Button apprécie ’la conviction’ d’Aston Martin F1 malgré une période ’pas facile’

Il explique son choix de devenir ambassadeur du team

21 mars 2026 - 11:56
Button apprécie ’la conviction’ d’Aston Martin F1 malgré une période ’pas facile’

Jenson Button profite de son nouveau partenariat avec Aston Martin F1, dont il est devenu l’ambassadeur, pour lancer un journal dans lequel il parle de son rapport à la Formule 1 ainsi qu’à l’automobile. Le premier qu’il écrit est évidemment sur son choix de représenter la marque britannique.

Ce passionné d’automobile qui a grandi dans les années 80 en Angleterre a évidemment été bercé par la passion autour de la firme au logo ailé. En dépit des difficultés de l’équipe, le champion du monde 2009 reste convaincu du potentiel du team.

"On me pose sans cesse la même question. Pourquoi Aston Martin ? Honnêtement, c’est assez simple. Quand on grandit dans l’univers des voitures et du sport automobile, certains noms ont toujours une résonance particulière" raconte Button.

"Aston Martin est l’un d’entre eux. J’aime ces voitures depuis aussi longtemps que je m’en souvienne. Je suis né dans les années 1980, mais quand on regarde en arrière les DB4 et DB5 des années 1960, leur beauté et la façon dont cet héritage s’est perpétué jusqu’à aujourd’hui, ce mélange de performance et de style d’une manière qui semble intemporelle."

"Aston Martin a toujours eu une place spéciale dans mon cœur. Et je pense que c’est vrai pour presque tout le monde. Mais ce qui m’excite vraiment dans ma collaboration avec Aston Martin Aramco, ce sont les gens. Il y a beaucoup de personnes talentueuses ici et une réelle conviction quant à la direction que prend cette équipe."

"Certes, le début de saison n’a pas été facile, mais c’est ça la Formule 1, c’est tellement compétitif. Dans ce sport, les progrès significatifs se construisent toujours avec le temps. Cette année est particulièrement intéressante car nous entrons dans une nouvelle ère technique."

"Mais certaines choses ne changent jamais : la Formule 1 reste le sommet du sport automobile. Rien ne se compare à la sensation de piloter une F1, la puissance, le freinage, la façon dont la voiture bouge sous vous quand vous êtes à la limite. On ne s’en lasse jamais."

"Ces voitures sont d’une rapidité d’un autre monde. Cependant, leur fonctionnement évolue. Les unités de puissance se comportent désormais de manière assez différente de ce à quoi les pilotes étaient habitués. Par le passé, on sortait d’un virage en sachant exactement de quelle puissance on disposait."

"Maintenant, cela dépend de facteurs comme la pression de freinage dans le virage précédent et la manière dont le système hybride déploie l’énergie. Cela signifie que les pilotes doivent réfléchir plus que jamais en temps réel. Ceux qui y parviennent se démarqueront pour les bonnes raisons, et ceux qui n’y arrivent pas se démarqueront pour les mauvaises."

"J’adorerais piloter l’une de ces voitures de nouvelle génération, surtout une conçue par Adrian Newey. J’ai couru contre beaucoup de ses voitures au fil des ans et je me suis toujours demandé ce que ce serait de travailler avec lui. On pourrait dire que je suis un peu jaloux de Lance et Fernando à cet égard."

Il a notamment pu voir Adrian Newey travailler sur la technique : "Voir Adrian opérer de près est fascinant. Il est très ’vieille école’, carnet à la main, esquissant des idées sur une planche à dessin, mais c’est une partie de ce qui fait de lui un tel maître."

"Il l’est vraiment. Et oui, j’ai peut-être essayé de jeter un coup d’œil furtif à son carnet... il s’en est aperçu. Je sauterais vraiment sur l’occasion de conduire l’une des voitures d’Adrian. Un tour de démonstration peut-être ? Mais 24 courses par saison... je suis trop vieux pour ça !"

