Aston Martin F1 encore minée par les vibrations malgré les promesses
Alonso reste sceptique malgré les avancées de Honda
Malgré des progrès revendiqués par Honda, Fernando Alonso a laissé entendre que les problèmes de vibrations qui affectent Aston Martin sont encore loin d’être totalement résolus à l’occasion du Grand Prix de Miami.
Lors des essais libres en Floride, l’Espagnol n’a pas caché son inconfort. Interrogé à la radio sur l’état de la monoplace, sa réponse a été sans détour : "Très mauvaises". Des images l’ont également montré se touchant régulièrement les mains dans le cockpit puis dans la voie des stands, allant jusqu’à exagérer le geste devant les caméras, signe d’un malaise persistant au volant.
Un constat qui contraste avec le discours plus optimiste du motoriste japonais, qui affirme avoir avancé sur ce point durant la pause printanière.
"Nous avons développé des mesures pour contrer les vibrations," a expliqué Shintaro Orihara. "Ces mesures ont non seulement concerné la batterie, mais aussi le confort et le comportement pour le pilote. Nous avons confirmé qu’elles fonctionnaient comme prévu selon les données et nous avons reçu des retours positifs des pilotes."
Mais du côté d’Alonso, le tableau est bien plus nuancé.
"Oui, les vibrations se sont améliorées. Nous avons apporté des changements depuis le Japon. Mais cela reste encore très loin d’être optimal et par moment les vibrations deviennent très mauvaises et font mal. Cela a progressé entre les Libres et les Qualifications Sprint mais sans qu’on sache vraiment pourquoi pour le moment."
Le double champion du monde insiste sur le retard croissant de son équipe face à la concurrence.
"Nous sommes toujours loin derrière les autres, qui ont amélioré leurs voitures depuis le Japon, et nous, nous nous sommes seulement concentrés sur la fiabilité. En termes de performance, nous sommes un cran derrière. C’est la même voiture, mais les autres ont progressé depuis le Japon, et particulièrement ici à Miami. Donc l’écart se creuse encore davantage."
Malgré ces difficultés, l’engagement reste intact au sein du clan Aston Martin. Lance Stroll l’a clairement affirmé.
"Je crois toujours en ce projet, et il est loin d’avoir atteint son véritable potentiel. Si dans deux ou trois ans je suis sur mon canapé et que je vois deux Aston Martin en tête de grille sans en faire partie, ça me dérangera."
"Je veux en faire partie, et j’espère que lorsque cela arrivera, les voitures seront plus amusantes à piloter."
De son côté, Alonso a également évoqué un facteur plus personnel dans sa réflexion sur l’avenir : la paternité.
"Je ne veux pas arrêter tant qu’il ne m’a pas vu courir, mais avant qu’il soit conscient des choses, cela pourrait prendre quelques années," a confié l’Espagnol, qui fêtera ses 45 ans en juillet.
"Je réfléchis à savoir si, en courant encore quelques années, il s’en souviendra ou s’il comprendra ce qui se passe dans le paddock. Je ne voudrais pas prendre ma retraite avant qu’il puisse venir dans le paddock, monter dans ma voiture et vivre ces moments-là. Ce sont des souvenirs pour toute une vie."
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