différences notables avec la monoplace de l’an dernier, notamment en matière de maniabilité et de gestion de la transmission, tout en rappelant qu’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives. L’objectif est désormais clair : accumuler des kilomètres propres pour affiner les réglages et exploiter pleinement le potentiel de la FW48.

"C’est bien de rouler, ça m’avait manqué même si ça a été notre pause la plus courte. Elle a été un peu plus longue qu’elle aurait dû pour nous, mais être enfin en piste hier, faire partie du show de nouveau, c’était bien, surtout qu’on a eu une journée sans problème et on a pu faire un bon travail," a déclaré Sainz.

"Nous allons rattraper au fil des six journées d’essais de Bahreïn. On va avoir un processus lent pour nous rattraper, et on a besoin de trois journées sans problèmes comme hier pour rattraper notre retard."

Quelles différences a-t-il noté ?

"Tout ! C’est différent. Pour moi, le plus important est la maniabilité, la descente des rapports, la montée, tout est différent de l’an dernier. C’est encore tôt, on doit peaufiner tous les systèmes dans la voiture."

"Sur le plan du pilotage, ce n’est pas très différent, c’est juste comme avoir le package aéro de Monza à Bahreïn. On a très peu d’appui par rapport à l’an dernier, mais il n’y a rien de bizarre."

Et l’agilité de ces nouvelles F1 est-elle à la hauteur des promesses ?

"Je pense que personne ne roulait avec un poids léger hier, je pense qu’on est encore dans les poids de l’année dernière car je pense que personne n’a enlevé les derniers 30, 40 ou 50 kilos. On ne peut pas dire que la voiture est légère car on a des poids similaires à l’an dernier."

"C’est encore tôt pour ressentir l’agilité des voitures, mais d’ici la fin des essais, et d’ici la première course, quand on aura enlevé du poids, on ressentira davantage cette légèreté."

Alex Albon a confirmé lui aussi qu’il y avait du retard à rattraper du côté de Williams après l’absence à Barcelone : "Nous sommes en train de rattraper notre retard, mais dans l’ensemble, nous avons atteint le kilométrage dont nous avions besoin. Nous apprenons beaucoup."

"Ce n’est un secret pour personne, nous avons manqué beaucoup d’informations que nous aurions obtenues si nous avions participé à Barcelone, mais le programme d’entraînement a été constructif jusqu’à présent. Nous avons un objectif clair en tête, et nous sommes en train de le réaliser."


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