Révélation : un circuit a bien tenté de remplacer Bahreïn et Djeddah au calendrier F1
La Formule 1 a décliné l’option après les annulations d’avril
Le rêve d’un retour de la Formule 1 dans les rues d’Adélaïde a brièvement refait surface... avant de se heurter à la réalité logistique du calendrier.
Le Premier ministre d’Australie-Méridionale, Peter Malinauskas, a révélé avoir tenté un coup audacieux pour faire revenir la discipline reine dans la capitale après l’annulation des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite, conséquence de l’escalade du conflit au Moyen-Orient.
À peine la situation clarifiée, Malinauskas a pris son téléphone pour contacter directement le PDG de la F1, Stefano Domenicali.
"J’ai contacté Stefano Domenicali," a-t-il expliqué sur Triple M.
"Je travaillais déjà un peu sur ce sujet depuis quelque temps, et quand les épreuves ont été annulées à cause de la guerre en Iran, j’ai immédiatement sauté sur l’occasion."
Le dirigeant politique n’a pas hésité à tenter sa chance : "Dès qu’il est devenu évident qu’ils n’allaient pas courir à Bahreïn et en Arabie saoudite, je me suis dit : ’Voilà une opportunité’."
Un projet prêt mais trop ambitieux dans les délais
Fort d’un récent accord avec MotoGP pour ramener des compétitions internationales à Adélaïde, Malinauskas estime que son équipe était prête à agir rapidement.
"Je leur ai dit : ’Écoutez, j’ai l’équipe, nous avons fait les calculs. Nous pouvons mettre en place le circuit selon ces délais’."
Mais malgré cette préparation, la Formule 1 a finalement décliné la proposition. Le manque de temps et la complexité du transport des monoplaces et du matériel depuis l’Asie vers l’Australie ont pesé lourd dans la décision.
Présent aux côtés de Domenicali au moment de l’appel, le célèbre animateur Eddie McGuire a confirmé la proximité d’un accord : "C’était tout proche. Il a tout fait correctement. Mais au final, la Formule 1 a dit non."
Au-delà de la logistique, un autre frein majeur subsiste : le circuit urbain d’Adélaïde ne dispose pas actuellement de l’homologation FIA requise pour accueillir une course de Formule 1 moderne. Un point crucial qui rendait toute organisation express encore plus délicate.
Malinauskas assume toutefois sa tentative : "Il faut tenter sa chance pour gagner. Je ne l’ai pas rendu public, j’ai appelé directement."
Aucun remplacement mais des scénarios à l’étude
La Formule 1 a depuis confirmé qu’aucune course ne viendrait remplacer les épreuves annulées d’avril. Les disciplines de support, comme la Formule 2, la Formule 3 et la F1 Academy, se retrouvent elles aussi sans solution de repli.
Néanmoins la discipline n’exclut pas de reprogrammer ces Grands Prix plus tard dans la saison. Une des options envisagées serait de les insérer dans une fenêtre très resserrée entre les Grands Prix d’Azerbaïdjan et de Singapour, à l’automne.
Un tel scénario poserait toutefois d’importants défis, avec des week-ends de course potentiellement condensés, voire l’organisation d’épreuves en semaine.
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