Audi n’est-elle pas trop effrayée par les résultats de Sauber en F1 ?
Le PDG aura patience et humilité
Le tableau semble bien sombre pour l’arrivée d’Audi en F1. Cette année, Stake n’a toujours pas marqué de points ; et Carlos Sainz semble préférer allez chez Williams F1 plutôt que dans la future équipe Audi !
L’instabilité est aussi totale en interne. Andreas Seidl, PDG du projet depuis ses débuts, a été purement et simplement remercié. Exit aussi Oliver Hoffmann, qui était président du comité de direction de Sauber et du projet Audi F1 jusqu’ici.
Mattia Binotto est lui arrivé en qualité de directeur technique et de directeur des opérations. Ce n’est donc pas du poste pour poste...
Bref, le navire Audi semble prendre l’eau...
Mais PDG d’Audi Gernot Döllner croit cependant toujours dans son projet, et fermement. Sur le plan sportif, technologique, marketing, pourquoi la F1 est-elle toujours le bon choix selon lui ?
« La Formule 1 est une plateforme sportive passionnante. Et nous ne serions pas venus sans les nouvelles réglementations à partir de 2026 - avoir un plafond budgétaire et un degré d’électrification plus élevé. C’est un défi technique complexe et intéressant, et nous sommes heureux d’y travailler. »
« Le sport automobile fait partie de l’ADN d’Audi. C’est un élément important pour la construction d’une marque, en particulier en Asie et en Amérique du Nord. La Formule 1 attire des clients qui sont très importants pour Audi : beaucoup plus jeunes et un grand nombre de femmes. »
Cependant, Döller n’est-il pas inquiet en voyant la compétitivité actuelle de Sauber, toujours bonne dernière au classement des constructeurs ?
« Nous avons redémarré en septembre dernier, en achetant Sauber. »
« En ce moment, nous affinons la stratégie. Nous savons où nous nous situons. »
« L’équipe Sauber est 10e sur 10, sans aucun point. L’orientation sera certainement positive. »
« Il faut faire preuve d’humilité. C’est un long voyage. Le plus important est de s’améliorer pas à pas. »
Pour atteindre ses buts, Audi devra rester des années en F1 et ne pas faire un aller-retour, comme BMW ou Toyota. Le PDG d’Audi y est-il prêt ?
« Oui. Nous améliorons la configuration de l’équipe. La Formule 1 est une affaire de personnes et vous devez avoir une équipe qui fonctionne. Le temps nous le dira. »
300 ingénieurs sont aujourd’hui à Neuberg pour travailler sur l’unité de puissance Audi. Mais tout ce travail ne sera pas forcément réutilisable sur les moteurs des Audi vendues au grand public, admet le PDG.
« Non. Il faut être honnête. Vous avez un moteur à combustion à haut régime associé à un moteur électrique à 60 000 tr/min et une boîte de vitesses qui change en 0,05 seconde. C’est une autre histoire pour les voitures de route. Mais cela vous donne une mentalité d’efficacité, un esprit de course, et pour moi c’est la partie la plus importante. »
« Nous cherchons l’avantage qu’on en tirera, mais il est encore trop tôt pour en parler. La philosophie de la F1 et la performance hybride s’accordent parfaitement. »
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