Audi F1 en quête d’un nouveau leader après le départ de Wheatley

Et si Mike Krack était la nouvelle clé du projet ?

Auteur : Franck Drui
25 mars 2026 - 13:48
Audi F1 en quête d’un nouveau leader après le départ de Wheatley

Le départ soudain de Jonathan Wheatley continue de faire des remous et pousse déjà Audi F1 à repenser son organisation interne. Dans ce contexte, un nom bien connu du paddock pourrait émerger : celui de Mike Krack.

Alors que Wheatley serait désormais soumis à une période de « gardening leave » (préavis) d’un an, la structure allemande se retrouve à redéfinir son organigramme autour de Mattia Binotto, avec de premières interrogations sur le profil idéal pour occuper un rôle clé à ses côtés.

Pour Ralf Schumacher, cette situation révèle des tensions plus profondes.

"Je ne pense pas que c’était le plan initial," a-t-il confié en référence au modèle de direction bicéphale envisagé avec Binotto.

"On avait promis autre chose à Wheatley. Si, dans la pratique, les choses s’avèrent plus compliquées, alors je pense aussi que Binotto a des idées différentes sur la manière de structurer l’équipe."

"C’est dommage, parce que je pense que la continuité est importante pour une équipe."

Dans cette optique, Audi pourrait désormais se tourner vers un profil expérimenté et international. Schumacher n’a pas hésité à adouber un candidat précis.

"Audi doit s’assurer de penser de manière plus internationale et peut-être trouver quelqu’un actuellement en poste dans une autre équipe. Les rumeurs sont insistantes du côté de Mike Krack. Krack est évidemment quelqu’un qui fait un très bon travail technique chez Aston Martin et, surtout, qui possède la compétence clé – pour faire simple – de maintenir le groupe uni."

Ses compétences linguistiques, son expérience et ses liens avec l’Allemagne constituent également, selon Schumacher, des atouts non négligeables.

Reste à savoir si une telle opération est réaliste. Rien n’indique à ce stade que Krack envisage de quitter Aston Martin F1, malgré un début d’ère Honda particulièrement compliqué pour l’équipe britannique.

"Cela reste un excellent projet, bien sûr, même si les choses sont un peu plus difficiles que prévu avec Honda pour le moment," a ajouté Schumacher.

L’urgence de la situation chez Audi s’explique aussi par un début de saison délicat pour sa première campagne complète en tant qu’équipe d’usine. La fiabilité s’est révélée être un problème majeur : l’équipe n’a couvert que 112 des 228 tours de course possibles jusqu’à présent, l’un des totaux les plus faibles du plateau.

Des soucis hydrauliques ont été identifiés comme une faiblesse clé, dans un contexte où la complexité croissante des systèmes rend leur exploitation particulièrement délicate.

En parallèle, les pilotes Nico Hülkenberg et Gabriel Bortoleto ont signalé des difficultés de pilotage, tandis que les départs et l’exécution globale des courses manquent encore de constance.

"C’est encore un projet en cours de développement, et il y a encore beaucoup de marge de progression," a reconnu Hülkenberg.

Malgré ces difficultés, certains observateurs perçoivent un potentiel sous-jacent. Le directeur de Haas F1, Ayao Komatsu, estime ainsi que les performances du moteur Audi pourraient être supérieures à ce que les résultats actuels laissent penser.

"Si vous regardez ce qu’ils peuvent faire en ligne droite, l’Audi est très, très performante," a-t-il souligné.

"Je ne comprends pas ceux qui affirment que notre groupe propulseur (Ferrari) est clairement meilleur que celui d’Audi. Je ne vois pas sur quoi ils se basent. Avez-vous analysé les données GPS ? Non, je ne pense pas que ce soit une affirmation valable."

"Quand je parle de groupe propulseur, je me base uniquement sur les résultats et les courbes de vitesse. Que la performance provienne du moteur thermique ou de la gestion de l’énergie, si l’on regarde leurs performances en ligne droite, Audi est vraiment très performant."

"Je ne critique pas Ferrari, loin de là. Je trouve cela intéressant car nous sommes en compétition avec quatre motoristes : Racing Bulls avec Ford, puis Audi, et enfin Gasly et Alpine avec Mercedes. Face à ces concurrents, on constate clairement des différences en termes de gestion de l’énergie et de stratégies."

"Nous avons donc dû l’apprendre très, très vite, et je ne peux absolument pas en tirer de conclusion, par exemple en termes de vitesse de pointe. C’était en réalité très difficile. Comme vous l’avez vu, les dépassements étaient très compliqués sur les Audi."


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