Alonso chez Alpine F1 ? ’Je suis ouvert à de nombreux scénarios’

La rumeur de Barcelone prend de l’épaisseur

Alonso chez Alpine F1 ? ’Je suis ouvert à de nombreux scénarios’
Auteur : Franck Drui
14 juin 2026 - 10:14

Alors que la saison 2026 est toujours synonyme de cauchemar pour Aston Martin F1, Fernando Alonso se retrouve au centre d’une rumeur de plus en plus insistante dans le paddock de Barcelone. Le double champion du monde est évoqué pour un retour surprise chez Alpine en 2027, où il pourrait retrouver Flavio Briatore.

Le paddock du Grand Prix d’Espagne bruisse d’une rumeur inattendue : Fernando Alonso pourrait effectuer un retour chez Alpine en 2027, comme nous vous le rapportions hier. Et en moins de 24 heures cette rumeur a pris une certaine épaisseur... pour ne pas dire une épaisseur certaine !

Franco Colapinto n’a pas permis de calmer les choses puisqu’il a lui-même confié que "cela dépend aussi de ce qui arrivera avec Alonso".

Cette spéculation repose sur plusieurs éléments. D’un côté, certains observateurs estiment qu’Aston Martin pourrait déjà réfléchir à l’après-Alonso, alors que le pilote espagnol fêtera ses 45 ans le mois prochain. De l’autre, la présence de Flavio Briatore chez Alpine, combinée à la perspective d’une monoplace motorisée par Mercedes et soutenue par Gucci, alimente les fantasmes.

Aston Martin s’est toutefois empressé de démentir ces informations.

"Ce n’est pas vrai, ce n’est qu’une rumeur de paddock," a assuré un porte-parole de l’écurie.

Interrogé sur le sujet, Alonso n’a cependant pas totalement fermé la porte à d’autres scénarios.

"Je ne sais pas. Je suis ouvert à de nombreux scénarios," a-t-il reconnu.

Ces rumeurs ont pris de l’ampleur après plusieurs déclarations du pilote espagnol jeudi laissant entendre que la fin de sa carrière en Formule 1 pourrait ne plus être très éloignée.

Questionné sur une éventuelle reconversion dans le management, Alonso a reconnu que son expérience pourrait encore être précieuse pour une équipe une fois son casque raccroché.

"Je n’y ai pas encore réfléchi," a-t-il admis en riant. "Mais encore une fois, on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve."

"Je suis impliqué dans ce sport depuis maintenant 20 ou 25 ans. Je commence aussi à me rendre compte qu’il y a des ingénieurs dans le paddock qui n’ont que six ou neuf ans d’expérience."

"Les techniciens moteur, les concepteurs de boîtes de vitesses, les ingénieurs aérodynamiciens, à l’exception d’Adrian Newey, la plupart ne travaillent même pas ici depuis plus de dix ou douze ans."

"Je n’ose pas encore dire dans quel rôle, mais je suis certain que mon expérience pourra avoir de la valeur un jour."

Le débat autour de l’avenir d’Alonso est également alimenté par les difficultés rencontrées par Aston Martin cette saison. Malgré l’arrivée de Honda et d’Adrian Newey, l’équipe vit un exercice 2026 particulièrement compliqué.

Le pilote espagnol admet que la décision de poursuivre ou non en F1 n’est jamais simple.

"C’est une roue qui ne s’arrête jamais de tourner, parce que l’année suivante semble toujours meilleure que celle en cours. Pour un pilote, il est donc difficile de choisir le moment où il faut s’arrêter lorsque l’on a encore l’opportunité de continuer."

"Dans mon cas, je me laisse davantage guider par ce que je ressens dans la voiture et par le plaisir que j’éprouve à piloter."

Or, sur ce point, Alonso ne cache pas une certaine lassitude vis-à-vis de la Formule 1 actuelle.

"Ces voitures ne sont pas celles où l’on prend le plus de plaisir à conduire. J’ai piloté des choses bien plus amusantes que les F1 de cette année, indépendamment du résultat."

"Et puis, aujourd’hui, nous avons 24 courses. Quand j’ai débuté en Formule 1, nous en avions 16, dont 11 en Europe. Il faut donc aussi réfléchir à ce que l’on a envie de faire."

La frustration est également perceptible lorsqu’Alonso évoque la situation sportive d’Aston Martin.

"C’est toujours la même histoire," a-t-il lâché.

"Je comprends que vous vouliez critiquer l’équipe, mais la situation est ce qu’elle est : nous avons un très mauvais moteur, le pire du plateau, une mauvaise répartition de la puissance, des problèmes de boîte de vitesses et d’aérodynamique."

"Nous travaillons sur tous ces points et nous espérons que les choses changeront dans la seconde moitié de la saison afin de donner aux supporters quelque chose à célébrer."

Comme si cela ne suffisait pas, Alonso a également vu s’interrompre devant son public une impressionnante série de 42 qualifications consécutives remportées face à son équipier Lance Stroll.

L’Espagnol a toutefois tenu à relativiser cette statistique.

"C’était une belle série, mais lors de certaines courses Sprint il avait été devant et cela n’avait pas été comptabilisé," a-t-il rappelé.

"Il était également au niveau de Sebastian Vettel, donc Lance est un pilote très rapide."


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