Formule 1

Hamilton a dû employer toutes les tactiques pour résister à Verstappen

Il a littéralement tout tenté

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Par Emmanuel Touzot

26 mai 2019 - 21:34
Hamilton a dû employer toutes les (...)

Lewis Hamilton a vécu un Grand Prix sous haute tension à Monaco, étant sous les assauts de Max Verstappen avec des gommes qui se dégradaient grandement. Le Britannique s’est emporté à la radio auprès de son ingénieur, Peter ’Bono’ Bonnington, mais avoue que l’adrénaline était présente.

"Je ne sais pas à quel point je suis satisfait, c’était si intense, peut-être la plus intense que j’aie jamais eue" reconnaît le Britannique. "Je ne suis pas fâché à ce sujet, c’est comme ça que devrait être la course."

"Mais c’est difficile quand on est en piste longtemps tout seul, il n’y a rien que Bono ou quiconque puisse dire pour rendre les choses meilleures, ça dépend de moi. La pression était immense et il y avait toutes les occasions de craquer aujourd’hui sous cette pression mais j’étais déterminé à ne pas craquer."

Il avoue s’être fait beaucoup de frayeurs et avoir eu quelques alertes sans frais : "Si vous craquez mentalement, c’est fini. J’ai la capacité mentale de rester positif. Max a fait une belle course, j’ai failli me crasher 30 fois, alors je suis content de ne pas l’avoir fait, mais j’ai touché le rail plusieurs fois."

Il revient sur la tension de la fin de course, et notamment sur la touchette à trois tours de l’arrivée. Il reconnaît que Verstappen lui a mis une pression énorme : "Évidemment, je pouvais le voir. Il occupait littéralement l’ensemble de mes rétroviseurs."

"Je réussissais à mieux sortir du dernier virage. J’étais super lent dans le virage 1, mais dans le virage 3, mes pneus côté droit étaient en bon état et fonctionnaient. Mais une fois que j’arrivais aux virages 4, 5, 6, 7 et 8, je n’avais rien."

Il explique tout ce qu’il a fait pour tenter d’améliorer ce problème : "Déplacer l’équilibre des freins vers l’arrière, ralentir le moteur, changer le réglage du différentiel, on a tout fait pour essayer de faire tourner cette voiture. Je le voyais bien rouler à fond derrière."

"De toute évidence, le pneu le plus dur était beaucoup plus résistant. J’espérais qu’il finisse par ne plus avoir de performance dans ses pneumatiques mais ça n’est pas arrivé. Je n’arrêtais pas de penser que l’épingle était l’endroit où il allait essayer de plonger à l’intérieur, parce que je n’arrivais pas à tourner."

"J’essayais donc de couvrir toute cette zone, de me positionner de façon à obtenir une bonne sortie de virage. C’était vraiment l’une des initiatives stratégiques les plus rusées que j’aie jamais eu à faire pour tenter de garder la tête et un écart. Je suis sûr que nous nous sommes touchés plusieurs fois et comme je l’ai dit, j’ai touché la barrière beaucoup de fois au cours des tours, mais heureusement, la voiture est restée en un seul morceau."

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