L’homme en forme : Bearman va-t-il encore marquer les esprits au Japon pour Haas F1 ?
Pourtant il n’apprécie pas tellement ces F1 2026
Il est le patron du milieu de grille depuis le début d’année : Ollie Bearman a maximisé les résultats en course pour Haas F1.
Les 17 points de son équipe ? Ils ont tous été inscrits par lui – et Bearman éclipse ainsi Esteban Ocon qui manque, pour le moment, soit de chance, soit de performance.
À l’heure d’aborder son 3e Grand Prix, et peut-être son 3e dimanche dans les points, le Britannique ne s’enflamme évidemment pas. Assez humble et prudent, il tient avant tout à féliciter Haas F1 pour avoir construit une monoplace fiable, rapide, facile à conduire, qui lui permet de dominer ou d’être à l’avant du milieu de grille.
« En réalité, ça nous rend juste encore plus lents. D’un côté, nous n’avons plus besoin de lever le pied pour nous laisser glisser en roue libre (lift and coast), ce qui est probablement un peu mieux pour nous, mais cela signifie juste que nous devons faire beaucoup de... Je veux dire, nous devons toujours recharger l’énergie et nous passons beaucoup de temps sans aucune énergie parce que nous perdons un mégajoule par rapport à ce que nous avions dans le simulateur avant de venir ici. Je pense qu’il y a de meilleures façons d’arriver au même résultat. Si nous pouvions récupérer de l’énergie à hauteur de moins 350 kilowatts tout en étant à fond sur l’accélérateur, cela faciliterait un peu la vie de tout le monde. Mais j’imagine que c’est aussi une solution. »
Qu’est-ce qui fait la différence sur cette Haas F1, notamment par rapport à l’an dernier ? Ou face aux monoplaces concurrentes ?
« Le châssis et l’aérodynamique sont fantastiques. Les gars ont fait un super travail, l’équipe nous a fourni une bonne voiture dès la première course, en gros. Nous avons fait un grand pas en avant pendant les essais et la voiture s’est beaucoup améliorée depuis, et maintenant nous sommes dans une très bonne position. Je me régale. »
À Suzuka, Ollie Bearman ambitionne logiquement un 3e Grand Prix dans les points : pourrait-il même signer un nouveau top 5 ou 6 ?
« Sur ce circuit, les sensations vont être intéressantes, mais cela ne dépend plus de nous. Ce que nous avons accompli, l’équipe... je suis vraiment fier du travail qu’ils ont fait. »
Bearman toujours pas vraiment convaincu par le nouveau règlement ?
Au départ sceptique au sujet de la révolution réglementaire de 2026, Ollie Bearman semble s’être fait à ce nouveau style de pilotage.
Même s’il se sent à nouveau comme un rookie derrière le volant, face à la complexité du nouveau règlement ?
« Oui, c’est une sacrée différence, particulièrement en qualifications. En Chine, nous avons fait toute la séance de qualifications et, sur mon dernier tour, j’ai réalisé mes meilleurs passages en courbe, mais j’ai en fait roulé deux dixièmes plus lentement ; parce que parfois, passer plus vite dans les virages et reprendre l’accélérateur plus tôt perturbe la voiture et on finit par perdre du temps pur au tour, ce qui est vraiment étrange. »
Le jeune pilote de Haas F1 critique en particulier l’exercice des qualifications : car le samedi, en essayant d’aller plus vite, une F1 est en réalité parfois plus lente !
« Parfois même, il y a certains virages, pas beaucoup, un ou deux par circuit, où si vous accélérez, que vous levez le pied et que vous réaccélérez, ça gâche tout. Ça peut se jouer à 3 % d’accélérateur et ça peut ruiner votre tour, en gros. Ça m’est arrivé en Chine et j’ai perdu deux dixièmes dans la longue ligne droite opposée, je ne comprenais pas du tout. Puis on regarde les données et on me dit : "Ah oui, tu avais 5 % de batterie en moins au début de la ligne droite", et c’est vraiment la différence que ça peut faire. »
« Donc c’est difficile parce qu’on a toujours piloté de manière à pousser de plus en plus tout au long des qualifications et, arrivé à cette ultime tentative, on essaie d’en tirer le maximum, et on finit par être plus lent. En fait, on a plutôt intérêt à piloter à 99 % et à faire des tours réguliers, ce qui va un peu à l’encontre de notre nature. C’est quelque chose auquel nous devons nous adapter. Ensuite, en course, je pense que c’est un peu plus simple, mais en qualifications, cela demande indéniablement un temps d’adaptation. »
À Monaco, les nouvelles F1 pourraient avoir bien des possibilités de récupérer l’énergie, mais pas vraiment l’occasion de la déployer… comment Oliver Bearman aborde-t-il donc ce prochain Grand Prix ?
« Eh bien, en fait, à Monaco, comme c’est un circuit très court, il y a énormément de zones de freinage. Je n’ai pas fait de simulateur ni rien, je n’ai même encore rien regardé pour Monaco, mais je m’attends à ce que ce soit peut-être l’un des circuits les plus proches de ce que nous avions par le passé. C’est plus dans ce genre de courtes lignes droites, où l’on ne veut déployer qu’une infime quantité d’énergie, que si l’on a un petit dérapage ou autre et qu’on lève le pied, on déploie beaucoup plus d’énergie que prévu. Monaco sera un peu plus normal. J’ai vraiment hâte d’y être. »
Ollie Bearman a accueilli, enfin, sur un ton plus sceptique les changements du règlement en qualifications, avec la réduction de la récupération d’énergie. Pas un changement profitable selon lui.
« En réalité, ça nous rend juste encore plus lents. D’un côté, nous n’avons plus besoin de lever le pied pour nous laisser glisser en roue libre (lift and coast
Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?
Haas F1
- Haas F1 n’arrive pas à optimiser ses qualifications avec Ferrari
- Pourquoi les équipes clientes auront encore plus de travail à Miami
- Bearman donne des nouvelles de son genou après son crash de Suzuka
- Doohan a entamé son chapitre en ELMS sans renoncer à la F1
- Bearman ’a eu beaucoup de chance’, Coulthard s’inquiète des différences de vitesse en F1