Formule 1

Red Bull Renault : 2013, plusieurs records pour Vettel

Un petit coup de pouce de Pirelli... mais pas seulement !

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Par Emmanuel Touzot

20 janvier 2019 - 18:00

Triple championne du monde en titre chez les constructeurs, Red Bull aborde la saison 2013 avec l’espoir de prolonger cette période de succès, en attendant l’incertitude qui se profile à l’horizon 2014 avec l’arrivée des V6 turbos hybrides.

Dès le GP d’Australie, les choses s’annoncent bien avec une première ligne monopolisée par Sebastian Vettel et Mark Webber. Néanmoins, la RB9 s’avère moins en forme en course et l’Allemand termine troisième, trois places devant son coéquipier, d’une course remportée par la Lotus de Kimi Räikkönen.

En Malaisie, l’équipe fait preuve de sa supériorité en signant le doublé. Néanmoins, la discorde grandit entre Vettel et Webber, après le non-respect d’une consigne passée à l’Allemand. C’est le fameux Multi 2-1, appelé par la suite ’Multi 21’, qui consiste à laisser la voiture 2 devant la 1. Finalement, Vettel s’impose et s’excuse dès la conférence de presse auprès de Webber.

Néanmoins, il explique une semaine plus tard en Chine qu’il ne s’est jamais senti soutenu par son équipier, et c’est dans cette ambiance que le Grand Prix de Chine se déroule. Une course dans laquelle Webber est victime d’une erreur aux stands et doit abandonner suite au détachement d’une de ses roues alors qu’il était parti dernier après avoir immobilisé sa voiture en piste suite à une panne d’essence en qualifications. En face, Vettel termine quatrième après un départ depuis la neuvième place suite à un problème technique.

L’équipe veut donc oublier cet enchaînement difficile à Bahreïn et y parvient avec la victoire de Vettel, qui est suivie par une course médiocre en Espagne. Vettel et Webber y terminent en effet quatrième et cinquième.

A Monaco, ils prennent le départ depuis la première ligne et terminent tous les deux sur le podium derrière Nico Rosberg, dont l’équipe Mercedes monte en puissance. C’est surtout visible en qualifications où l’équipe a signé les quatre dernières pole positions, mais aussi le dimanche avec cette victoire en Principauté.

Vettel met fin à cette hégémonie des qualifications au Canada où il s’adjuge la pole position, et y triomphe le lendemain. Webber, quant à lui, peine à tirer le meilleur parti de sa monoplace et manque le podium.

En Grande-Bretagne, Vettel abandonne suite à un problème de boîte de vitesses. Ce sera son seul abandon de la saison, mais la course revêt un aspect décisif pour la suite du championnat, puisque les nouvelles gommes mises en circulation par Pirelli depuis le début de la saison s’avèrent très peu solides et causent de nombreux problèmes en course.

Qualifié en première ligne en Allemagne et en Hongrie, Vettel y termine respectivement premier et troisième, tandis que Webber manque de nouveau le podium à deux reprises. Depuis la Grande-Bretagne, plusieurs équipes dont Red Bull poussent pour un retour aux spécifications pneumatiques de 2012, ce qui est finalement entériné durant l’été !

Une décision qui favorise forcément Red Bull, bien plus à l’aise avec les anciennes gommes. Sur les neuf courses restantes, le résultat sera sans appel. L’équipe signe huit pole positions, trois doublés, et Vettel remporte l’intégralité de ces courses tout en signant trois hat tricks, dont deux Grands Chelems.

Alors que le championnat semblait encore ouvert durant l’été, Red Bull atomise littéralement la concurrence suite à cette décision, ou tout du moins Vettel, totalement intouchable. De son côté, Webber peine un peu plus et marque moins de point qu’Alonso, et à peine plus que Lewis Hamilton sur la même période.

C’est en Inde, avec encore trois courses à disputer, que Vettel et Red Bull scellent les deux championnats (photo). De son côté, Renault se détache un peu plus à la deuxième place du classement des motoristes les plus titrés de l’histoire de la Formule 1.

Avec 13 victoires, Vettel égale le record de Michael Schumacher, du nombre de victoires en une saison, mais l’absence de victoires du côté de Webber empêche Red Bull de rejoindre le record de McLaren en 1988, partagé avec Ferrari en 2002 et 2004, de 15 victoires en une saison.

L’Australien dit d’ailleurs au revoir à Red Bull en fin d’année pour se lancer avec Porsche dans l’aventure de l’endurance, et l’équipe autrichienne s’apprête à accueillir un de ses compatriotes, Daniel Ricciardo. Mais l’arrivée d’un nouveau règlement moteur est sur le point de tout changer...

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