Red Bull : Horner est parti, quelle suite pour l’équipe et Verstappen
Quelles vont être les conséquences en cascade ?
L’ensemble du monde de la Formule 1 se demande maintenant "Quelle est la prochaine étape ?" après la nouvelle choc de mercredi.
Après avoir survécu au scandale des « sexting » de l’année dernière, à la lutte de pouvoir qui en a résulté et au départ de plusieurs membres importants du personnel, Christian Horner a été soudainement limogé par Red Bull.
On pense que cette décision fait suite à la décision de son fidèle soutien, Chalerm Yoovidhya, actionnaire à 51 %, de finalement céder et d’accepter son départ réclamée par la partie autrichienne de l’entreprise.
Selon la BBC, la rumeur qui circulait en F1 mercredi était que Red Bull avait reçu une sorte d’ultimatum de la part du camp Verstappen : soit Horner partait, soit Max le ferait.
Il est également fascinant de constater que la nouvelle est tombée le jour même où le conseil d’administration de Mercedes a approuvé une offre visant à attirer Max Verstappen chez la marque allemande pour 2026 et au-delà. Reste à savoir s’il l’acceptera !
"Une coïncidence ? Difficile à dire !" s’étonne-t-on du côté d’une source chez Red Bull. "Max peut partir comme rester suite à cette nouvelle."
Après le drapeau à damier à Silverstone – une nouvelle course difficile pour Verstappen – Horner a été vu en train de se disputer avec Jos, le père influent de Max.
"On voyait bien que Jos était tout sauf satisfait de la situation," a déclaré l’ancien pilote de F1 Ralf Schumacher, admettant que ses critiques envers Horner l’avaient placé sur "la liste noire de Christian".
Schumacher estime que le règne de Horner, qui durait depuis 20 ans, est tout simplement arrivé à son terme.
"Au final, ils n’étaient plus capables d’attirer ou de retenir les bons éléments. Ils ne voulaient tout simplement pas venir à cause de sa personnalité."
D’autres informations suggèrent que Horner était sur le point de tenter une nouvelle fois d’évincer le consultant, le Dr Helmut Marko, ou de bloquer une tentative d’entrée du camp Verstappen au capital de l’écurie de Milton-Keynes.
Bernie Ecclestone, confident de longue date de Horner, affirme que l’homme de 51 ans a été choqué par la nouvelle de mercredi.
"Ça doit être quelque chose de très grave, à mon avis. Je lui ai parlé la veille [lundi] et il n’était pas au courant. Enfin, il l’était peut-être, mais il ne m’en a rien dit. C’était une conversation normale. On parlait de Max [Verstappen]. Rien à voir avec ça, sinon il me l’aurait dit."
"Tout ce que je sais, c’est le message que le monde entier a reçu : il a été licencié avec effet immédiat. C’est la posture avec effet immédiat que je ne comprends pas. Pourquoi lui demanderaient-ils de partir avec effet immédiat ? C’est comme s’il avait assassiné quelqu’un."
"Vous comprenez, si vous devez licencier quelqu’un, vous devez en discuter avant et dire quelque chose comme : ’Nous avons convenu de nous séparer’, ou quelque chose comme ça. Mais pour dire ouvertement : ’Vous êtes licencié avec effet immédiat’, il a dû agir de manière radicale sur quelque chose."
"Supposons qu’ils aient été mécontents des résultats, ce que je comprends, c’est une chose, mais être licencié immédiatement, c’en est une autre."
Mika Salo partage cet avis et confie : "Je pense qu’il se passe quelque chose en coulisses dont le public n’est pas informé. Certains parlent du fait que Max ait prévenu qu’il allait s’en aller. Mais d’autres disent au contraire qu’il va rester grâce à cette éviction. Pour l’instant il n’y a rien d’autre à dire à ce sujet, à moins d’être dans le secret."
Deux alliés de Horner – Paul Smith, directeur de la communication, et Oliver Hughes, directeur du marketing – suivent Horner dehors, et des rumeurs suggèrent déjà que le Britannique pourrait rejoindre Ferrari ou Alpine.
Flavio Briatore, directeur d’Alpine F1 et allié de Horner, a souhaité bonne chance au Britannique pour sa « prochaine aventure ».
"20 ans au sommet, ça en dit long. Un compétiteur sur la piste, mais aussi un ami en dehors. Bravo pour tes exploits chez Red Bull Racing, et je te souhaite le meilleur pour ta prochaine aventure. Forza Christian !"
Verstappen est lui resté discret sur les dernières rumeurs concernant l’avenir de Horner lors des dernières courses, mais il semblerait qu’il ait rencontré le PDG Oliver Mintzlaff il y a quelques jours.
Le manager de Max et Jos, Raymond Vermeulen, s’est montré très prudent mercredi : "Il appartient à Red Bull de partager le contexte de cette décision. Pour Red Bull, c’est la meilleure voie à suivre. Il appartient à la maison mère de recruter et de faire des choix stratégiques."
Quant à l’avenir, Vermeulen a ajouté : "Rien ne change pour nous. Nous continuons de nous concentrer sur l’aspect sportif et visons davantage de performance afin de revenir au sommet."
Verstappen pourrait aussi utiliser l’offre de Mercedes pour imposer des changements chez Red Bull. Le Néerlandais demandait depuis longtemps une deuxième personne pour travailler aux côtés de Horner.
Red Bull Racing, y compris le nouveau projet moteur Red Bull-Ford, sera désormais dirigé par Laurent Mekies, tandis qu’Alan Permane prendra la relève chez Racing Bulls.
"Ford souhaite remercier Christian Horner pour sa collaboration et son dévouement au programme Red Bull Ford Powertrains. Nous sommes toujours impatients de revenir sur la grille de Formule 1 en 2026," a déclaré un responsable de Ford en réponse à la nouvelle de l’éviction d’Horner.
Yuki Tsunoda, 2e pilote Red Bull Racing, a aussi réagi : "Merci, Christian, pour tout le soutien que tu m’as apporté cette année. C’est incroyable de voir ce que tu as construit chez Red Bull, et merci de m’avoir permis d’y participer. J’ai beaucoup appris et je suis reconnaissant pour tout."
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