Hamilton rejoint Verstappen dans les critiques des F1 de 2026
En cause, la gestion de l’énergie et l’utilisation des rapports de boîte
Les critiques envers les monoplaces de Formule 1 2026 continuent de s’accumuler. Après Max Verstappen, c’est désormais Lewis Hamilton qui exprime publiquement ses réserves. Le pilote Ferrari pointe notamment du doigt les contraintes imposées par la récupération d’énergie, qui modifient profondément la façon de piloter.
Selon Hamilton, les pilotes sont contraints d’utiliser la première et la deuxième vitesse dans des virages où cela n’était pas nécessaire auparavant, faute de pouvoir recharger suffisamment la batterie avec les nouvelles règles techniques.
"Les rapports très courts que nous devons utiliser sont simplement dus au fait que nous ne pouvons pas récupérer assez d’énergie électrique."
"Nous ne pouvons pas recharger suffisamment la batterie, donc c’est pour ça que nous devons descendre sur des rapports aussi bas."
Après un premier roulage à huis clos à Barcelone le mois dernier, les essais de Bahreïn cette semaine offrent les premières images embarquées des F1 de 2026. On y observe des voitures instables à l’entrée des virages, conséquence directe de l’utilisation inhabituelle des rapports courts.
Hier, Verstappen avait déjà exprimé son mécontentement, qualifiant les nouvelles règles d’anti-course. Hamilton va plus loin en évoquant une situation qu’il juge incompatible avec l’esprit même de la compétition : la nécessité de lever le pied et de laisser filer la voiture en roue libre... même en qualification.
"Nous pouvons faire monter les régimes moteur très, très haut, donc on descend en première et en deuxième à certains endroits, uniquement pour tenter de récupérer ce petit surplus d’énergie."
"Si vous regardez Barcelone, par exemple, on fait 600 mètres de lift and coast sur un tour de qualification. Ce n’est pas ça, la course automobile."
Le Britannique précise que cette contrainte est particulièrement marquée sur les circuits comportant peu de zones de freinage importantes, comme le Circuit de Barcelone.
"Ici, ce n’est pas nécessaire parce qu’il y a beaucoup de zones de freinage. Mais ça n’aide clairement pas, car les écarts entre les rapports sont assez importants. Quand on rétrograde en première, la voiture peut décrocher brutalement."
Hamilton évoque également un ensemble de facteurs qui rendent certaines portions du circuit particulièrement délicates.
"Il y a aussi très peu d’appui aérodynamique. Et avec le vent arrière ici, beaucoup de pilotes bloquent les roues au virage 10. C’est probablement le passage le plus difficile que j’aie jamais connu sur ce circuit. On glisse énormément sur les pneus. Ce n’est pas spectaculaire."
Interrogé sur la possibilité qu’une équipe disposant de la voiture la plus rapide puisse malgré tout passer à côté de la victoire à cause d’une mauvaise gestion énergétique, Hamilton reconnaît que ce facteur sera central en 2026.
"Aucune idée les gars. Vraiment aucune. Je ne peux même pas répondre à cette question."
"La gestion de l’énergie va être la clé. Quelle équipe maîtrisera le mieux le déploiement, quels pilotes sauront le mieux gérer les réglages, les retours dans le volant – tout ça va être crucial."
"On en saura plus quand on sera dans de vraies conditions de course. Pour l’instant, tout le monde est un peu sur le même bateau."
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