Cadillac F1 de 4 à 2 secondes : Mario Andretti note les progrès rapides
Il souligne des avancées malgré un retard encore important
À peine entrée en Formule 1, l’écurie Cadillac F1 montre déjà des signes encourageants. C’est en tout cas le constat dressé par Mario Andretti, membre du conseil d’administration du projet, qui salue les premiers progrès de la nouvelle structure américaine malgré des débuts forcément complexes.
L’arrivée de Cadillac en F1, concrétisée lors du Grand Prix d’Australie, a été l’aboutissement d’un long processus. Andretti ne cache pas l’intensité du moment.
"Il y avait beaucoup d’anxiété, sans aucun doute," confie-t-il dans le podcast Drive to Wynn.
"Mais en même temps, nous étions là, et tout le monde regardait vers l’avenir, en se sentant chanceux d’avoir atteint cet objectif."
"Il y avait énormément de soutien. La direction de Cadillac était présente, ce qui est toujours appréciable."
Mais au-delà de l’émotion, Andretti a surtout été attentif à l’image renvoyée par l’équipe face à la concurrence.
"Je voulais voir comment nous nous positionnions par rapport aux autres équipes. Et vous savez quoi ? Cadillac avait totalement sa place, dans la présentation comme dans l’exécution."
Malgré son statut de novice en F1, Cadillac s’appuie sur une base expérimentée, notamment avec Graeme Lowdon et Pat Symonds.
"C’est une nouvelle équipe, mais il y a beaucoup d’expérience grâce à des personnes qui ont déjà tout vécu dans ce milieu," souligne Andretti. "Ils ont aussi réussi à attirer de très bons talents venus d’autres équipes."
"J’étais fier, honnêtement, et très heureux de voir l’exécution. Il y a eu quelques petits problèmes, mais il faut faire avec."
Sur la piste, les résultats restent modestes mais en progression. Lors du Grand Prix de Chine, Valtteri Bottas a signé la meilleure performance de l’équipe avec une 13e place, tandis que Sergio Perez a terminé 15e, les deux monoplaces ralliant l’arrivée.
"Lors de la première course, nous étions à quatre secondes du rythme. En Chine, nous étions à deux secondes. C’est encore beaucoup, mais c’est un progrès."
"Nous allons chercher à reproduire cela à chaque course au fil de la saison."
"La première course s’est bien passée et la deuxième s’est nettement mieux déroulée. Les deux voitures ont terminé la course, et même en qualifications, au lieu d’être à quatre secondes du meilleur temps, elles n’étaient qu’à deux secondes, ce qui est considérable, mais représente une amélioration."
Cadillac a fait le choix de l’expérience avec Bottas et Pérez, deux pilotes de retour après une saison en retrait – le premier comme réserviste chez Mercedes F1 en 2025, le second après avoir quitté Red Bull Racing.
Selon Andretti, les deux hommes sont encore en phase de réadaptation.
"Pour être honnête, je pense qu’ils sont encore un peu rouillés. Ils ont été éloignés du cockpit pendant au moins une saison."
"Avec ce nouveau package, ils font très attention à participer sans créer de travail supplémentaire inutile pour l’équipe."
Les retours des pilotes permettent déjà de cibler les principales faiblesses de la monoplace, la MAC-26.
"Clairement, nous manquons d’appui, surtout en termes de stabilité à l’arrière. C’est ce que j’entends des deux pilotes."
Autre défi majeur : l’exploitation du groupe propulseur dans le cadre des nouvelles règles énergétiques.
"Il faut comprendre comment tirer le meilleur du moteur, gérer la batterie et tout le reste."
"Ce n’est pas seulement notre souci. En dehors de Mercedes et Ferrari, tout le monde cherche encore comment maximiser son potentiel."
"Aujourd’hui, il faut presque réapprendre à utiliser l’accélérateur et tous les systèmes. Je ne suis pas sûr d’envier les pilotes en ce moment. Je suis presque heureux d’être sur la touche !"
"Ce sera intéressant de voir qui réussira à tout maîtriser."
La première monoplace de Cadillac a été baptisée MAC-26 en hommage à Mario Andretti, preuve de son importance dans le projet. Pourtant, l’Américain insiste sur son rôle mesuré.
"Ils sont très gentils avec moi," sourit-il. "Je ne suis pas là à donner des ordres ou à dire quoi faire. Mais nous discutons, et Graeme me tient informé de tout."
"Il me dit souvent : ’Mario, je ne te décevrai pas’. C’est très agréable d’entendre cela dans une équipe."
"Je suis là si on veut mon avis, toujours prêt à le donner franchement. L’équipe me fait sentir chez moi. J’ai maintenant une maison en Formule 1, et cela me donne encore plus envie de m’impliquer et d’en profiter."
Andretti s’est fixé pour objectif de marquer des points régulièrement avant la fin 2026.
"Évidemment, il faut être réaliste et au fil de la saison, on a envie de sentir qu’on progresse."
"Soyons honnêtes, vers la fin de la saison, on aimerait pouvoir se battre régulièrement avec les dix premiers, voire mieux. Il faut donc voir grand."
"Franchement, j’ai toujours fonctionné comme ça, même au point d’être la cible de moqueries."
"Mais c’est la seule façon d’atteindre l’objectif principal : être un acteur important et commencer à gagner des courses."
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