Chez Aston Martin, il a retrouvé Fernando Alonso, qui a été son équipier chez McLaren entre 2015 et 2017. Button est impressionné par le fait que l’Espagnol soit toujours au sommet de son art. Il explique aussi la passion pour la culture japonaise qui les lie ensemble, et qui les lie à Honda.

"Fernando, par contre... j’ai couru à ses côtés pendant quelques années, et bien que ce n’aient pas été les années les plus faciles pour nous deux dans ce sport, la seule chose que j’avais, le seul vrai point de référence si vous voulez, c’était Fernando comme coéquipier."

"Essayer d’aller sur la piste et de battre quelqu’un comme Fernando avec une machine identique était un vrai défi, et j’ai adoré ce défi. Voir son éthique de travail, mais aussi comment il s’amusait hors de la voiture, c’est un personnage vraiment génial. Dix ans plus tard, rien n’a changé chez lui."

"Et maintenant, nous partageons quelque chose de plus discret, des tatouages d’inspiration japonaise ! Il a un samouraï sur le dos et j’ai un dragon traversé par de la calligraphie japonaise. Un petit lien, mais qui me donne le sourire."

"Le Japon a occupé une place immense dans ma carrière, principalement grâce à ma relation avec Honda, qui est remplie de tant de hauts et de souvenirs que je n’oublierai jamais."

"J’ai commencé à travailler avec eux en 2003, et nous avons partagé des moments incroyables, notamment ma première victoire en Grand Prix en 2006, leur première victoire en F1 depuis les années 60 en tant que constructeur."

"J’ai couru avec des moteurs Honda en 2015 et 2016, et plus tard dans ma carrière, j’ai travaillé à nouveau avec eux en courant au Japon en Super GT et à Daytona avec Acura" poursuit Button, avant de louer les qualités des ingénieurs et du personnel de Honda.

"Vous ne trouverez pas de personnes plus passionnées par la course, et ils feront tout ce qu’ils peuvent en ce moment pour améliorer la compétitivité de l’unité de puissance de l’AMR26. Le Japon est définitivement un endroit où je suis heureux. C’est un peu comme ma deuxième maison. Tokyo est l’une de mes villes préférées au monde."

"La nourriture est incroyable, pas seulement la cuisine japonaise, mais tout. Ils le font mieux que quiconque, la qualité des ingrédients y est extraordinaire. J’adore essayer de nouvelles choses au Japon et fréquenter différents types de restaurants, mais quand on part à la campagne, c’est tout simplement magnifique."

"La culture est très différente de ce dont nous avons l’habitude en Europe, et je pense que c’est en partie pour cela que je l’aime tant. C’est une nation très polie. On vous fait vous sentir très bien accueilli. Et puis, il y a les fans."

Le public nippon est évidemment un point important pour Button et son rapport au pays, alors qu’il a remarqué leur passion pour lui : "Les fans japonais sont parmi les plus connaisseurs du sport automobile, c’est la précision des détails qu’ils comprennent qui m’impressionne."

"Ils découvrent et retiennent des détails sur mes courses, ma carrière, et même ma vie privée ! Tant de fois dans ma carrière, des fans japonais ont mentionné des choses dont j’étais surpris qu’ils soient même au courant. Ils sont très passionnés. Ils adorent ce sport. Leur enthousiasme est incroyable, mais ils sont aussi incroyablement respectueux."

Il cite un moment en particulier qu’il a vécu avec le public japonais, à l’occasion de son succès à Suzuka avec McLaren : "Un souvenir qui me restera toujours à l’esprit est ma victoire au Grand Prix du Japon à Suzuka en 2011."

"Le temps que je termine de célébrer et de faire tous mes débriefings après la course, il faisait nuit, mais les tribunes étaient encore pleines de fans regardant une rediffusion de la course sur les écrans géants autour du circuit. Cinq heures plus tard, ils étaient toujours là. Cela vous dit tout sur leur passion pour le sport. Un tel dévouement vous marque à jamais."


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