Domenicali attaque les ’puristes’ qui critiquent les F1 de 2026

Et assure que le malaise vient des écuries de "fond de grille"

Domenicali attaque les ’puristes’ qui critiquent les F1 de 2026
13 mai 2026 - 10:13

Stefano Domenicali a répliqué aux critiques croissantes concernant les nouvelles réglementations controversées de la Formule 1, accusant les puristes et les écuries en difficulté d’exagérer les problèmes. S’exprimant sur Radio 24, le PDG de la F1 a ressorti des arguments plus ou moins fallacieux pour défendre la situation.

La réglementation de 2026, centrée sur une répartition de puissance hybride à 50-50 et une gestion importante de l’énergie, a été critiquée à plusieurs reprises par les pilotes et les écuries depuis les essais de pré-saison, ce qui a conduit à des ajustements immédiats en 2026 et d’autres à venir l’année prochaine.

"Je peux désormais me considérer comme un vétéran de ce sport, y étant impliqué depuis les années 1990" a déclaré Domenicali. "J’ai vu ce type de commentaires tout le temps, donc je n’ai pas été surpris qu’au début, surtout ceux qui se trouvent en fond de grille, et il faut le souligner, aient veillé à mettre en avant les limites d’un règlement qui était parfaitement connu de tous depuis quelques années."

C’est le premier point malhonnête de Domenicali : les critiques sont aussi venues de pilotes et d’écuries qui sont à l’avant du peloton, comme Max Verstappen, Lando Norris, et notamment les dirigeants de Red Bull, qui avaient rapidement alerté sur les limites de ce règlement en 2024 et 2025. Mais Domenicali a défendu la direction prise par la Formule 1.

"Comme toujours, lorsqu’il y a des changements réglementaires, il y a des raisons. On peut aimer ou non, mais je le répète, il y a des raisons qui ont conduit à la nécessité d’un groupe motopropulseur de ce type, car sinon nous n’aurions pas de constructeurs participant au championnat du monde de Formule 1 aujourd’hui."

Cependant, l’Italien a admis que la F1 peut désormais se permettre de faire machine arrière pour le prochain règlement, et revenir à un V8 avec moins d’hybridation. Ce qui doit encore être validé par les constructeurs, qui verront sûrement d’un mauvais oeil l’éloignement avec la réalité technologique des voitures, qui passe par l’électrification.

"Déjà lors du prochain cycle, étant donné que la faisabilité de l’apport des constructeurs en Formule 1 a changé, le groupe motopropulseur reviendra certainement à une situation plus traditionnelle, où les voitures seront plus légères et où il y aura du carburant durable."

L’Italien a également insisté sur le fait que le récit négatif entourant la course elle-même est déjà en train de s’estomper. Et s’il a diminué après Miami, les qualifications offrant plus de spectacle, la partie est loin d’être terminée face à un public qui est encore réfractaire, quoi qu’en dise le patron de la F1.

"Après les premiers GP, dont le dernier à Miami, ces détails hautement techniques pour puristes ont déjà disparu. Nous avons pris des mesures pour l’année prochaine afin de minimiser les commentaires des soi-disant puristes, ce qui est tout à fait normal, bien sûr."

Il a clairement indiqué que la F1 doit désormais prendre en considération les opinions d’un nouveau public de non-puristes, même si rien ne dit que ce nouveau public apprécie aveuglément les nouvelles règles : "Aujourd’hui, des millions et des millions de personnes à travers le monde nous suivent."

"De plus en plus jeunes, de plus en plus attirées par une Formule 1 qui doit garder au cœur le défi des grands pilotes et des grandes voitures, mais qui a évolué avec le temps. Parce qu’après tout, le lift-and-coast, tant discuté lors des premiers GP, existait déjà dans les années 1980, alors ne l’oublions pas."

Cette déclaration de Domenicali est toutefois particulièrement malhonnête, car le lift and coast a toujours été présent pour économiser du carburant. Il n’avait absolument rien à voir avec ce que la F1 offre en 2026, avec un lift and coast bien plus important, et un clipping qui ralentit les voitures automatiquement.

Le journaliste italien Leo Turrini a également discuté de la question directement avec Domenicali sur son blog, le PDG de la F1 rejetant les suggestions selon lesquelles les règles auraient été manipulées de manière politique.

"Évidemment, je n’ai pas écrit ces règlements, Liberty Media ne les a pas imposés. Cela a été convenu entre la fédération internationale et les constructeurs, il y a quelques années maintenant. Il est puéril de faire passer tout cela pour le résultat d’une gigantesque conspiration. La conspiration de qui ? Pour quoi faire ?"

Enfin, il a souligné la popularité croissante de la Formule 1 comme preuve que le sport reste en bonne santé malgré les critiques : "La Formule 1 n’a jamais été aussi populaire qu’elle l’est de nos jours."

"Elle n’a jamais eu un tel succès auprès des jeunes et des femmes. Cela ne dépend certainement pas de la nouvelle réglementation technique, car cette tendance s’était déjà consolidée avec les anciennes règles, lorsque la Red Bull de Verstappen dominait."


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