Russell sous forte pression ? ’Je n’ai pas de raisons de paniquer !’
Il promet du mieux ce week-end au Canada
Vingt points de retard : c’est ce que George Russell a concédé au classement face à son surprenant et redoutable coéquipier Andrea Kimi Antonelli pour le moment. L’addition est salée, elle est aussi inattendue pour celui qui était censé dominer le début de saison. Pour autant, avant le Grand Prix du Canada, le pilote Mercedes F1 se dit confiant en ses capacités : il assure que ni son moral, ni sa détermination n’ont été affaiblis par un Grand Prix de Miami qu’il n’a pas même terminé sur le podium.
George Russell, ce week-end à Montréal, est cependant attendu au tournant. Sur un circuit qui, de son propre aveu, lui convient davantage, toute nouvelle contre-performance face à son coéquipier Andrea Kimi Antonelli pourrait bien entamer sa confiance en ses propres capacités.
Mais pour l’heure, le Britannique est ainsi fort optimiste : « Nous sommes fin mai, nous avons disputé quatre courses et cette année a semblé très décousue jusqu’à présent. J’ai donc simplement hâte de recommencer à courir, d’enchaîner les courses et de trouver un bon rythme. Miami a de toute évidence été un week-end très difficile pour moi, mais j’en ai tiré énormément de leçons et je me sens en pleine forme pour aborder ce Grand Prix. »
Comment George Russell explique-t-il qu’il n’a pas même fini sur le podium à Miami, alors même que son coéquipier gagnait ? Qu’est-ce qui lui a posé problème sur le circuit floridien ?
« Pour beaucoup d’entre nous, l’attention était également portée sur la gestion de l’énergie. Par conséquent, toutes les questions habituelles liées aux pneus, aux réglages, aux fondamentaux de la course ont été un peu reléguées au second plan. Nous avons manqué des éléments clés parce que nous étions concentrés ailleurs, et c’était un bon petit rappel. Aussi douloureux que cela ait pu être, c’était un week-end très nécessaire, car cela s’avérera très bénéfique pour le reste de l’année. »
George Russell ne ressent-il donc pas la pression avant ce Grand Prix qui pourrait marquer un tournant pour lui ?
« C’est juste une autre course pour moi. C’est juste une autre course et le championnat n’est même pas dans mon esprit. Je sais de quoi je suis capable, je connais ma vitesse. Évidemment, Miami a été un mauvais week-end. C’était déjà un week-end difficile pour moi là-bas l’année dernière, et j’étais ensuite allé à Montréal pour réaliser une excellente course. Cela ne veut pas dire que ce sera pareil cette année, mais je dois simplement me concentrer sur moi-même, suivre mes procédures comme je l’ai fait à Melbourne et en Chine, et contrôler ce que je peux contrôler. Il n’y a donc vraiment aucune raison de paniquer. »
« Et comme nous l’avons dit, nous n’avons disputé que quatre courses, il en reste au moins 18. En repensant à ma saison en F2, qui est évidemment la dernière fois que je me suis battu pour un championnat, j’étais sixième après quatre courses, avec environ 35 points de retard. Donc, à ce stade, cela ne signifie rien. »
Mais le Britannique n’affronterait-il pas un problème fondamental également avec la Mercedes F1 ? Convient-elle vraiment à son style de pilotage ?
« C’est très dépendant du circuit, tout comme l’année dernière. Tout le monde a des circuits forts et des circuits faibles. Si je regarde les choses objectivement, Miami a été le seul accroc, comme ce fut un peu le cas pour moi l’année dernière également. J’espère donc que ce sera une course sur 22 qui se passera comme ça. Le début de saison a été un peu délicat avec un manque de chance en Chine et au Japon, et notre situation pourrait être totalement différente si les choses s’étaient passées autrement. Comme je l’ai dit, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. C’est le cours normal des choses et nous verrons ce que ce week-end nous réserve. De plus, en abordant la saison européenne, lorsque nous aurons tous trouvé un meilleur rythme, avec des enchaînements de deux ou trois courses en fin d’année, les choses peuvent évoluer très rapidement. »
« Pour être honnête, je me considère comme mon principal concurrent. Et c’est ce que j’ai fait au cours de ces sept dernières années, durant toute ma carrière en Formule 1. Je sais que si je coche toutes les cases de mon côté, je peux battre n’importe qui. C’était le cas l’année dernière lorsque j’étais le coéquipier de Lewis, c’était le cas lorsque j’étais le coéquipier de Kimi, et l’année précédente avec Lewis. Je ne cherche donc pas à avoir un avantage sur qui que ce soit d’autre. Je cherche à tirer le maximum de moi-même, avec mes ingénieurs, des réglages de la voiture, des pneus. Je sais que si je remplis toutes ces conditions, je peux gagner. C’est mon objectif. »
George Russell a donc annoncé la couleur : ce circuit de Montréal lui convient très bien. Il se met donc lui-même la pression…
« Ces deux dernières années, ce circuit a davantage convenu à notre voiture car nous étions clairement plus performants dans des conditions plus fraîches. Nous avons gagné à Vegas, nous avons gagné au Canada. J’ai été en pole position ici ces deux dernières années et c’était l’élément principal. Kimi était également sur le podium ici l’année dernière, nous avons tous les deux très bien performé. Lors des trois premières courses de l’année, nous avons évidemment gagné en tant qu’équipe. L’année dernière, nous n’avons pas gagné lors des quatre premières. Puis nous sommes arrivés au Canada, et nous avons gagné. Cela ne garantit pas que nous gagnerons à nouveau cette année. C’est juste un circuit que j’apprécie. J’aime le rythme, j’aime la nature des virages à moyenne vitesse. Oui, je m’y plais. »
Si George Russell semble autant en difficulté pour le moment, n’est-ce pas aussi, tout simplement, parce que Andrea Kimi Antonelli a grandement progressé durant l’hiver ?
