Binotto regrette des ‘décisions étranges de la FIA’ dans la procédure d’avant-course

Un peu de clarté serait nécessaire

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Par Alexandre C.

31 mai 2022 - 09:35
Binotto regrette des ‘décisions (...)

Y a-t-il eu quelques anicroches à déplorer dans la procédure d’avant-course hier à Monaco ?

En plus d’un problème d’alimentation électrique qui a contraint la FIA à retarder le départ et à donner un départ lancé, les équipes ont également été déboussolées par les messages concernant la chausse obligatoire des pneus maxi-pluie… et le timing de cette annonce.

La communication de la FIA sur les écrans de contrôle aurait également apporté plus de la confusion que de la clarté.

Les équipes demandent donc quelques explications à la FIA, à commencer par Christian Horner chez Red Bull.

« Il faudra passer en revue tout cela car c’était un peu chaotique, avec des pneus qui arrivaient sur la grille, et qu’on remettait dans les stands. »

« C’est une grille assez pleine et occupée ici, et c’est toujours un peu dangereux d’essayer d’anticiper la météo. »

Chez Ferrari et Mattia Binotto, c’est en particulier le délai très contraint de cinq minutes pour chausser des maxi-pluie qui a fortement suscité des inquiétudes (même si Ferrari a tenu de justesse ce délai).

« Ce sont des décisions étranges. Mais je peux seulement dire que nous étions une équipe parfaitement préparée sur la grille. Nous avons fait chausser nos pneus pluie sur les voitures à temps. »

« Et sur le moment, nous étions certainement en position de force, et c’était bien pour l’équipe de montrer qu’au moins nous étions organisés, en montrant que nous avions aussi une grande capacité de réaction. »

« Dommage que la direction de course ait décidé de reporter le départ de la course. Maintenant, pourquoi est-ce nécessaire ? Pas clair pour moi. Je pense que nous devrions leur demander la raison. »

Mercedes et McLaren en soutien de Freitas

Chez Mercedes en revanche, Toto Wolff fait preuve de plus de compréhension pour ce qui était aussi le baptême du feu (ou de l’eau) d’Eduardo Freitas à la direction de course.

« La pluie au début a été torrentielle, je ne pense pas qu’on puisse commencer la course avec des orages se déplaçant comme ça sur Monaco. Donc je n’ai rien à redire sur ce départ qui a été retardé plusieurs fois. »

« Et vous devez saluer aussi le travail de Freitas et des directeurs de course : ce fut une course très difficile à gérer. J’aurais espéré un départ plus tôt, mais je pense qu’il y avait un problème de connectivité avec Biggin Hill [le QG numérique de la F1].

« Donc, dans l’ensemble, le format était plutôt un match de football américain, vous pouvez donc prendre des hot-dogs et de la bière pour patienter. Mais je pense qu’au début il n’y avait rien d’autre qui aurait pu être fait. »

Même soutien qui est affiché chez Andreas Seidl, le directeur de l’écurie McLaren en F1, qui se ravit de voir que la sécurité a primé sur tout le reste.

« Je dirais qu’au final c’était la bonne chose à faire, ce que le directeur de course a décidé. »

« Il n’était absolument pas nécessaire de se précipiter, car cela ne sert à rien de prendre le risque de se retrouver avec beaucoup de crashs, surtout sur ce circuit. Donc de ce point de vue tout a été fait dans le bon sens. La sécurité d’abord. »

« J’appuie les décisions qui ont été prises. Inutile de savoir quelle était la météo pour prendre ces gros risques inutiles, et dans ces conditions il n’y avait pas moyen de courir. »

« Les voitures étaient en aquaplaning partout. La visibilité était mauvaise. Du point de vue de l’équipe, pour être honnête également, sachant à quel point nous sommes tous à la limite sur les pièces cette année avec le plafond des coûts, l’un des points positifs de cette course est que les deux voitures sont toujours en un seul morceau. »

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