Lawson exprime ses réserves sur la nouvelle F1 en attendant des ajustements
Le Néo-Zélandais pointe un manque de plaisir qui peut être corrigé
Le débat autour des nouvelles règles techniques de la Formule 1 continue de s’intensifier, et Liam Lawson n’a pas hésité à livrer une critique sans détour après le Grand Prix de Chine, se focalisant lui aussi sur les qualifications, le plus gros problème à régler selon lui
Le pilote Racing Bulls, seulement 14e sur la grille à Shanghai, a exprimé son malaise face à cette nouvelle génération de monoplaces, allant jusqu’à affirmer que ce qu’il observe en piste ne correspond pas à sa vision de la course.
"Ce n’est pas vraiment la course à laquelle je suis habitué," a-t-il lâché, visiblement frustré par ses débuts dans cette nouvelle ère réglementaire.
"Le plaisir n’est pas très élevé," a-t-il ajouté, balayant au passage l’idée selon laquelle ces nouvelles règles rendraient la discipline plus excitante.
"Nous ne sommes toujours pas à fond en qualifications, même si c’était bien mieux à Shanghai qu’à Melbourne. Je pense qu’il faut des ajustements pour les tours rapides. Plus de puissance avec le V6, moins d’énergie à disposition et donc moins de recharges à faire pour aborder le reste à fond. Ce serait la formule idéale. Je sais que la F1 et les équipes en discutent."
"De l’autre côté tout le monde apprend vite mais comme Max l’a dit, cela ne suffira pas à ce que ce soit parfait sur tous les circuits. Il faut revoir certains paramètres."
Quitte à sacrifier quelques secondes sur un tour de qualification.
"Oui, tant que nous sommes à fond, ça me va," répond Lawson. "Je suis sûr que la F1 trouvera la bonne équation."
Depuis le début de la saison, de nombreuses voix se sont élevées contre ces nouvelles monoplaces sur l’exercice du tour rapide principalement, mais aussi sur la course. Les reproches sont variés : manque de plaisir au volant, complexité excessive, voire inquiétudes en matière de sécurité, notamment lors des départs, du premier tour ou encore dans les zones d’aérodynamique active en ligne droite.
Max Verstappen s’est notamment montré critique sur le ressenti au volant, tandis que Carlos Sainz et George Russell ont davantage insisté sur les aspects liés à la sécurité.
Dans le paddock, une large majorité de pilotes juge ces règles "trop complexes" ou "inutilement compliquées", certains comme Verstappen allant même jusqu’à qualifier les courses de "fausses et artificielles".
Si néanmoins les premières courses offrent du spectacle, Lawson nuance fortement cette perception.
Interrogé sur le caractère spectaculaire des courses (Sprint et course principale) en Chine, le Néo-Zélandais a tenu à remettre les choses en perspective.
"C’est excitant, mais quand on comprend pourquoi ces dépassements ont lieu, ce n’est pas vraiment... Je ne sais pas, ce ne sont pas vraiment des dépassements, mais plutôt une question de qui a le plus d’énergie, qui n’en a plus."
Selon lui, la gestion énergétique prend le pas sur la performance pure et le talent en piste.
"Quelqu’un utilise son énergie, puis dans la ligne droite suivante, il n’en a plus et se fait redoubler. Ce n’est pas la course à laquelle je suis habitué."
N’y a-t-il pas une dimension stratégique bienvenue tout de même ? Cela fait réfléchir Lawson, qui nuance ainsi sa critique.
"C’est à la main des pilotes, c’est vrai. Nous décidons quand déployer l’énergie. Peut-être que Mercedes et Ferrari ont une maitrise de leur unité de puissance qui permet déjà de penser cela de leur côté. Dans ce cas, j’ai hâte d’en arriver là aussi."
"Mais pour l’instant nous souffrons encore trop sur la phase de recharge pour y penser."
Autrement dit : si l’exploitation du moteur Red Bull Ford arrive au niveau de ses rivaux, Lawson reverra peut-être sa position. Et Max Verstappen dans la foulée peut-être ?
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