La F1 de 2026 a séduit Alesi malgré les critiques

Le Français salue le spectacle malgré des débuts complexes

Auteur : Franck Drui
13 avril 2026 - 13:48
La F1 de 2026 a séduit Alesi malgré les critiques

Alors que les nouvelles règles techniques de 2026 continuent de diviser le paddock et les observateurs, Jean Alesi prend le contrepied des critiques et affiche un regard nettement plus positif sur l’évolution actuelle de la discipline.

Les trois premières manches de la saison ont confirmé que la Formule 1 reste au sommet du sport automobile, tout en révélant à quel point la philosophie des courses a changé. Entre récupération d’énergie, déploiement et phénomène de super clipping, de nouveaux paramètres dictent désormais la performance.

Ce bouleversement n’est pas sans susciter de vives réactions : une partie des fans de longue date se montre critique, tandis que les pilotes eux-mêmes sont divisés. Certains dénoncent ouvertement la direction prise par la discipline, et plusieurs figures du passé peinent à adhérer à cette nouvelle ère.

Jean Alesi faisait lui-même partie des sceptiques avant le début de saison. Mais son opinion a évolué après avoir vu les premières courses. Présent au Japon le matin du Grand Prix, l’ancien pilote aux 201 départs, deux pole positions, 32 podiums et une victoire, a livré son analyse.

"Lors des essais, nous avons vu beaucoup de problèmes techniques, parce que le système est très compliqué à exploiter, mais les courses sont tout simplement incroyables," confie-t-il à RN365.

"Avec tout ce que je lisais, tous les commentaires des pilotes, je me suis dit : ’OK, ça va être une catastrophe’. Mais quand j’ai vu la première course à la télévision en Australie, c’était tout le contraire."

"Nous ne pensions plus à la fiabilité. Ces deux dernières années, les voitures prenaient le départ et voyaient l’arrivée, sauf en cas d’accident. Maintenant, nous avons eu quelques voitures non fiables, parce que le système est, comme je l’ai dit, très nouveau pour le moment."

"J’aime regarder la Formule 1 et je suis sûr qu’ils trouveront le moyen de la rendre aussi fiable qu’avant."

Face aux premières tendances observées, les différentes parties prenantes, la FIA, la Formule 1, les équipes et les motoristes, vont profiter de la pause d’avril pour analyser les données issues des trois premières courses. Une première réunion est prévue le 9 avril, mais d’autres discussions devraient suivre avant la reprise à Miami. L’objectif sera d’identifier les domaines nécessitant des ajustements, qu’ils soient mineurs ou plus profonds.

Ces débats interviennent alors que Mercedes a pris une nette avance en tête du championnat, au point que certains imaginent déjà une saison pliée et un duel interne pour le titre. Un scénario qu’Alesi refuse d’entériner.

"C’est encore très frais," tempère-t-il. "C’est comme ça maintenant, mais ça va changer. Aujourd’hui, on a l’impression que les qualifications sont moins importantes que la course, parce que certaines équipes parviennent à maximiser leur performance en qualifications, mais cela ne se reflète pas autant en course."

Il cite notamment l’exemple du Grand Prix de Chine : "Après les qualifications, on disait : ’Demain, en course, les Mercedes vont disparaître’. Ce n’est pas ce qui s’est passé. Ils ont gagné, mais il y a eu de la bagarre. À un moment de la course, George a dit à la radio : ’Ils sont plus rapides, c’est un problème pour moi’. Donc, au final, c’était une vraie lutte."

Parmi les détracteurs les plus virulents du règlement figure Max Verstappen, dont les critiques sont partagées par plusieurs pilotes, dont le champion du monde en titre Lando Norris. Le Néerlandais regrette notamment que la Formule 1 s’éloigne de ses valeurs traditionnelles de pilotage pur.

Alesi comprend ces réserves, sans pour autant les partager totalement. Il reconnaît lui-même qu’il aurait peut-être du mal à s’adapter à ces monoplaces modernes.

"En tant qu’ancien pilote de Formule 1, je ne serais pas capable de piloter cette voiture. J’ai 60 ans, et mes amis, qu’ils aient 50 ou 60 ans, ne pourraient même pas enchaîner deux tours."

"Vous savez quoi ? Ce n’est pas notre génération. Mais c’est toujours notre passion. En tant que passionné de Formule 1, j’aime la Formule 1 telle qu’elle est aujourd’hui. Si vous me demandez si j’aimerais piloter cette voiture, je ne sais pas."

"Ce que je sais, en revanche, c’est que c’est la technologie la plus avancée. Et quand je courais, je voulais toujours avoir la technologie la plus moderne dans ma voiture."


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