« Kimi était exceptionnellement rapide tout au long de l’année dernière. La grande différence, c’est que nous étions à la lutte avec plusieurs autres équipes et que chaque séance était un défi. Rien que passer la Q1 l’année dernière engendrait beaucoup de pression, avec énormément de stress pour atteindre la Q3. C’était pareil pour les départs : si nous prenions un mauvais départ l’année dernière, nous ne pouvions pas simplement récupérer les quatre ou cinq positions perdues car nous n’avions pas cet avantage de rythme. Sans aucun doute, il évolue à un niveau vraiment fantastique, mais j’ai toujours su que c’était en lui et je l’ai vu l’année dernière. Oui, c’est un pilote fantastique. »
« La beauté de la Formule 1 réside dans le fait que chaque année est différente. Chez un joueur de tennis, l’environnement reste le même, avec la même raquette, les mêmes balles, la terre battue, le terrain dur, année après année, il est donc possible de mesurer cette progression. En tant que pilote, cette année, nous avons des pneus différents, une unité de puissance différente, des voitures différentes. À chaque week-end de course, les conditions varient. Les conditions de cette épreuve seront différentes de celles que nous avions ici au Canada il y a 12 mois. Il est donc très difficile de mesurer cette progression, car la limite, ou disons la faiblesse que vous essayez d’améliorer, peut changer d’une année sur l’autre ; ce qui est votre force une année peut devenir votre faiblesse l’année suivante. En tant que pilote, il faut simplement toujours savoir s’adapter à ce qui se présente. »
Des évolutions importantes pour Mercedes F1 : un week-end décisif pour la suite de l’année ?
Un facteur pourrait en particulier dicter la réussite de Mercedes F1 ce week-end : l’arrivée d’importantes évolutions sur la voiture, pour la première fois de l’année. Qu’en espère George Russell ?
« Eh bien, j’espère qu’elle sera aussi compétitive que les améliorations apportées par McLaren et Ferrari à Miami. Ils ont manifestement fait un beau pas en avant. Nos chiffres semblent plutôt prometteurs, mais nous savons que cela peut ne pas se traduire de la même manière dans la réalité. Il n’y a aucune preuve scientifique indiquant que ce ne sera pas compétitif, mais comme je l’ai dit, tant que nous ne l’aurons pas testé en piste, il y aura toujours quelques inconnues. »
George Russell devra gérer également un important changement : la limite de recharge en qualifications, qui a été fixée à seulement 6 MJ, la plus basse de la saison jusqu’à présent.
« Pour être honnête, cela n’affectera pas grand-chose. C’est la bonne décision. Au vu des simulations, il ne semble pas que nous perdions de la vitesse en bout de ligne droite. Il ne devrait pas y avoir de bizarreries en termes de lift and coast pendant le tour. C’est assurément la bonne direction et cela devrait être plus simple ici. »
En plus des nouvelles pièces aérodynamiques, Mercedes devrait également recevoir, comme Ferrari, des mises à jour logicielles qui pourraient aider sur l’exploitation moteur. Notamment sur les départs, un point faible de l’équipe jusqu’à présent.
« Les départs sont évidemment une grande priorité pour nous car c’est clairement notre plus gros point faible. Nous savons qu’à court terme, il sera difficile de faire des gains majeurs, et nous faisons tout notre possible pour résoudre ce problème rapidement. Mais il y a aussi des éléments à moyen terme que nous devons modifier pour continuer à nous améliorer. Et, bien sûr, nous n’avons pas souvent l’occasion de nous entraîner pour les départs en course. On ne peut pas vraiment s’y exercer sur le simulateur. Lors de certaines épreuves, on ne peut même pas s’entraîner aux départs pendant les essais libres. Nous allons donc continuer à faire de notre mieux pour progresser. »
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