Montréal veut garder la F2 en attraction permanente du Grand Prix du Canada
Bruno Michel et les promoteurs affichent leur volonté de prolonger l’expérience
La Formule 2 pourrait rapidement s’installer durablement au programme du Grand Prix du Canada après des débuts nord-américains jugés très encourageants cette saison. Initialement absente du calendrier 2026 à Montréal comme à Miami, la discipline antichambre de la Formule 1 a finalement été intégrée à ces épreuves à la suite des annulations des manches de Bahreïn et d’Arabie saoudite en raison de la situation en Iran. Une arrivée tardive qui semble déjà avoir convaincu aussi bien les organisateurs que les dirigeants du championnat.
Président du championnat de Formule 2, Bruno Michel a confirmé au Journal de Montréal son souhait d’ancrer durablement la discipline sur le Circuit Gilles Villeneuve.
"Oui, j’aimerais que nous puissions revenir de manière plus permanente," explique Michel.
La présence de la F2 au Canada n’était pourtant pas prévue à l’origine. Le championnat ne devait disputer aucune manche nord-américaine en 2026, mais les bouleversements du calendrier au Moyen-Orient ont changé la donne.
"Pour la F1, perdre deux courses n’est pas si grave parce que cela représente 10 % de la saison," souligne Michel.
"Pour nous, cela fait une énorme différence parce que nous avons moins de courses."
L’ajout des rendez-vous de Miami et Montréal marque également une première historique pour la discipline sur le continent nord-américain. Une évolution que les équipes ont accueillie avec enthousiasme.
"Quand j’ai annoncé à nos équipes que nous allions en Amérique du Nord, elles étaient ravies," raconte Michel.
"Elles savent que c’est vraiment important parce que nous voulions développer notre image en Amérique."
Bruno Michel révèle également que des discussions existaient déjà avant même les annulations des manches moyen-orientales.
"Montréal m’avait demandé si nous viendrions en 2026, et j’avais répondu non. Mon calendrier était déjà complet," explique-t-il.
Du côté des promoteurs du Grand Prix du Canada, l’idée d’un accord durable est également envisagée avec intérêt. Sandrine Garneau, directrice des opérations de l’épreuve montréalaise, confirme que des discussions sont en cours afin d’élargir encore le programme du week-end.
"Nous aimerions en faire un événement sur quatre jours et une véritable prise de contrôle de la ville," affirme-t-elle.
Garneau ajoute que les catégories de promotion font pleinement partie des réflexions actuelles : "Faire venir la F2 et peut-être la F3 est quelque chose dont nous discutons tous les jours."
L’intégration tardive de la Formule 2 au week-end canadien a toutefois représenté un véritable défi logistique. Des installations temporaires de paddock ont notamment dû être construites derrière la tribune 15, près de l’épingle du circuit.
Malgré ces contraintes, Michel estime que la F2 offre un avantage précieux pour les spectateurs grâce à une proximité plus importante avec les équipes et les monoplaces.
"Cela permet aux fans de venir voir les voitures et les garages, contrairement à la F1 où tout le monde cache ce qu’il fait parce que les voitures sont des secrets d’État," sourit-il.
Le patron de la F2 conclut en rappelant la philosophie plus ouverte de la discipline : "En F2, tout le monde a la même voiture."
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