’Sans forcer, ils vont plus vite’ : Norris est bluffé par Red Bull Ford et Ferrari
Le pilote McLaren F1 situe son équipe derrière ces deux rivales
À l’issue de ses premiers essais hivernaux de Formule 1 à Bahreïn hier, Lando Norris a lui aussi affirmé que Red Bull a marqué les esprits dans le paddock. En analysant les données GPS récoltées durant ces trois jours, Norris estime que l’écurie de Milton Keynes dispose déjà d’un avantage significatif grâce à son groupe propulseur, développé cette saison en collaboration avec Ford.
Le moteur Red Bull a rapidement attiré l’attention dès les premiers tours de roues. Si le patron de Mercedes, Toto Wolff, a affirmé qu’il était jusqu’à une seconde plus rapide en ligne droite que celui de ses concurrents - une déclaration balayée par Max Verstappen - plusieurs pilotes ont néanmoins tiré la même conclusion que Norris ou Wolff : Red Bull possède bien une longueur d’avance.
Le Britannique a particulièrement insisté sur la capacité de l’équipe autrichienne à exploiter son déploiement d’énergie, un domaine clé de la performance en Formule 1 moderne.
"L’Australie est un circuit très différent, en même temps," a expliqué Norris aux médias alors qu’Oscar Piastri est chargé de conclure seul cette 3e journée.
"Mais quand quelqu’un a simplement un avantage de déploiement, c’est une magnifique portion de temps au tour à avoir dans sa poche. Sans même forcer, on peut aller plus vite."
"Donc on verra. Et puis, du point de vue de la voiture aussi, ils semblent très performants."
Confirmant l’avantage de Red Bull en matière de gestion de l’énergie, Norris a expliqué où lui et McLaren doivent combler l’écart avec leur principal rival.
"Je peux sans doute améliorer certains détails, mais cela ne changera certainement pas la donne face à leurs performances. Leur groupe motopropulseur semble excellent. Il est très performant et efficace. Nous devons comprendre comment ils y parviennent."
"Je peux toujours apporter ma contribution. Chez McLaren, nous pouvons aussi progresser, notamment au niveau du département en lien avec Mercedes, je pense que nous savons tous que nous devons améliorer certains aspects."
"Les Red Bull semblent avoir réalisé un excellent travail et le groupe propulseur Ford paraît très performant, chapeau à eux. Mais pour l’instant, ils ont une bonne longueur d’avance sur nous. C’est délicat. Mais avoir un avantage tactique, c’est un précieux gain de temps au tour comme je l’ai dit."
A ses côtés, Neil Houldey, directeur technique de l’ingénierie chez McLaren, se montrait confiant quant au fait que Mercedes aurait les ressources nécessaires pour être compétitive.
"Comprendre où déployer et où optimiser l’énergie sera crucial. Il est essentiel d’obtenir un déploiement maximal, ce que l’on observe, je pense, sur certaines données GPS."
"On constate que certaines équipes parviennent à déployer davantage d’énergie, et d’autres, qu’elles soient du même constructeur ou non, le font à différents moments du tour, justement au moment où nous commençons à mieux cerner les zones de déploiement optimales."
"Je sais que Mercedes HPP a déployé des efforts considérables pour concevoir le groupe motopropulseur dont nous disposons, et je suis convaincu que nous obtiendrons le déploiement nécessaire pour être compétitifs cette année."
McLaren, qui utilise cette saison des unités de puissance Mercedes, aborde l’année avec l’objectif de défendre son double titre acquis en 2025. Mais malgré un programme de travail intense à Bahreïn, Norris reconnaît que son équipe ne se situe pas encore au niveau de ses principaux rivaux.
À mesure que les essais touchaient à leur fin, le pilote britannique a également pointé du doigt l’avance de Ferrari dans la hiérarchie actuelle.
"Du point de vue de la voiture, Red Bull et Max semblent performants. Nous ne semblons pas non plus tout à fait au niveau de Ferrari pour le moment," admet Norris.
"Je sais que nous allons progresser et faire des pas en avant, mais je suis sûr qu’eux aussi."
"Il faut attendre pour voir. Ça ne sert à rien d’essayer de deviner. On va faire tout le travail possible et maximiser nos efforts pour l’instant."
"Mais il nous reste une assez grosse étape à franchir pour être confiants dans le fait de pouvoir les battre, c’est certain."
Norris semblait toutefois détendu à la fin de la deuxième journée, confirmant que McLaren est toujours en phase de collecte de données et qu’il est satisfait des progrès réalisés.
"Je le pense," a-t-il confirmé en réponse à une question sur la progression de la voiture par rapport aux données du simulateur.
"J’ai l’impression que nous avons fait des progrès entre mercredi et hier. Le plus important, c’est que d’ici la semaine prochaine, nous puissions progresser davantage et exploiter toutes les données recueillies ces derniers jours."
"La voiture s’est comportée par moments mieux qu’en simulation, et à d’autres moments peut-être moins bien, mais la corrélation entre la simulation et la piste semble plutôt bonne. Quand j’ai fait mon débriefing sur ce sujet je n’avais pas grand-chose à ajouter."
"Je pense que l’équipe de simulation a fait du bon travail avec nous. Le simulateur est plus important que jamais en ce moment, pour optimiser l’utilisation de la batterie, qui fonctionne correctement, et aussi pour essayer d’améliorer la voiture à ce stade de la saison."
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