Lindblad mesure déjà la difficulté de la F1 nouvelle génération

La gestion de l’énergie, un paramètre en plus à dompter pour le rookie !

Auteur : Franck Drui
18 janvier 2026 - 09:50
Lindblad mesure déjà la difficulté de la F1 nouvelle génération

À seulement 18 ans, Arvid Lindblad aborde son arrivée en Formule 1 avec un mélange d’enthousiasme et de lucidité. Le Britannique fera ses débuts dans la discipline reine lors du Grand Prix d’Australie, au volant d’une Racing Bulls, aux côtés de Liam Lawson. Il succède à Isack Hadjar, promu chez Red Bull Racing, et se prépare à entrer en F1 dans un contexte technique profondément renouvelé.

Alors que Racing Bulls et Red Bull ont récemment levé le voile sur la livrée de leurs monoplaces à Detroit – devenant les deux premières équipes à le faire avant le lancement des essais hivernaux – le programme du jeune pilote s’intensifie. Pour Lindblad, cette immersion progressive met déjà en lumière l’ampleur du monde qu’il s’apprête à découvrir.

"Il y a beaucoup plus de personnes, et évidemment l’usine est bien plus grande que ce à quoi j’étais habitué," nous explique-t-il.

"Tout est plus grand, tout est beaucoup plus professionnel. Tout se fait à une échelle supérieure. C’est ma première impression."

Le Britannique, qui n’a disputé qu’une seule saison dans chacune des catégories juniors avant de gravir les échelons jusqu’à la F1, sait toutefois qu’il n’en a encore vu qu’une partie.

"Je suis sûr qu’il y a encore énormément de choses de ce côté-là qui vont m’impressionner, et beaucoup de nouvelles expériences à vivre, d’autant plus que je n’ai même pas encore vraiment roulé. Je parle seulement de mon expérience au simulateur et à l’usine, mais je pense qu’il y a encore beaucoup plus à découvrir quand on arrivera sur les circuits."

L’arrivée de Lindblad coïncide avec l’entrée en vigueur du règlement 2026, qui redéfinit en profondeur les unités de puissance. Un changement majeur qui suscite de nombreux débats dans le paddock, son coéquipier Liam Lawson évoquant notamment des moteurs radicalement différents de ceux connus jusqu’ici.

Mais loin d’y voir une contrainte, Lindblad estime que cette nouvelle ère offrira davantage d’opportunités aux pilotes pour influencer la performance globale.

"Définitivement. Je pense que c’est différent, et c’est justement ce qui rend la chose excitante, parce que ça va être un vrai défi. Il y a beaucoup plus de paramètres à gérer, surtout du côté de l’unité de puissance, donc ce ne sera pas facile."

Conscient des exigences accrues, le rookie ne minimise pas la difficulté de la tâche, notamment lors de sa première saison en F1.

"Surtout quand on arrive en tant que débutant, il y a déjà beaucoup plus de choses à gérer en F1 qu’en F2 ou dans les catégories inférieures. Cette année, il y en aura encore davantage. De ce point de vue, ce sera un défi, et ce ne sera pas simple, mais j’ai vraiment hâte."

Dans cette phase d’apprentissage accéléré, Lindblad se dit reconnaissant du soutien reçu au sein de son équipe.

"J’ai la chance d’être dans des équipes très habituées à travailler avec des rookies. Ils ont été très accueillants et très soutenants jusqu’à présent, et j’ai vraiment hâte que la saison commence."

Au-delà de l’environnement Racing Bulls, Lindblad peut également compter sur un atout précieux : Oliver Rowland, qu’il décrit comme sa "petite superpuissance". Champion du monde de Formule E en titre, Rowland est aussi son manager et un pilier majeur de sa progression.

Figure familière des paddocks de formules juniors, le Britannique de 33 ans a accompagné Lindblad tout au long de son ascension, un soutien que le jeune pilote juge déterminant.

"Oui, bien sûr. Ollie, indépendamment de l’aspect Formule E, m’a énormément appris," confie Lindblad. "Ce n’était pas si loin que ça l’époque où lui-même gravissait les échelons pour accéder à la F1."

"Je lui suis extrêmement reconnaissant pour son soutien, et c’est une des grandes raisons pour lesquelles j’ai pu monter les catégories aussi rapidement. Avoir son expertise, ses conseils et ses connaissances, surtout en F3 et en F2, a été un énorme avantage pour franchir les étapes."

Si la Formule E diffère de la F1, Lindblad estime que l’expérience de Rowland dans la gestion de l’énergie et des batteries sera un atout non négligeable avec les nouvelles unités de puissance.

"Ce n’est pas la même chose, la FE et la F1, mais il y a clairement un aspect de gestion de la batterie. Que ce soit de l’économie d’énergie ou non, il y a désormais une composante beaucoup plus importante liée à la batterie en F1, dans la gestion de l’unité de puissance."

"Le fait qu’il connaisse si bien la Formule E, qu’il y ait excellé et qu’il ait vraiment compris et maîtrisé cette discipline, c’est quelque chose sur lequel je vais beaucoup m’appuyer. Je vais lui poser énormément de questions et essayer d’en tirer le maximum."


Nouveau : comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?

Via notre nouvelle chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com !

Vous abonner (cliquez sur l’étoile pour mettre en favori) à notre Google News si vous utilisez l’appli Google Actualités sur votre smartphone.


Partage

si202601160162.jpg