La F1 étudie plusieurs scénarios pour la fin de saison, la Turquie en solution de secours
Istanbul pourrait accueillir une course en cas d’impasse au Moyen-Orient
Le calendrier de la Formule 1 2026 pourrait connaître de nouveaux bouleversements, la FIA envisageant plusieurs scénarios pour compenser l’annulation du double rendez-vous au Moyen-Orient, avec en toile de fond la possibilité d’un retour anticipé du Grand Prix de Turquie.
Le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, a confirmé que l’épreuve d’Istanbul pourrait être intégrée dès cette saison si Bahreïn ou l’Arabie saoudite ne peuvent finalement pas être reprogrammés. L’instance dirigeante et la F1 explorent actuellement différentes options après l’annulation des courses dans la région, liée au conflit en cours et aux attaques impliquant l’Iran.
Parmi les pistes étudiées, l’insertion de Bahreïn ou de l’Arabie saoudite entre les Grands Prix d’Azerbaïdjan et de Singapour, du 2 au 4 octobre, reste envisagée. Une autre option serait d’organiser une série de quatre courses consécutives en fin de saison, avec une finale repoussée au 13 décembre (voir notre article complet à lire ici).
Mais si la situation géopolitique ne s’améliore pas, la Turquie pourrait devenir une solution de repli crédible. La Formule 1 a récemment officialisé le retour du Grand Prix de Turquie à partir de 2027, avec un contrat de cinq ans jusqu’en 2031, mais une apparition anticipée n’est pas exclue.
"Autour du Qatar, on pourrait décaler d’une semaine, repousser l’ensemble," a expliqué Ben Sulayem. "Sinon, peut-être que nous pourrions avoir la Turquie cette année si elle finalise son homologation et les autres exigences."
Le dirigeant insiste toutefois sur la complexité de l’équation logistique.
"D’un point de vue logistique, il s’agit de savoir quel est le meilleur scénario. Nous consultons les promoteurs. Il s’agit de savoir où nous voulons aller, et nous essaierons de faciliter les choses, mais sans mettre notre personnel sous pression. Ce serait trop."
Au-delà des considérations sportives, Ben Sulayem rappelle que la priorité reste la sécurité dans un contexte international tendu, allant jusqu’à évoquer l’incertitude autour des dernières courses de la saison.
"Il y a un problème plus important que le sport automobile," a-t-il affirmé. "C’est la manière dont nous vivons, les changements, le stress dans cette région."
"Si l’on parle des dirigeants là-bas, en tant que gouvernements, la manière dont ils ont géré la situation, en ne ripostant pas, a été très sage. Il faut de la force pour ne pas le faire."
Dans ce contexte, la tenue des Grands Prix du Qatar et d’Abu Dhabi en fin de saison ne peut être garantie à ce stade.
"Le sport peut attendre. Qu’est-ce qui est le plus important ? Les êtres humains ou le sport automobile ? Ou n’importe quel sport ? Les êtres humains sont toujours la priorité," a-t-il insisté.
"Espérons que cela se termine bientôt, afin que nous puissions revenir à la normale et ne pas vivre comme nous le faisons actuellement, avec ce stress."
"À Dieu ne plaise, si cela se poursuit jusqu’en octobre ou novembre, nous devrons simplement ne pas y aller, car la sécurité passe avant tout."
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