Qu’est-ce qui cloche chez Williams F1 ? ’Des détails’ selon Vowles
Il félicite Colapinto pour sa prolongation
Le circuit d’Interlagos est apprécié par presque tous les pilotes, mais il pose de grandes difficultés, notamment en termes de réglages.
James Vowles, le directeur de Williams F1, l’a expliqué en peu de mots : ce circuit va dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Une anecdote ? Pas du tout, car cela influence notamment l’usure physique des cous des pilotes.
Le patron britannique sait que le Grand Prix du Brésil représente donc un vrai défi ; mais il a aussi et surtout de très bons souvenirs ici : lorsque Brawn a remporté le titre en 2009, au bout d’une folle épopée.
« Le défi, du circuit, c’est d’aller dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, c’est donc très différent pour les pilotes, cela fait travailler le cou d’une manière différente. C’est un week-end de course Sprint. »
« Et on a vu l’an dernier à quel point c’était difficile et compliqué. Je crois que j’ai perdu le compte du nombre de fois où nous avons réparé une voiture, pour être transparent. »
Williams F1 avait en effet vécu un week-end catastrophique l’an dernier au Brésil, notamment à cause de multiples crashs de Franco Colapinto.
« Mais j’aime ça parce qu’il y a de vraies courses ici, et les conditions sont vraiment fantastiques, mais elles créent un défi. Mais c’est tout l’intérêt. »
« Et mon meilleur souvenir remonterait à 2009. C’est là que nous avons gagné le championnat, et ce fut un moment vraiment spécial pour moi ici. »
La 5e place menacée ?
Williams F1 est plutôt tranquille à la 5e place au classement des constructeurs, mais il ne faut pas s’endormir. Or les deux derniers Grands Prix ont été très frustrants et décevants pour l’équipe. Peut-elle rebondir ici à Interlagos ?
« Le bilan est plutôt mitigé, car à Austin, nous avons quand même marqué neuf points le samedi. Mais vous avez raison, à partir du dimanche, oui, c’était assez décevant. »
« Principalement parce que dans le cas de Carlos, c’était une véritable septième place pour laquelle il se battait. Et cet accident (accrochage de Carlos Sainz en piste, ndlr) nous a non seulement coûté cher à Austin, mais il nous a aussi coûté cher au Mexique en même temps (pénalité sur la grille, ndlr). »
« Quant au Mexique – ce fut juste une comédie de désastres avec les limiteurs de vitesse dans les stands… mais beaucoup d’enseignements à en tirer. »
Alexander Albon a semblé aussi perdu qu’énervé de son côté lors des derniers Grands Prix. S’est-il remis dans le bon chemin selon son directeur d’écurie ?
« Et puis avec Alex… mais ce ne sont pas vraiment les réglages qui clocent, c’est la façon dont les outils et les réglages se combinent. En tant qu’équipe, nous devons faire un meilleur travail, c’est ce sur quoi nous nous concentrons ce week-end. »
« Nous sommes dans une lutte où, lors de la séance, il y avait une seconde séparant 18 voitures. Et parfois, c’était 90 millisecondes qui séparaient environ quatre d’entre nous. »
« On entre dans ces détails infimes où tout s’additionne. Et la réalité, c’est qu’avec une voiture légèrement inconstante pour un pilote, il est très facile de laisser un dixième sur la table. »
Avec 39 points d’avance sur Racing Bulls, Williams F1 peut sur le papier voir venir au classement des constructeurs… Mais tel n’est pas l’avis de James Vowles, qui veut bien sûr remobiliser les siens.
« Réponse courte, non, on n’est pas tranquille. C’est un milieu de grille incroyablement compétitif, et on peut déjà le voir avec les podiums qui ont eu lieu cette année – que ce soit de la part de Sauber, ou de la nôtre – c’est une situation où il est très difficile de prédire ce qui peut arriver dans une course donnée. »
« Prenons la météo, elle va jouer un rôle ce week-end, et l’année dernière nous a montré qu’Alpine – bravo à eux – a fait un travail fantastique et a vraiment changé le classement. »
« Donc non, pas du tout. Le jeu est ouvert jusqu’à la fin de l’année. Nous avons deux week-ends de course Sprint, et notre travail dans tout cela est simplement de prouver au monde que nous méritons d’être cinquièmes. »
Vowles félicite Franco Colapinto pour sa prolongation
L’an dernier, Franco Colapinto s’était donc crashé à de multiples reprises dans les conditions piégeuses et pluvieuses d’Interlagos. Chez Alpine F1 cette année, après une période difficile, il a redressé la barre et obtenu de Flavio Briatore sa prolongation chez Williams F1.
Comment James Vowles, l’ancien patron de Colapinto chez Williams F1, juge-t-il les progrès de son ancien pilote ?
« Je suis vraiment fier de ce qu’il a fait – certainement au cours des, disons, sept dernières courses. C’est un grand retournement de situation. Il montre au monde la performance que j’ai vue quand il était avec Williams. »
« Je crois qu’il a mérité ce baquet pour l’année prochaine, et j’étais incroyablement fier de lui lors de l’annonce. Il a un nombre incroyable de fans. »
« En venant ici – et je n’exagère vraiment pas – cela m’a pris une demi-heure parce qu’il y a environ 50 000 Argentins incroyablement passionnés. Et c’est ce que j’aime voir. »
« Le sport est dans une santé qu’il n’a jamais connue auparavant, et Franco a cet énorme public. Je pense donc qu’il l’a fait grâce à ses performances. Il le fait aussi grâce à ce que le sport en retire en même temps. »
« Il a un brillant avenir. C’est à lui de continuer à le mériter année après année. »
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