Sainz ’sentait venir’ un ’coup dur’ pour Williams F1 dès cet hiver
Et l’important sera de montrer une bonne "capacité à se relever"
Carlos Sainz reconnait que Williams F1 a vu venir ses difficultés lors du développement de la FW48, même s’il était difficile d’imaginer à quel point l’équipe allait être en retard en ce début de saison. Il reconnait qu’il a fallu encaisser la réalité des problèmes subis par son team.
Mais les voyants sont passés au rouge bien avant le premier Grand Prix de la saison, puisque dès fin 2025, il était évident que l’équipe était en retard, et que la FW48 n’allait pas être au niveau espéré.
"C’est certain, ça a été un choc, pour moi, pour l’équipe, pour James [Vowles], pour Alex [Albon], pour tous les ingénieurs. Je pense que ce n’est un secret pour personne que ça a été difficile" reconnait le pilote espagnol.
"Je le sentais déjà venir en décembre, janvier. Je me préparais à l’obstacle, car on parlait déjà de retards, de l’impossibilité de participer aux premiers essais, et on commençait à entendre parler de problèmes de poids. Et je me suis dit ’ça ne s’annonce pas très bien pour le départ’."
"Je savais qu’à un moment donné, Williams allait rencontrer des difficultés. Le chemin du succès n’est pas toujours linéaire. Il y aurait forcément un obstacle. Celui-ci est important, probablement même plus important que ce à quoi je m’attendais."
"Maintenant, il s’agit de résilience et de capacité à se relever. Pour moi, il s’agit donc maintenant d’observer comment nous parvenons à nous relever d’un coup dur bien plus important que ce à quoi tout le monde s’attendait."
"Car si ce coup dur permet d’éliminer tous les problèmes inhérents à notre méthode de production et de conception de châssis ou de composants en surpoids, s’il permet d’éradiquer les petits dysfonctionnements qui nous affectaient au sein de l’équipe et que nous nous en remettons bien, alors cela pourrait avoir l’effet inverse avec un bond en avant significatif en termes de performance."
Sainz est conscient de l’ampleur du travail, et il ne s’attend pas à des corrections rapides. Selon lui, il y a un gros travail à faire sur le poids, mais Williams ne doit pas cacher les autres lacunes de la monoplace. Et il sait déjà que le GP du Japon sera difficile.
"La réalité est qu’en quelques semaines, il n’y a rien de magique à faire. Le Japon sera à peu près pareil, on va essayer de tester quelques choses pour rendre la voiture plus compétitive, mais on était loin du peloton en Chine donc je n’espère aucun miracle. Mais si les faits de courses nous apportent une bonne surprise comme en Chine, on la prendra."
"Nous ne savons pas la quantité d’évolutions que nos rivaux vont apporter. On sait ce qu’on apportera dans les six prochains mois, on sait ce qu’on peut trouver en termes de poids et d’appui, mais si les autres apportent la même chose, on restera au même endroit. En Formule 1, c’est toujours relatif."
"On a beaucoup de poids à perdre, ce n’est pas un secret. Est-ce que ça en ferait une bonne voiture ? Non, on peut faire mieux. Hormis le poids, je pense que cette équipe a le potentiel pour faire une voiture meilleure que ce qu’on a en ce début de saison."
"On a eu des soucis en termes de production, des retards, et on se retrouve avec une voiture en surpoids. Mais la réalité, c’est qu’on peut faire mieux, on ne doit pas seulement perdre du poids sur la voiture, on doit aussi améliorer l’appui, et c’est un des objectifs cette année."
Alex Albon reconnait que la situation n’est pas simple, mais il pense qu’il y a encore moyen de progresser rapidement pour revenir sur la concurrence. Cependant, il est conscient que les rivales de Williams ne vont pas se laisser rattraper.
"On garde l’esprit ouvert, on a réussi à corriger certaines choses sur la voiture et on a un plan intéressant de choses à accomplir. Mais ce sera difficile avec des changements de direction rapides, on n’a pas de hautes attentes mais on reste concentrés" a déclaré Albon.
"Miami est loin et je pense que tout le monde amènera des évolutions. J’espère que les nôtres seront bonnes mais on est en retard, et ce sera difficile de revenir sur le peloton. Mais on va continuer à travailler et se concentrer sur de bonnes choses."
Avec Aston Martin et, dans une moindre mesure, Red Bull, Williams fait partie des équipes qui ont le plus régressé cette saison. Le Thaïlandais s’amuse de la comparaison avec Red Bull et admet qu’il faut accepter de ne pas toujours être dans une dynamique positive.
"J’aimerais bien être à la place de Red Bull ! Mais ça fait partie de la course automobile, on a des hauts et des bas. On vient d’une saison de hauts et on aimerait être plus à l’avant, mais c’est comme ça. Il faut accepter les résultats, les gens doivent continuer à nous soutenir, et même si ça prend plus de temps que prévu, on reviendra."
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