Hadjar : j’ai explosé ma télé devant Abu Dhabi 2021
Une cicatrice encore vive qui a bouleversé le Français
Le Grand Prix d’Abu Dhabi 2021 reste l’un des épisodes les plus marquants – et les plus contestés – de l’histoire moderne de la Formule 1. Cette finale explosive, qui opposait Lewis Hamilton et Max Verstappen à égalité parfaite au championnat, a basculé dans un scénario digne d’un film lorsqu’une Safety Car tardive est venue chambouler la hiérarchie.
Alors qu’Hamilton dominait nettement la course et semblait filer vers un huitième titre historique, la direction de course prenait une série de décisions controversées concernant les pilotes à un tour. La relance, à un seul tour de l’arrivée, offrait à Verstappen – qui venait de chausser des pneus neufs – l’occasion de dépasser un Hamilton impuissant sur des gommes usées.
La manœuvre décisive de Verstappen dans le dernier tour lui permit de décrocher son premier titre mondial, tandis que le clan Mercedes et Hamilton restaient abasourdis, estimant avoir été privés d’une victoire quasi certaine. L’affaire a laissé des traces profondes : Michael Masi quitta son poste, la FIA clarifia plusieurs procédures, et le débat sur cette soirée folle continue encore aujourd’hui.
Pour toute une génération de fans et de pilotes, ce final a marqué un avant et un après. Parmi eux, un certain Isack Hadjar, alors simple spectateur, qui s’en souvient comme si c’était hier. Et le Français était alors un grand supporter d’Hamilton. Quatre ans plus tard, il se remémore ce final avec une intensité intacte.
"J’étais seul dans ma chambre," raconte-t-il. "Il n’y avait pas de caméras, pas de micro, rien. Juste moi devant mon écran, en train d’exploser la télé, et c’est tout."
Le Français, membre du programme Red Bull, vivait alors la scène avec énormément d’émotion, partagé entre admiration et frustration.
"Évidemment, j’étais content pour Red Bull, parce qu’au final, ce n’est pas Mercedes qui m’a donné ma chance en F1. Ils ne m’ont pas signé. Donc je me sentais mal pour lui… mais c’était un mélange de sentiments."
Hadjar ne s’en cache pas : Lewis Hamilton a longtemps été sa référence absolue.
"Je me souviens, quand j’étais gosse devant la télé, je me disais : ’J’espère qu’il ne va pas prendre sa retraite’. Je voulais arriver en F1 alors qu’il serait encore là."
"Finalement, ma première année en F1, c’est sa première année chez Ferrari, donc c’est assez iconique."
"J’ai énormément de chance, car je n’aurais jamais pensé courir contre lui. Je pensais qu’il s’arrêterait avant et que j’arriverais plus tard. Et maintenant je suis là, et je me bats contre lui… C’est un immense privilège."
Hadjar sourit au moment d’évoquer leurs premiers duels en piste : "J’ai pu me battre contre lui quelques fois cette année mais je ne lui ai jamais ouvert la porte !"
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